Publié par Gaia - Dreuz le 19 janvier 2013

C’est selon la procédure de comparution immédiate que Sophien Merzougui (27 ans) était présenté hier entre deux gendarmes devant le tribunal de Belfort. Après avoir été interpellé le 19 décembre dans le cadre d’une bagarre, puis demandé aux instances judiciaires le temps de préparer sa défense.

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Ce jour-là, il est à peu près 13 h, lorsque les policiers sont appelés rue Colbert, au centre de refuge d’urgence de l’Armée du Salut de la cité du Lion. Ils ont la mission d’y calmer un individu particulièrement énervé et agressif, qui présente des plaies au visage, qui tient des propos incohérents et sent fortement l’alcool.

Les fonctionnaires décident ainsi de l’amener à l’hôpital, mais ce dernier refuse de les suivre, donne un coup de pied au ventre d’un policier qui se voit jeter à terre et à qui il assène un coup-de-poing. Ce n’est que par la grâce d’un jet de gaz lacrymogène que le jeune homme pourra être transporté.

Pourtant, arrivé au centre hospitalier, il insulte les fonctionnaires et les menace de mort : « Je vous tuerai tous, à coups de kalachnikov. » Il en profite au passage pour insulter le médecin, qui ne peut finalement pas correctement l’examiner.

On le ramène au commissariat. Au moment où on lui enlève les menottes, Sophien Merzougui attrape un policier par la nuque pour le frapper à la tête.

Enfin, lors de son contrôle d’identité, les policiers se rendent compte que le jeune homme est sous le coup d’un mandat d’arrêt (condamnation du 7 octobre 2010 par le tribunal correctionnel de Montbéliard : un an de sursis sur la tête).

À la barre du tribunal, Sophien Merzougui évoque au contraire des attitudes menaçantes des policiers. « Ils sont rentrés à quatre dans la geôle, ils ont enlevé leurs insignes », dit-il. « Ils m’ont dit : alors maintenant, tu fais quoi ? ».

« Décidément, vous n’avez pas de chance avec les policiers depuis que vous additionnez les violences à leur égard », lui rétorque André Chenet. « Sans compter le médecin de l’hôpital. Vous n’allez pas dire que vous êtes une victime ! ».

Après avoir rappelé que le juge d’application des peines de Montbéliard avait réclamé la révocation totale des douze mois de sursis mise à l’épreuve à rajouter à ce dossier, Christophe Gérot pour le ministère public a déploré les huit précédentes condamnations. Et que, outre un comportement régulièrement violent, il y avait chez le prévenu la volonté d’échapper à la justice.

Sophien Merzougui a été condamné à un an de prison et à la révocation de six mois de son sursis. Et à un maintien en détention.

http://www.lalsace.fr/actualite/2013/01/18/une-interpellation-musclee-a-l-armee-du-salut

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