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Publié par Guy Millière le 23 janvier 2013

obama-dictator

Lundi était le jour des cérémonies d’inauguration de la présidence Obama.

A quelques rares exceptions près, les commentateurs, en France tout particulièrement, semblent n’avoir pas saisi le message. Il était pourtant clair. Les cérémonies d’inauguration commencent en général par une prière car, jusqu’à présent, les Etats-Unis étaient un pays de tradition chrétienne : lundi, il n’y avait ni prêtre ni pasteur, ni rabbin. Il y avait la veuve d’un militant des droits civiques, Myrlie Evers-Williams, et le discours qu’elle a tenu faisait référence à l’Amérique, mais à aucune transcendance. Il y eut ensuite un poète homosexuel pour lire quelques vers, et avant la version en playback de la chanteuse Beyonce, il y eut le discours de Barack Obama.

La plus belle phrase fut sans doute celle où il cita, mot pour mot, Neville Chamberlain en 1938, après sa rencontre avec Adolf Hitler, en une phrase par laquelle il promettait « la paix pour notre temps ». Barack Obama n’a pas promis « la paix pour notre temps » : il a dit qu’elle était déjà là, puisqu’il a « mis fin » aux guerres dans lesquelles les Etats-Unis étaient impliquées, et puisque, grâce à l’exécution de Ben Laden, la lutte contre al Qaida a pris fin. Désormais, tout passera par la « négociation ». Pour ceux qui n’auraient pas compris le message et qui auraient besoin de traduction, cela veut dire que, du Pakistan à la Mauritanie, en passant par la Syrie, Obama voit un monde paisible, et qu’il n’entend pas qu’on lui dise que le monde n’est peut-être pas vraiment paisible toujours et partout. Ce qui se passe à l’extérieur des Etats-Unis ne le concerne pas. Cela veut dire aussi qu’Obama entend régler les problèmes par le dialogue, seulement le dialogue. Ceux qui compteraient sur lui en Azawad ou en Syrie seront déçus. Ceux qui penseraient encore qu’Obama ne veut plus tendre la main aux maîtres de l’Iran devraient changer de pensées. Je ne serais pas surpris si tôt ou tard, Obama dialoguait avec le Hamas. Très logiquement, les budgets de l’armée américaine vont considérablement fondre : dans un monde en paix, qui a besoin d’armes et d’armée. Je serais un islamiste, le discours d’Obama m’aurait comblé de joie.

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Pour le reste, le discours fut d’une habileté perfide. Après avoir cité la déclaration d’indépendance et la Constitution en feignant de les respecter, Obama y a ajouté toutes les dimensions du collectivisme et du socialisme. Il a promis beaucoup d' »investissements », donc de dépenses publiques dans l’éducation, les transports en commun, les routes. Il a fait de la lutte contre le « réchauffement global » une priorité absolue, ce qui signifie que les mines de charbon vont continuer à fermer, que l’éthanol va continuer à s’ajouter aux carburants, que le pétrole sur les terres publiques continuera à dormir sous terre et qu’il y aura beaucoup d’éoliennes et de panneaux solaires tels que ceux qu’on était censé fabriquer chez Solyndra. Il a évoqué les droits, en disant peu ou prou que ceux-ci émanaient du gouvernement. Il a renouvelé sa volonté de faire payer les riches. Tout indique qu’il entend continuer dans la voie qu’il a commencé à tracer. Et tout comme il voit la paix régner sur terre, il voit la prospérité régner sur les Etats-Unis dès aujourd’hui. C’est la cinquantaine de millions de pauvres, la centaine de millions d’assistés divers, les douze millions de chômeurs qui vont être contents : ils continueront à avoir du mal à finir le mois, mais puisqu’Obama leur dit que tout va bien, ils auraient tort de ne pas le croire. Obama n’a pas évoqué les déficits : tout comme il a choisi un ministre des affaires étrangères qui s’intéresse davantage à l’écologie qu’à la géopolitique (John Kerry), un ministre de la défense qui trouve les islamistes sympathiques (Chuck Hagel), et un directeur de la CIA qui connaît al Quds et l’appel du muezzin (John Brennan), il a choisi un ministre des finances (Jack Lew) aux idées très à gauche qui pense que le pays ne dépense pas encore assez et que les déficits ne sont pas un obstacle.

Donc tout va bien : la guerre contre al Qaida est finie, et les pays confrontés à al Qaida et autres groupes du même style doivent se débrouiller comme ils le peuvent. Comme la guerre est finie, les éventuels bellicistes qui résisteraient à la grandeur de l’islam doivent s’attendre au courroux qui, aux yeux d’Obama, ne peut que frapper quiconque perturbe la paix, et je ne serais pas étonné qu’Israël soit bientôt accusé d’être un pays perturbateur de la paix. Si la guerre contre al Qaida est finie, la guerre de classe elle ne fait que commencer. Et les Républicains ont été prévenus : Obama, il l’a dit, considèrera toute réticence vis-à-vis de son programme comme une insulte.

Ce sont quatre bien belles années qui attendent le monde. Je comprends ceux qui ont apprécié le playback de Beyonce. C’était ce qu’il y avait de moins inquiétant dans la cérémonie d’inauguration. La voix de la chanteuse avait été enregistré à l’avance, et celle-ci mimait. Obama, lui, lisait son texte, mais il ne mimait pas : il annonçait.

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