Derniers articles

La « nouvelle morale moderne » va-t-elle devoir revoir ses prétentions...

Tribunal de l’Inquisition contre l’Eglise catholique

14 janvier 2013 Commentaires (39) Michel Garroté Axe du mal, DETENTE, Détente, Europe, International, Islam, Mali, Politique Française, Présidence Hollande, Religion, Reste du Monde, Terrorisme

Hollande – « Je dois admettre que parfois je surprends »

Hollande-Mali

Michel Garroté, réd en chef – Dans le New York Times (et non pas le « NYT Europe » comme j’ai pu lire sur un blog francophone mal informé qui confond avec le IHT), STEVEN ERLANGER (et accessoirement Arthur Touchot ; et non pas Arthur Touchot tout seul, comme j’ai pu lire sur le même blog francophone tout chaud mal informé) STEVEN ERLANGER écrit (extraits adaptés ; cf. lien vers source en bas de page) : La soudaine intervention militaire française au Mali, a montré Hollande dans un éclairage décisif qui pourrait représenter un tournant pour sa présidence. Les Français, comme les Américains, jugent leurs présidents sur leur capacité à prendre des décisions difficiles, et il n’y en a pas de plus difficiles que d’envoyer de jeunes soldats dans la bataille. Alors que l’avenir de l’intervention au Mali n’est pas clair, elle a bien commencé, avec les forces françaises frappant deux colonnes de rebelles islamistes, avec des avions de chasse et avec des hélicoptères d’attaque ; et semblant arrêter une marche des rebelles du sud vers la capitale, Bamako.

Les actions de Hollande ont recueilli un large soutien politique en France et à l’étranger, des pays africains, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui ont tous promis de se déplacer plus rapidement pour aider le Mali à récupérer un vaste terrain perdu il y a des mois aux mains des rebelles. Même l’échec du raid en Somalie, où deux membres de commandos français sont morts et où l’otage a sans doute été tué par ses ravisseurs, ne semble pas avoir nui à Hollande. Bon nombre de ses compatriotes ne s’attendent pas à ce qu’une guerre soit sans risque ; et la France est saisie d’inquiétude à la fois quant à la montée de l’islam radical et pour le sort de plusieurs otages français en Afrique du Nord qui seraient détenus par des extrémistes religieux. « C’est la première fois que Hollande a saisi l’occasion d’agir avec détermination, sans le genre de verbiage qui avait semblé être sa marque de fabrique », a déclaré François Heisbourg, expert en défense à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris. En ce sens, il a instantanément changé son image ».

Tout au long de sa carrière au sein du Parti socialiste, Hollande a été critiqué et même ridiculisé pour être mou et porté au compromis, comparé lors des premiers jours à une crème dessert du nom de Flanby. Mais il a toujours dit que ses détracteurs le sous-estimaient, et sa victoire en mai dernier sur l’énergique titulaire, Nicolas Sarkozy, en a surpris plus d’un. « Désormais, Hollande a démontré qu’il pouvait décider sur des questions de guerre et de paix, ce qui, dans le système français, comme aux États-Unis, est très important », a ajouté Heisbourg. « Jusqu’à ce que vous le prouviez, vous n’avez pas prouvé grand-chose », a-t-il dit, en comparant l’impact des actions de Hollande avec celle de la décision du président Obama d’approuver le raid sur Oussama Ben Laden.

Une caricature dans Le Parisien a montré Hollande en tant que commandant en chef, avec un spectateur qui disait : « Je dois admettre que parfois il surprend » (non, Hollande n’a pas dit ça de lui-même ; il l’a juste pensé). Bruno Jeudy, dans Le Journal du Dimanche a écrit : « Enfin président ! Fini, l’hésitant et nonchalant François Hollande des premiers mois de son mandat ». Comme beaucoup, Jeudy a noté qu’une fois commencée, l’opération au Mali – pour aider à démanteler un refuge pour les radicaux liés à des groupes terroristes – sera longue et difficile. « Les guerres sont rarement populaires », a dit Jeudy. « Mais en endossant l’uniforme d’un chef de guerre, il a atteint le grade de ses prédécesseurs ». Il a également baissé la pression intérieure sur lui visant à faire reculer sa proposition visant à légaliser le mariage homosexuel, détournant le débat national vers la politique étrangère.

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Et source :

http://www.nytimes.com/2013/01/14/world/europe/francois-hollande-moves-away-from-his-image.html?ref=europe&_r=1&