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Publié par Gaïa le 5 février 2013

Alors qu’elle allait chercher son cadet à l’école, Katia, une Compiégnoise de 41 ans, a été tabassée par la bande de jeunes qui rackettait son fils.

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Mardi soir, Katia voit son fils, élève de 3e au collège Gaétan Denain de Compiègne, rentrer blême de peur à leur domicile. Il a échappé de peu à une agression. «Un groupe attendait à la sortie du collège, raconte le jeune garçon. Ils étaient au moins sept. Garçons et filles. Sans compter les types du collège qui attendaient la bagarre. J’étais dans l’impasse de la Ménardière, quand un copain est accouru pour me prévenir. « Ils sont venus pour toi ! Fous le camp ! »».

Le lendemain, un camarade de classe l’appelle et lui annonce : tu paies ou tu te fais frapper.

Des menaces sur les réseaux sociaux

Katia et son fils se rendent au commissariat l’après-midi même. Alors qu’ils attendent leur tour, ils voient débarquer le leader du groupe de jeunes, un mineur étranger au collège, qui terrorise le collégien.

«Il était convoqué pour une autre affaire. Les policiers nous ont dit: « Il est chez nous toutes les semaines ».» Le jeune en question a lui aussi repéré la mère et son fils.

Conséquence : dans la soirée, les menaces pleuvent par Facebook interposé. Les messages menacent notamment la sœur et le père du collégien.

Le lendemain, par peur des représailles, l’adolescent ne retourne pas en cours, mais au commissariat où sa mère dépose plainte pour insultes et menaces. Le vendredi, il revient au collège, escorté par son beau-père, sa grande sœur et le copain de cette dernière.

« Personne ne me disait rien. Comme si rien ne s’était passé. Et puis à l’intercours, tout le monde s’est mis à crier : « Ce soir, il y en aura pour toi ! »» Heureusement, son trio de gardes du corps le récupère à la sortie. Tout est étrangement calme.

Et pour cause : une bande attend sa proie sur le chemin du retour, embusquées dans la petite rue du Général Sarrail, entre une palissade de béton et une barre HLM.

À 16h30, ce n’est pas le collégien qu’ils voient arriver mais Katia, sa mère, qui descend chercher le petit frère à l’école Saint-Germain. En arrivant à sa hauteur, elle reconnaît le voyou et lui lance : «Mais c’est toi qui embête mon fils !»

Loin de se démonter, l’adolescent l’insulte et se met, sans plus de cérémonies, à frapper cette mère de famille de 41 ans. Coup de poing entre les deux yeux, crochet du droit. «J’ai entendu un jeune homme à une fenêtre crier : »Qu’est ce qu’il se passe ? » se souvient-elle. Je lui ai crié d’appeler la police. Eh bien, il s’est contenté de venir se joindre à la bande

Transportée aux urgences pour les premiers soins

Katia est à terre. Et l’autre continue à frapper. «Il tenait un briquet serré dans son poing pour faire plus mal. Je pissais le sang, les filles me hurlaient des obscénités. »

Elle se relève pourtant et sort son téléphone pour appeler son mari au secours. « Elle appelle les flics !» s’écrie l’un de ses agresseurs. Aussitôt la bande détale.

Les policiers appellent le SMUR et Katia, couverte d’hématomes et le nez cassé, est transportée aux urgences pour y recevoir les premiers soins.

Elle sera examinée le lendemain par le médecin légiste. La police attend son rapport pour enregistrer la plainte de Katia pour violences volontaires. «Je vais suivre ça de près», promet le capitaine Delval.

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Katia-a-ete-tabassee-en-pleine-rue

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