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Publié par Salem Ben Ammar le 8 février 2013

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Chez les populations plus tourmentées par la vie dans l’au-delà que par l’avenir de leur patrie, on voue un véritable culte au passé, on ne change pas de système. Le changement, lorsqu’il existe, est généralement subi, opéré contre leur volonté. Tout changement est assimilé à une malédiction divine que les musulmans ne sont pas prêts à affronter.

Rares sont les peuples qui se soulèvent et s’insurgent contre les injustices et la dégradation infamante de leurs conditions de vie, car ils ne font qu’assumer ce que dieu leur a octroyé. Seules l’obéissance et la soumission à sa volonté sont leur moteur de vie. L’homme musulman n’est pas né d’une volonté propre, il est sur terre pour suivre la voie de dieu.

Que des musulmans soient tournés vers le monothéisme ou le paganisme, et parfois, voire souvent, qu’ils s’adonnent à des rituels syncrétiques, combinant, comme en Tunisie, les rituels maraboutiques et l’occultisme, basés sur le culte de la personnalité, l’idolâtrie, la sanctification de la personne, la magie noire, l’envoûtement, la possession, l’invocation des esprits et la sorcellerie, ne change pas le fait qu’ils ne rêvent pas de changer leur vie pour un monde meilleur, pour eux et les générations futures. Ce dont ils rêvent, c’est de ce que sera la vie après la résurrection. Leur désespoir sur terre, il n’est qu’un espoir pour une vie meilleure dans l’au-delà.

Dans un monde gouverné par la main invisible, toute tentative de tourner la page du passé devient sacrilège et s’évanouit dans les méandres de la pensée.

Le poids des traditions, qui font office de loi, annihile toute volonté de rupture, et freine les populations dans leurs désirs d’abandonner leurs pratiques culturelles ancestrales, leur matrice maternelle, au profit de nouvelles valeurs étrangères libératrices des énergies, et qui portent en elles les germes des libertés et de la dignité humaine.

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A l’accès aux droits fondamentaux, l’islam préfère la soumission aux obligations cultuelles. L’islam s’enferme mentalement dans un monde hallucinatoire et anxiogène où la réflexion repose sur des mécanismes irrationnels, superfétatoires, nourrie essentiellement par la rémission à dieu et aux esprits malins, inspirés par Satan et la magnificence divine, et aux Saints protecteurs (auxquels les nazi-islamistes vouent une haine féroce), de peur qu’ils ne fassent de l’ombre au Démiurge. Ils sont jusqu’à ignorants de la place des saints dans l’identité tunisienne, preuve vivante d’un islam contextualisé et adapté aux us et coutumes des pays où il s’était implanté.

Les musulmans vivent dans un environnement culturel et cultuel où le mode de vie, le mode de pensée, les comportements sociaux, sont dépourvus de toute rationalité et d’objectivisme, sont fondés sur le négativisme social. Les processus sociaux sont pré déterminés, préconçus, et inspirés par un système de croyances qui les rend immuables et trans-temporel.

Cette psychopathologie sociale propre aux sociétés conservatrices s’accompagne généralement du repli sur soi, de la peur du changement, de délires mystico-paranoïdes, de passivité, de violence pour extérioriser ses frustrations, de troubles de la personnalité, de sclérose identitaire, d’incurie intellectuelle, d’immobilisme, de nostalgie du passé, de troubles de conscience et d’affirmation de soi, de troubles des conduites sociales, de mise en scène hystérique et collective, où les sujets miment, simulent, et se défoulent sur cet autre, bouc-émissaire, souffre-douleur, objet fantasmé de leur courroux, diabolisé et honni.

Le mal qui est en eux est projeté sur l’autre

L’autre que les musulmans jalousent et envient intérieurement, les obsède et les tourmente, inconsciemment, du fait de leur intolérance pathologique à la différence. Cet autre comble le vide sidéral qui est en eux, et qu’ils doivent, pour leur survie, faire exister pour assouvir leur aversion d’eux-mêmes. Toute manifestation de haine vis-à-vis d’autrui est en réalité symptomatique de la haine de soi, et une forme avouée d’auto suicide.

Et sur la Tunisie

La société étant un agrégat d’individus, la Tunisie est leur produit, contaminé et irradié par leurs symptômes, fidèle reflet, miroir réfléchissant des signes en usage dans la société tunisienne. Le remède que veut lui appliquer les charlatans et gourous qui prospèrent sur le terreau de son mal être est la cause principale des graves troubles psychiques et névrotiques qui gangrènent le corps social tunisien. On ne peut pas soigner l’origine du mal par les symptômes d’un mal inhérent à une culture liberticide, oppressante, castratrice, culpabilisante, négatrice de l’individu, et fondée sur un système de croyances totalitaires et fascisantes, régissant tous les aspects de la vie des gens dans leurs moindres petits détails, dans toutes les étapes de la vie, et jusqu’à la mort.

Les espaces de libertés sont prohibés au nom du sacré, l’interdit est la seule norme de vie sociale

Socialement et individuellement, tout doit s’articuler autour des schémas de pratiques cultuelles, rythmants l’organisation sociétale et personnelle. Comme cela se produit souvent, plus les peuples sont enfiévrés par la religion, plus ils sont enclins aux croyances surnaturelles et para-naturelles, que les confréries sectaires et maraboutiques leur distillent pour remédier à leurs carences psycho-affectives, et à ce besoin de réponses palpables et immédiates à leurs questionnements existentiels.

Paradoxalement, ces peuples, à défaut de rêver, s’illusionnent sur le déroulement des évènements futurs, par besoin d’une thérapeutique absolue, par besoin de s’en remettre à l’autre, à Dieu, mais rarement à soi.

Leur solution n’est pas en eux, mais souvent entre les mains du tiers, ce tiers qui prend la forme d’un gourou ou d’un marabout, une figure tutélaire et idolâtrée tel l’illuminé R. Ghannouchi, l’artisan majeur des assassinats politiques en Tunisie, dont celui de Chokri Belaïd.

Depuis son retour ubuesque en Tunisie, il se comporte comme le sauveur, le messie attendu, en usant d’artifices ésotériques, charismatiques, de manoeuvres de manipulations mentales qui sous-tendent le terrorisme mental pour rallier et haranguer les foules, exalter leur ego frustré, un peu comme le faisait Hitler en Allemagne nazie.

On ne peut pas élaborer un diagnostic fiable des signes observés dans le champ social tunisien depuis le 14 janvier 2011, et surtout révélés au grand jour par sa Révolution, sans recours à la sémiologie psychiatrique.

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