Publié par Gaia - Dreuz le 16 février 2013

Le jeune collégien en classe de 6e au collège Arthur-Rimbaud de Montpellier, ne suit plus les cours depuis deux mois. Sa maman a déposé plainte à la police de La Paillade. L’inspection d’académie, quant à elle, se donne le temps de la réflexion.

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« Il est vraiment traumatisé et malade. Il a développé des phobies scolaires, selon le médecin qui l’a examiné. Et aujourd’hui, le collège me dit de le ramener, sinon on va me couper les prestations… »

Cette Montpelliéraine est la mère d’un garçon de 12 ans. Un enfant qui, depuis plusieurs mois déjà, ferait l’objet d’un racket au sein de l’établissement Arthur-Rimbaud où il est scolarisé en 6e . Dans cette classe, l’adolescent subirait la violence de quatre ou cinq de ses camarades depuis l’automne dernier.

Insultes et menaces sur Facebook

Résultat : voilà deux mois que cet élève ne va plus en cours. D’autant plus que se sont ajoutées des insultes et menaces proférées sur internet via le réseau social Facebook, au moins depuis le début de ce mois. Sur une page, l’adolescent et sa mère sont insultés en termes orduriers et il y est clairement question de racket et menaces.

« Si plainte il y a, nous allons pouvoir prendre des sanctions »

Désemparée, la maman a pris rendez-vous avec la directrice de l’établissement. Et contacté l’inspection d’académie. En vain pour l’instant. « Nous avons donné les noms de ces élèves à la directrice qui nous a reçus avec mon fils, il y a une quinzaine de jours. Elle nous a dit qu’elle enverrait un mail à l’inspection mais ne nous a pas annoncé si elle allait prendre des sanctions, alors que tout le monde est au courant », poursuit la mère.

La police prend l’affaire au sérieux

Ne sachant plus quoi faire, la maman a fini par se décider à déposer une plainte au bureau de police de La Paillade, mercredi. Selon nos informations, les fonctionnaires auraient pris l’affaire très au sérieux, enregistré la plainte et effectué des captures d’écran des pages sur lesquelles ont été postées les insultes et menaces.

Contactée hier matin, l’inspection d’académie a, de son côté, fait savoir qu’elle « n’avait pas connaissance de l’identité des personnes impliquées dans ce racket ».

La peur des représailles

Précisant : « À partir de là, nous ne pouvons pas prendre de solutions adéquates et nous ne pouvons pas valider un changement d’établissement pour l’élève. Mais si plainte il y a, nous allons pouvoir prendre des sanctions en interne. Le dépôt de plainte est une bonne chose. Pour agir, parallèlement à la justice. Nous pensons que cela va être pris au sérieux par l’établissement et les services. »

La machine est lancée, mais quid des éventuelles représailles redoutées par l’élève et sa mère ? « Nous avons des équipes mobiles rattachées au rectorat qui interviennent dans les établissements pour sécuriser et prévenir », fait-on savoir à l’inspection d’académie.

http://www.midilibre.fr/2013/02/16/rackette-menace-son-fils-ne-va-plus-au-college-depuis-deux-mois%2c645517.php

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