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Publié par Dreuz Info le 3 mars 2013

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Par Emmanuel Navon (Traduction de l’Anglais : Marc Rozenbaum)

La mort d’Arafat Jaradat dans une prison israélienne a fait craindre l’explosion d’une « troisième intifada ». Mais si une nouvelle intifada devait vraiment éclater, ce ne serait pas la troisième. Ce serait la sixième.

Historiquement, chaque intifada s’est toujours déroulée selon le même schéma :

a. les dirigeants palestiniens inventent un mensonge pour enflammer délibérément leur population,

b. une fois que les violences ont fait des morts, les dirigeants palestiniens prétendent n’y être pour rien,

c. la communauté internationale intervient et explique que pour mettre fin à la violence, Israël doit apaiser la colère justifiée des Palestiniens et satisfaire leurs revendications légitimes,

d. les dirigeants palestiniens obtiennent d’Israël ce qu’ils n’ont pas pu obtenir à la table des négociations. Cela fonctionne toujours, alors pourquoi ne pas continuer ?

La première intifada avait éclaté en 1929, quand Hadj Amin al-Husseini avait répandu un mensonge (à l’aide de photomontages) selon lequel les Juifs projetaient de s’emparer de la mosquée al-Aqsa pour reconstruire leur temple. Al-Husseini avait recouru à la violence parce qu’il n’avait pas réussi à convaincre les Britanniques de faire cesser l’immigration juive et les achats de terres par les Juifs. Les violences qu’il avait déclenchées avaient fait de nombreux morts : 133 Juifs furent assassinés et la communauté juive d’Hébron fut décimée. Mais cette stratégie avait payé : en octobre 1930, dans son rapport, Sir John Hope Simpson déchargeait le Mufti de toute responsabilité dans ces violences et acceptait de restreindre l’immigration juive. Al-Husseini avait compris que c’était la bonne méthode, et donc il continua.

Al-Husseini lança une deuxième intifada en 1936. Il voulait que les Britanniques abrogent le mandat de la Société des Nations et créent un État arabe à la place du « Foyer national juif ». Cette fois, environ 400 Juifs furent tués. Là encore, la méthode fut efficace : la Commission Peel (1937) recommanda l’annulation de facto du mandat de la Société des Nations et la création d’un mini-État juif en Galilée et sur une bande étroite entre Tel-Aviv et Haïfa. Cependant, al-Husseini rejeta cette offre et intensifia les violences. Les Britanniques lui firent alors une offre encore meilleure avec le Livre blanc de 1939, qui restreignait encore davantage l’immigration juive et les droits d’acquisition de terrains par les Juifs.

Yasser Arafat, qui louait al-Husseini comme son héros et son modèle, utilisa exactement les mêmes tactiques. Le 8 décembre 1987, un camionneur israélien tua accidentellement quatre passants à Gaza. Bien qu’il se soit agi d’un accident de la route, l’OLP décida de faire croire que c’était un meurtre délibéré. C’est ainsi que commença la troisième intifada (généralement appelée, à tort, la « première intifada »). Environ 200 Israéliens furent tués. À la suite de cela, Israël accepta (dans les Accords d’Oslo) de permettre à l’OLP de s’implanter dans la bande de Gaza et à Jéricho. Ainsi, en vingt ans, Arafat avait réussi à appliquer le « plan par étapes » adopté par l’OLP au Caire en 1974.

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Au lendemain des élections israéliennes de 1996, Arafat décida de lancer une quatrième intifada afin que la communauté internationale torde le bras du nouveau gouvernement israélien. Cette fois-ci, le mensonge diffusé par Arafat était qu’Israël allait provoquer l’écroulement de la mosquée al-Aqsa. En septembre 1996, le gouvernement israélien ouvrit la sortie nord du tunnel des Hasmonéens pour que les visiteurs ne soient plus obligés de revenir jusqu’à l’entrée à la fin de leur visite. Cette ouverture se fit en coordination avec le Waqf, qui obtint en même temps l’autorisation de construire une énorme mosquée dans les Écuries de Salomon. En dépit de cet arrangement, Arafat décida de propager la violence en appelant les Palestiniens à « protéger la mosquée al-Aqsa » (affirmant qu’Israël avait creusé un tunnel sous la mosquée al-Aqsa, alors qu’en réalité Israël avait seulement ouvert une autre sortie d’un tunnel qui était là depuis deux mille ans et qui ne passait pas sous la mosquée al-Aqsa). À nouveau, la méthode fonctionna : le président Bill Clinton intervint et décida de satisfaire les exigences politiques d’Arafat. Résultat ? L’accord d’Hébron, en 1997, dans lequel Israël accepta de se retirer de la cité des Patriarches.

Déclenchée non pas par un mensonge, mais par deux

Puis il y eut la cinquième intifada, en septembre 2000, dans laquelle plus d’un millier d’Israéliens ont été tués. Cette intifada a été déclenchée non pas par un mensonge, mais par deux : la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple aurait été une provocation (alors que le Premier ministre Ehud Barak avait informé Arafat de cette visite et en avait coordonné le déroulement avec lui), et Israël aurait assassiné un enfant au carrefour de Netzarim, à Gaza (en réalité, la « mort » de Mohamed al-Dura était une mise en scène filmée par le cameraman palestinien Talal abou-Rahmah). Arafat et Barghouti avaient préparé cette cinquième intifada depuis longtemps, et lorsqu’il s’avéra à Camp David en juillet 2000 qu’Israël n’allait pas céder sur le « droit au retour », Arafat eut recours au bon vieux « truc » d’al-Husseini. Une fois encore, la méthode fonctionna. L’OLP a obtenu d’Israël davantage de concessions aux pourparlers de Taba et avec les paramètres de Clinton. Surtout, la cinquième intifada a atteint deux principaux objectifs : pour la première fois, un président américain (George W. Bush) et un Premier ministre (Ariel Sharon) ont déclaré publiquement qu’ils acceptaient la création d’un État palestinien (Feuille de route de 2003), et pour la première fois, Israël a démantelé des implantations sans accord de paix (Plan de désengagement de 2005).

Si ça marche à tous les coups, pourquoi ne pas continuer ?

C’est pourquoi une sixième intifada va très probablement se produire à la veille de la visite du président Obama en Israël. Le principal objectif d’Abbas est de faire sortir ses terroristes des prisons israéliennes, et la recette sera la même :

  • a. fabriquer un mensonge,
  • b. se mettre en colère en raison de son propre mensonge et menacer d’être encore plus furieux si l’on n’obtient pas satisfaction,
  • c. faire croire au monde entier que tout ce tapage cessera aussitôt qu’Israël aura cédé, et
  • d. répéter l’opération tous les dix ou vingt ans.

La dernière intifada s’étant terminée il y a huit ans, nous devrions nous attendre à une nouvelle réédition dans peu de temps, conformément à cette recette.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Emmanuel Navon pour www.Dreuz.info

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