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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 mars 2013

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Après La Gauche et le Sexe, un livre qui n’a pas valu à Anna Alter et Perrine Cherchève, les auteurs, que des sympathies, les deux remettent le couvert et publient L’Amour à gauche*, une édition totalement revue et augmentée – et il y a de quoi…

Anna Alter a bien voulu répondre à nos questions, que voici.

Anna Alter, le moteur des hommes est la recherche du pouvoir, du sexe et de l’argent. La gauche a le pouvoir et l’argent, possède t-elle aussi le sexe ?

Oui, et elle l’a prouvé. Au cours de l’Histoire, les petites histoires à gauche à droite il y en eu des deux côtés, mais les hommes et les femmes de gauche prennent des positions d’avant garde, souvent radicales…Ils ont été à l’origine de la révolution sexuelle de mai 68 dont on ressent encore les effets aujourd’hui dans les partis…

La première édition de votre livre avait été condamnée au silence par les médias parce que vous parliez de la quéquette de DSK avant l’heure. Etes-vous une dangereuse agitatrice ? Qu’en est-il avec cette édition révisée ?

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Non, pas une dangereuse agitatrice. Je pose juste un regard amusé sur « la chose » et, en toute innocence, avec ma consoeur Perrine Cherchève, nous avions visiblement posé les yeux là où il ne fallait pas. Une jeune socialiste libérée qui avouait avoir elle-même besoin, à la sortie d’un meeting chaud, de se détendre dans les bras d’un personne du sexe opposé, nous avait confié de façon crue que DSK, pendant les réunions, avait toujours un « plan cul » dans la tête ». La militante qui n’avait pas la langue dans sa poche avait conclu, et nous avions pris cela pour un compliment d’une admiratrice : « Il n’a pas la bite à la place du cerveau, mais les deux surdimensionnés et toujours tendus vers un objectif qui bouge ». On nous a fait comprendre que nous avions franchi la ligne jaune …

Que vous ont appris de nouveaux vos travaux pour cette seconde édition sur le sexe à gauche ?

Les temps ont changé.. Après les affaires du Sofitel de New York et du Carlton de Lille, nous avons compris que nous avions en réalité involontairement franchi le périmètre de sécurité qui entourait la sexualité détonnante de DSK et nous avons repris l’enquête à zéro. Et puis la gauche est revenue au pouvoir. Dès l’annonce des résultats, les Français ont eu droit à une scène à la Bastille: sur l’estrade, deux femmes se disputaient le nouveau Président de la République et Valérie a volé un baiser…

Pensez-vous que dévoiler cette partie de la vie privée des élus aux électeurs apporte une nécessaire et meilleure transparence à la vie publique ? Est-ce un pas vers un meilleur processus démocratique ?

On n’a pas besoin dévoiler, les élus se mettent à nu facilement. Ce n’est pas pour autant que la démocratie est renforcée, ils racontent leurs petites histoires à leur façon, déclarent leur flamme dans Gala, posent dans Paris Match. Ils se veulent transparents en se faisant photographier en train de faire des courses dans les supermarchés…

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Concernant la vie privée, et d’un point de vue non pas juridique mais moral, pensez-vous que les personnalités politiques ont droit au même respect que les simples citoyens, où doivent-elles accepter d’être plus exposées, puisque leur vie privée peut avoir des conséquences sur la vie politique de tous les français, comme on a pu le voir avec le couple présidentiel, le candidat DSK, ou encore avec la scandaleuse prise en charge financière par la collectivité de la fille illégitime de Mitterrand ?

Personne n’a violé leur intimité, ce sont les femmes et les hommes politiques qui, pour montrer qu’ils étaient comme Madame et Monsieur tout le monde et proches des gens, ont fait rentrer les caméras chez eux et ils ont été pris à leur propre jeu. On ne peut pas s’exhiber et exiger que l’on ne parle que de ce qu’on veut bien qu’on parle…. Dans une démocratie, on ne dicte pas aux journalistes ce qu’ils doivent écrire. Quand Mitterrand emmène sa fille « cachée » en voyage de presse et que les journalistes au nom du respect de la vie privée ferment les yeux, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Pendant de longues années, ils se sont tus et ils ont eu tord. Ce silence complice a confirmé le soupçon qu’il y a une grande connivence entre politiques et journaliste, ce qui est préjudiciables à tous…

Qu’est ce que distingue vos travaux et vos enquêtes des pages des magazines people ?

Nous n’essayons pas de surprendre, ni de déclencher de scandale, mais de faire réfléchir à l’histoire des moeurs…Il n’y a pas si longtemps, les communistes français étaient contre la contraception, contre l’avortement et ne voulaient que « des vrais hommes » dans leur rang. Nous mettons en évidences ces va-et-viens qui semblent naturels pour le sexe. Aujourd’hui la gauche réconciliée sur l’oreiller applaudit le mariage pour tous tandis que la droite dénonce une reforme cache-sexe pour ne pas aborder des problèmes plus graves.

Les élites au pouvoir étant les anciens soixante huitards, trouvez-vous qu’ils sont restés fidèles aux promesses de libération sexuelle qu’ils ont favorisées ?

Après la révolution sexuelle, il y a eu la terreur du SIDA et les amours couvertes. L’empire des sens affaibli par le port obligatoire du préservatif, tout le monde rentre chez soi, le couple traditionnel reprend du poil de la bête et les bourgeois reviennent au pouvoir…

Le mariage pour tous s’inscrit-il dans une démarche destinée à cacher que les femmes et les hommes de gauche sont devenus des pantouflards du sexe, des bourgeois de la gaudriole ?

C’est surtout une reforme qui ne coûte pas cher et peut rapporter des voix..

Vous parlez de féminisme car il est en France intimement lié à la révolution sexuelle de mai 68. Ne pensez-vous pas que d’avoir lutté pour pénaliser le harcèlement sexuel est en contradiction totale avec la libération sexuelle ?

Etre libre est une chose, se faire passer la main au fesses de force une autre. « Soumise quand je veux, pute si je veux » scandent dans leur soutiens gorges pigeonnants les filles et les petites filles des féministe qui dans les années 70 envoyaient promener leur lingeries aux orties pour laisser leurs seins ballotter sous leur chemises indiennes en criant « Mon ventre m’appartient », « Un enfant quand je veux, si je veux ». Une différence de dessous, mais comme leur mères et leur grand-mère, les femmes veulent être libre de disposer de leur corps…

Merci Anna Alter d’avoir répondu à nos questions.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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