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Publié par Michel Garroté le 6 mars 2013

France's President Sarkozy greets Palestinian President Abbas as he leaves the Elysee Palace in Paris

Michel Garroté, réd en chef –- Dans ses récents propos relayés par le très sérieux hebdomadaire français Valeurs actuelles à paraître demain jeudi 7 mars, Sarkozy allègue qu’il n’a pas l’intention de revenir en politique, mais qu’il y est en quelque sorte obligé et contraint par devoir envers la France, car la situation politique l’exige, lui semble-t-il, à lui, Sarkozy. C’est une fois de plus le double langage à la sauce (épaisse) Sarkozy. Il n’a soi-disant pas envie de revenir, mais il y est prêt néanmoins, et, surtout, il le fait savoir. C’est donc bien de la communication lourdingue et rien d’autre que cela.

Dans son analyse, qui relate les conversations de Sarkozy avec ses proches, Valeurs actuelles fait passer le message sarkozyque. La politique, c’est soi-disant fini, allègue Sarkozy, toujours aussi subtil, mais cependant il se contredit lorsqu’il raconte : « Que ce soit clair, je n’ai pas envie d’avoir à faire au monde politique, qui me procure un ennui mortel. Regardez comment j’ai été traité. Lorsqu’on m’a convoqué pour treize heures d’interrogatoires à propos de l’affaire Bettencourt. Sans compter la manière dont ils ont traité ma femme. Interdite de chanter pendant cinq ans ».

Sauf que treize heures d’interrogatoires au total pour une telle affaire, ce n’est pas grand-chose, d’autant que l’intéressé n’est plus président mais simple citoyen. Quant à Madame interdite de chant, c’est une coutume ancestrale en France, depuis Astérix et Obélix, que de bâillonner et ficeler les bardes à un arbre pour qu’ils ne chantent pas. Cette coutume ne vaut pas pour les ex-présidents et c’est bien dommage.

Prétendant se placer au-dessus de la mêlée dont il fait pourtant partie avec notamment Fillon et Copé, Sarkozy n’exclut pas de revenir si le pays se trouve tenaillé entre la poussée de l’extrémisme de gauche et la poussée de l’extrémisme de droite, sans aucune solution de recours ni à droite ni à gauche. Sarkozy va jusqu’à raconter : « Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus avez-vous envie, mais aurez-vous le choix, indique-t-il, en toute modestie bien sûr, dans les propos relayés par Valeurs actuelles.

Je suppose que « la poussée de l’extrémisme de droite » c’est pour Copé ; et « sans aucune solution de recours à droite » c’est pour Fillon. C’est ce que l’on appelle de la colossale finesse.

Sans compter que Sarkozy a coûté une véritable fortune aux citoyens – contribuables français : augmentation de la dette ; conférences inutiles ; voyages onéreux ; guerre aux conséquences néfastes en Libye ; dépenses pharaoniques en matière d’information, de communication, de sondages et d’analyses des informations diffusés par les médias audiovisuels et écrits ; Sarko-One pour le président d’une république sur le déclin devenue puissance de second plan.

Sarkozy-Bayonne

Et sans oublier, à propos de puissance de second plan, la tendance sarkozyque chronique à se faire passer pour le King de la politique internationale, cette tendance agaçante qui lui a permis de traiter avec un mépris affiché les Italiens, les Israéliens, les Suisses et d’autres encore, qui n’ont pas fini de le lui reprocher et de le lui rappeler.

Mais ces jours-ci Sarkozy pousse la mise en scène encore plus loin : « Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j’emmène ma fille à l’école et je fais des conférences partout dans le monde. Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d’y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu’il s’agit de la France ».

Il y a quelque chose de pathétique dans l’image que Sarkozy s’obstine à vouloir donner de lui-même : il serait heureux ; il emmènerait sa fille à l’école ; et il ferait des conférences partout dans le monde.

Comment ne pas voir dans ce message le cri d’un homme profondément vexé dans son amour propre par la défaite de mai 2012 ? Quel besoin de faire savoir qu’il serait « heureux » ? Quel besoin de jouer le papa exemplaire qui emmène sa fille à l’école ? Pourquoi vouloir à tout prix faire croire qu’il est un personnage important qui donne des conférences partout dans le monde ? Le monde est vaste. Partout dans le monde, je suppose qu’il faut en rire.

Et tout ça pour quoi ? Pour oser dire en suite qu’il est l’homme providentiel qui va sauver la France en 2017 ? Les Français seraient-ils, dans le cerveau de Sarkozy, stupides au point de gober qu’il est devenu un homme désintéressé, voulant se sacrifier sur l’autel de la politique, afin de sortir la France des abysses et la propulser au pinacle ? Mais qui donc peut avaler des âneries pareilles, venant d’un homme qui toute sa vie à proclamé son « moi je », son « j’ai décidé » et autres formules narcissiques ?

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – j’attribue à Copé, au moins, le mérite d’avoir décomplexé la droite et d’avoir abordé sans langue de bois les sujets qui fâchent. Les médias et instituts de sondages français diabolisent, pour cette raison, Copé, et, cela le rend, à mes yeux, sympathique. En revanche, je ne suis toujours pas convaincu par le centriste Fillon. Et je ne supporte toujours pas l’ex-président. Est-il seulement possible – en France – d’écrire cela en toute liberté et sans se faire insulter par les chauvins, les bobos et les bling bling ?

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Sarkozy-Kadhafi

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