FLASH
Obama a posé son veto pour interdire aux familles des victimes de 9/11 de faire un procès à l’Arabie saoudite | Turquie : le gouvernement a saisi 200 entreprises suspectées de liens avec le mouvement Gulen | Le vol Malaysia Airlines MH17 a été abattu par un missile russe tiré d’Ukraine | Tokyo : 9 personnes ont été empoisonnées dans le métro – on suspecte une explosion chimique | Berlin : Un migrant s’apprêtait à attaquer un autre réfugié au couteau. Il a été abattu par des policiers | #Israël: Olmert, l’ex Premier ministre corrompu, écope de 8 mois de prison supplémentaires | UPIK a proposé 140 amendements à l’EU pour économiser l’argent des contribuables. L’UE en a rejeté 43 d’un bloc | L’ex président israélien Shimon Peres et décédé à l’âge de 93 ans | Selon le procureur de la République de Nice, 5 projets d’attentats ont été déjoués depuis le 14 juillet sur la Côte d’Azur | Premières estimations : le débat présidentiel a été regardé par plus de 80 millions de personnes | La famille de Shimon Peres a été appelée à l’hôpital | Belle éthique journalistique : BFMTV choisit l’ancienne conseillère de Bill Clinton pour commenter le débat Trump/ Clinton | Bonne nouvelle : les services français de contre-terrorisme indiquent qu’au moins 200 Français ont été tués en Irak et en Syrie | Egypte : le ministre des Affaires étrangères réaffirme que les liens avec Israël sont solides et stables | France, les pieds Nickelés : le chômage a augmenté de 1.4% en août |
Rafraichir régulierement la page
Publié par Guy Millière le 9 mars 2013

1099-X~v~Heresies

Je dois le dire, je connaissais, jusqu’à ces derniers temps, peu Jacques Brassard.

Je savais que c’était un homme politique québecois. J’avais lu quelques-uns de ses articles qui m’avaient été transmis en ligne, sur internet, et ils m’avaient paru remarquables de lucidité et, en ces temps où tant d’auteurs écrivent sur un mode asthénique, porteurs d’un style cinglant, incisif, que j’avais apprécié à sa juste valeur.

Le fait que mon prochain livre, L’état à l’étoile jaune*, sorte chez un éditeur français, fin mars, et un peu plus tard en Amérique du Nord chez un éditeur de Montréal qui se trouve éditer aussi Jacques Brassard, m’a incité à me pencher sur un recueil de textes que ce dernier vient de publier, et cela a été une découverte.

Jacques Brassard est de la famille, rare et précieuse, des dissidents : les gens qui osent penser sans se soucier des modes, des conformismes et de la médiocrité ambiante, et qui, dès lors, donnent à penser à ceux qui les lisent et les rendent plus intelligents, plus lucides, plus clairvoyants.

Il est de cette famille de dissidents plus rares et plus précieux encore : les dissidents des sociétés qui prétendent être pluralistes et démocratiques et qui, si on les observe de plus près, ne sont véritablement ni pluralistes ni démocratiques, puisque la connaissance y est largement méprisée.

Je ne l’ai jamais rencontré jusqu’à présent, mais je l’imagine droit, cultivé et, surtout, très courageux, car la droiture et la culture ne suffisent pas pour affronter ce que doivent affronter les dissidents : le courage est absolument indispensable aussi.

Le titre du recueil qu’il publie est Hérésies, et c’est un titre judicieux, car modes, conformismes et médiocrité dans le monde occidental fonctionnent aujourd’hui comme un ensemble de cultes post-religieux hégémoniques qui font que tout vecteur d’une parole différente se trouve traité comme l’étaient les hérétiques et les mal-croyants au Moyen Age.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Deux thèmes dominent le recueil : la dénonciation des méfaits de l’écologisme, ce néo-communisme qui, au nom de la « nature pure » avance et broie la liberté de choix, la libre entreprise, le droit d’aller et venir librement, et le droit de décider de ce qu’on fait de sa vie, et la critique de l’anti-occidentalisme, ce discours de haine envers les sociétés ouvertes et le capitalisme démocratique qui, tout en versant son fiel sur de multiples objets, s’acharne avec une virulence particulière depuis quelques décennies, sur Israël et le peuple juif.

L’imposture climatique

Traitant de l’écologisme, Brassard parle, ironiquement, de « clergé verdoyant » qui « officie », démonte avec brio ce qu’il appelle « l’imposture climatique », renvoie à leur propre imposture les « mystiques du CO2 », et s’alarme du suicide collectif vers lequel poussent les adeptes du développement zéro. Ses arguments ont l’impeccable rigueur de celui qui a étudié les dossiers scientifiques concernés.

Traitant de l’anti-occidentalisme, il souligne les dangers extrêmes de la haine déversée, explique en quoi la diabolisation d’Israël est une partie intégrante de la diabolisation de la civilisation occidentale elle-même en ce qu’elle a de plus fécond, et montre en quoi et pourquoi la défense de la civilisation occidentale est indissociable de la défense d’Israël : au passage, il réduit à néant le mythe du « Palestinien opprimé », et arrache aux « antisionistes » le masque derrière lequel ils cachent hypocritement leur antisémitisme.

Une trentaine de pages en fin de livre concernent les affrontements politiques au Québec et pourraient être d’un moindre intérêt pour un lecteur français, mais en les lisant, on peut voir que la droite et la gauche, les subterfuges et les arguments spécieux sont partout les mêmes.

Dois-je l’ajouter ? Je conseille sans réserves et avec enthousiasme le livre de Jacques Brassard. Il n’a pas son équivalent de ce côté de l’Atlantique où j’écris, et doit figurer dans la bibliothèque de toute personne entendant vivre les yeux ouverts.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

Jacques Brassard, Hérésies, Accent grave, 2013, 164p., 22 $ 95 (livre disponible depuis la France sur amazon.ca)

Communiqué pour passer commande :

On peut trouver le livre sur Amazon.ca en faisait une recherche sur “Jacques Brassard”, puis en cliquant sur “Hérésies”. Le livre sera mis en vente à partir du 13 mars.
Sinon, on peut en passer une commande à la “Librairie du Québec à Paris”, téléphone +33 1 43 54 49 02, en spécifiant que les éditions Accent Grave, qui publient le livre, sont diffusées par le distributeur Prologue.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz