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Publié par Michel Garroté le 13 mars 2013

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Michel Garroté, réd en chef –- De la fumée noire est à nouveau sortie, aujourd’hui, mercredi 13 mars 2013, à 11h48, de la cheminée de la chapelle Sixtine, indiquant que les cardinaux électeurs réunis en conclave n’ont pas encore désigné le successeur de Benoît XVI. Après une pause, ils seront de retour cet après-midi dans la chapelle Sixtine où deux nouveaux tours sont programmés.

Cinq mille journalistes sont présents sur place et commentent l’évènement en direct (extraits adaptés ; voir le lien vers la source en bas de page). C’est du jamais vu car l’emprise des moyens de communication atteint des sommets vertigineux, transmettant l’information à la minute même. On sait qu’aujourd’hui la gent journalistique se croit en charge non seulement de nous transmettre l’information mais aussi de nous dicter ce qu’il convient d’en penser.

Dès lors on peut facilement se rendre compte que tous ceux qui sont là aux aguets attendent l’évènement pour nous le servir à leur façon. Il est vraiment difficile de ne pas éprouver un réel malaise devant cette couverture médiatique d’une ampleur inouïe autour d’une démarche multiséculaire quand celle-ci devrait se passer dans le calme et le recueillement pour permettre aux cardinaux, retirés du monde, de se mettre à l’écoute de l’Esprit.

Mais pourquoi nos médias réservent-ils tant de place à une Eglise donnée comme moribonde ? Comment expliquer ce contraste entre une information quotidienne qui distille un antichristianisme devenu ordinaire et cette mobilisation frénétique qui guette les moindres faits et gestes des cardinaux ?

Benoît XVI a très certainement provoqué une première frustration chez ceux qui usent et abusent du pouvoir d’informer et de désinformer en prenant la liberté d’annoncer son retrait, au moment qu’il avait choisi, et cela « sans leur demander la permission » en quelque sorte. Il a ainsi pris de court tout l’establishment médiatique devenu le magistère suprême au sein de nos sociétés. Il a manifesté cette liberté alors que la presse croyait avoir pris l’Eglise en otage avec l’affaire du Vatileaks, une affaire où les médias ont considéré que tous les coups étaient permis.

Le fait que l’Eglise les laisse à présent devant des portes closes en attendant la désignation du successeur constitue très certainement une deuxième source de frustration. Ces vantaux fermés agacent et excitent une presse avide de bruits et de rumeurs et qui aimerait tant qu’un trou de serrure oublié lui permette de forcer le secret. Alors, on s’excite, on commente, on suppute, on se livre à des commentaires sans fin sur tout et sur rien et il faut que nul n’en ignore sur les poêles, les urnes, les termes et les procédures.

Cet intérêt badin ne doit pas nous abuser. Tout ce monde tapi autour de ces antiques murailles, qu’attend-il à présent ? Un regard rétrospectif sur l’attitude des médias durant les deux derniers pontificats le laisse aisément deviner. A peine le nom de l’élu sera-t-il connu que nous aurons droit à tous les commentaires les plus malveillants. Souvenons-nous de l’accueil réservé à Benoît XVI, pape allemand, panzerkardinal, grand inquisiteur. Et songeons à tous les traquenards tendus et à l’exploitation malhonnête de propos déformés et isolés de leur contexte.

Et cette sourde hostilité qui s’exprime avec une virulence extrême s’explique facilement : l’Eglise n’est-elle pas le dernier rempart qu’il faut abattre pour que plus rien ne vienne entraver toutes les dérives auxquelles sont livrées nos sociétés finissantes, dérives que sanctionnent les lois les plus folles votées par nos parlements. Dès lors, celui qui est entré cardinal dans cette chapelle et qui en sortira pape sera, dès sa sortie, exposé à cette meute qui ne le lâchera pas et qui est déjà tapie aujourd’hui dans l’attente de sa proie (fin des extraits adaptés ; voir le lien vers la source en bas de page).

Nombreux sont les exercices de théologie-fiction que nous lisons et écoutons ici et là (extraits adaptés ; voir le lien vers la source en bas de page). Dans presque tous, nous découvrons un fond pathologique qui vient à confirmer que les gens sont condamnés à aller toujours derrière les curés, soit avec le cierge, soit avec le garrot. Ce qui arrive aux gens, c’est que dans le fond de leurs entrailles, ils auraient désiré être curés et une fois déterminés à être curés, ils fantasment sur la possibilité d’arriver jusqu’à la papauté.

Il est digne d’une étude psychiatrique d’écouter et de lire des faiseurs d’opinion vivant éloignés de l’Église, imposer leur compétence es-qualités, en faisant la promotion de candidats à la papauté, en énumérant les qualités qui doivent accompagner le nouveau Souverain Pontife, en arbitrant des méthodes pour combattre les maux qui, selon leur délirant et bilieux jugement, affligent aujourd’hui l’Église.

À première vue, une attitude aussi rocambolesque pourrait se confondre avec la présentation même des connaissances du faiseur d’opinion, mais je suis sûr qu’aucun de ces faiseurs d’opinion, qui pontifient si résolument sur le futur Pape, ne le ferait, si on le lui demandait, sur le futur Dalaï Lama ou le futur Iman de la Mecque.

Il y a chez eux, dans la passion discuteuse avec laquelle ils réclament des réformes ou exècrent de présumés vices de l’Église, une ferveur avec un fond de traumatisme, un cléricalisme un peu extravagant dans lequel personne ne se contente d’être curé de campagne et dans lequel tout quidam aspire à la tiare papale. Un cléricalisme ou chacun serait pape chez lui (fin des extraits adaptés ; voir le lien vers la source en bas de page).

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http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2013/03/12/conclave-les-loups-sont-aux-aguets.html

http://www.abc.es/cordoba/20130311/sevp-sindrome-baron-corvo-20130311.html

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