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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 mars 2013

Leon_Trotsky

Nul ne peut en douter, Claude Askolovitch est dans le camp du bien. Que dis-je, Claude Askolovitch EST le camp du bien, de cette gauche morale, antiraciste, légitimement drapée du devoir de donner des leçons et distribuer des certificats de bonne moralité. Et il le prouve.

Claude Askolovitch, dans une réponse à Guy Millière emplie de la sagesse des défenseurs des Droits de l’homme (vous en jugerez) dévoile comment pensent les antiracistes (ceci est sa réponse intégrale, le surlignage est de moi) :

Traiter Monsieur Millière de « mamzer » (JPG : mamzer = bâtard) serait disgracieux et ne serait compris que des hébraïsants. Le mot « porc », traduction exacte, porte trop de violence en lui, comme le mot « salaud », et risquerait d’être interprété comme un renvoi de Monsieur Millière à sa goyitude, personne n’est parfait comme on dit dans Certains l’aiment chaud et Rabbi Jacob. Restons donc politique. Monsieur Millière est un faussaire idéologique, et un pousse-au-crime, et fait commerce de ses mauvaises actions. Depuis des années, il acclimate dans la communauté juive les discours et les catégories de l’extrême droite, méthodiquement, répondant aux peurs et aux doutes par des sérums de haine, transformant le petit monde juif en troupe supplétive de la guerre civile en France, contre les hordes musulmanes qui nous envahissent. Pour avoir, sans attendre Monsieur Millière, écrit sur et contre l’antisémitisme venu des cités, et pointé Tariq Ramadan, par exemple, pour ce qu’il était, je ne crois pas devoir être chapitré sur le plan de la vigilance par un petit profiteur de la haine. Il se trouve que, depuis toujours, je me retrouve, en Israel, en phase avec les gauches de ce pays, et non pas avec les cousins honteux des assassins de Rabin; il se trouve aussi que la haine anti-musulmane qui sévit en France me dégoute autant que l’antisémitisme. Cela ne fait pas un héros, juste un homme de bonne volonté, à peine, et donc une cible pour ceux de l’espèce de Monsieur Millière. Quant au texte mentionné à propos de Bezons, je déteste, presque autant que je réprouve Monsieur Millière, l’innocence hypocrite d’une certaine gauche. Je ne justifie donc aucun assassinat, mais je rappelle que, du point de vue palestinien, Rehavam Zeevi , prônant le transfert, était une cible logique, et compréhensible politiquement, à la différence d’attentats contre des civils. De la même manière, j’ai toujours eu en horreur le masacre de Deir Yassine, perpétré par l’irgoun pendant la guerre d’indépendance, tout en comprenant l’assassinat du haut commissaire Moyne… Mais ceci est un débat historique qui nous amène loin de Monsieur Millière, qui n’est pas un mamzer, j’en insiste. Claude Askolovitch

La démonstration est impeccable.

• Même un « Yiddishisant » de base sait ce qu’est un mamzer (= bâtard), et son renvoi à la goyitude de Guy Millière n’est rien d’autre qu’un sale petit argument raciste. Imaginons à l’inverse la réaction de Claude Askolovitch si quelqu’un renvoyait en parfaite symétrie un musulman à son arabité …

• Mais on ne sait pas, en réalité, ce que n’est pas Claude Askolovitch. En revanche, on sait qu’il est un pseudo-journaliste, un authentique apparatchik de la gauche, un crypto-socialiste qui n’a dans la bouche que les mots pour dénoncer l’extrême droite, alors qu’il a constamment cautionné les pire alliances de la gauche avec l’extrême-gauche.

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• On sait aussi que, dans sa carrière de fellation intellectuelle pour le PS, Claude Askolovitch n’a pas de chance : il a commis une bio suintante de complaisance pour Lionel Jospin, juste pour l’élection présidentielle – et on a vu l’avenir de son poulain – et, plus récemment, Grasset lui a commandé une bio pour DSK, dont il attendait beaucoup pour sa moribonde carrière. Malheureusement, il est arrivé une certain aventure dans un hôtel de NYC dont le portraituré a eu du mal à se relever.

Du coup, la commande a été annulée ! (ce qui montre au passage le but de la dite bio). Depuis, sa carrière est cahotante, et il en est réduit à écrire sur des petits blogs.

Enfin pas tout à fait, car il est devenu salarié du Qatar ! Avouez que cela lui confère, en matière d’indépendance d’esprit, de liberté de parole, et d’éthique journalistique, une stature morale insoupçonnable.

La marque de fabrique des antiracistes

• Concernant l’affaire de Bezons et la décision des communistes de faire d’Al-Rimawi un citoyen d’honneur, Claude Askolovitch est dégoûté.

Pas par la décision des communistes ! mais parce qu’ils ont manqué du courage d’afficher les titres de noblesse de Rimawi. Il ne reproche pas aux communistes d’avoir honoré un tueur de juif, mais d’avoir manqué de panache et d’avoir « évacué dans une langue de coton le fait même de la mort de Zeevi (JPG : Zeevi est le ministre israélien assassiné en 2001 par Rimawi), et des raisons de l’emprisonnement de Majdi Al-Rimawi. ».

Nostalgique de la belle époque d’avant l’odieuse barrière de sécurité qui a privé les terroristes – pardon, les militants- de leurs attentats – pardon, de leurs actes de résistance – quotidiens, Askolovitch reproche aux communistes de Bezons de ne pas avoir « défendu Majdi Al-Rimawi pour ce qu’il a fait, pour ce qu’il a voulu ». Il dit regretter ce communisme qui était « pour le tiers-monde et la libération des peuples, en assumant la part de violence inévitable » et se lamente qu’ils n’aient même pas « contesté son procès ou sa culpabilité ».

Askolovitch ne dira pas non plus que Zeevi avait suggéré un transfert volontaire de population, à l’image de l’Inde et du Pakistan.

C’est la marque de fabrique des antiracistes.

Ainsi l’Askolovitch arrogant qui jette à Guy Millière « je n’ai aucune leçon à recevoir en matière de vigilance face à l’antisémitisme », mais qui regrette cette gauche perdue qui « aurait défendu Majdi Al-Rimawi pour ce qu’il a fait, pour ce qu’il a voulu ».

Askolovitch : « Taddei, un éclaireur de la perversité innocente »

Ainsi encore l’Askolovitch qui « déteste assez la véhémence envers des personnes », mais qui tweet :

  • « On dira que Taddei valide des salauds que d’autre émissions ne valident pas, ou pas encore. Un éclaireur de la perversité innocente ».
  • « En même temps, d’autres salauds ont leurs ronds de serviette dans le PAF, parfois en cool chroniqueurs. »
  • « Evidemment, Patrick Cohen a raison et Taddei valide en invitant quelques salauds. »

Askolovitch et les salauds

Il me semble à moi que cet Askolovitch découvre qu’il « déteste assez la véhémence envers des personnes » lorsqu’on lui tape sur les doigts. Pathétique.

Grâce à Claude Askolovitch donc, nous savons maintenant où sont les vrais racistes.

Il suffit de comparer la réponse de Guy Millière, pondérée, prenant de la hauteur, et allant même quelques fois jusqu’à se justifier, à celle de Claude Askolovitch ci dessus – que je laisse le lecteur qualifier.

C’est ça, la gauche antiraciste, auto légitimée dans son bon droit de traiter un intellectuel de bâtard de salaud et de goy.

Cependant, un détail me turlupine.

Si l’on observe de près la façon dont une référence comme Claude Askolovitch mène le débat d’idée avec Guy Millière, qu’est ce qui le distingue des petits frappes d’extrême droite qui emploient contre Guy Millière les mêmes mots de bâtard, de salaud et de goy ?

Ce doit être le contexte. Salaud et bâtard n’ont pas le même sens dans la bouche de Claude Askolovitch et dans celle d’un skinhead. A moins que ce soit l’inverse ?

Claude Askolovitch est une figure morale de notre temps. Je le verrais bien lui aussi au Panthéon – à vendre l’Humanité dimanche entre le stand de frites et celui de souvenirs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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