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Publié par Gilles William Goldnadel le 18 mars 2013

Goldnadel

Du Pape François à Véronique Genest en passant par Laurent Obertone, Gilles-William Goldnadel s’interroge sur cet acharnement médiatique qui s’abat sur les conservateurs, et qui s’aveugle souvent sur les zones d’ombres des progressistes.

À peine M. Bergoglio était-il devenu le pape François, que déjà des vapeurs méphitiques s’insinuaient dans les venelles romaines comme dans les allées des réseaux électroniques.

Déjà, Mgr Ratzinger avait fait les frais de l’air de la calomnie, aussitôt intronisé en Benoît, pour avoir porté l’uniforme des jeunesses hitlériennes.

Ceux qui croient, comme moi, à la prégnance inconsciente du fantasme shoatique, pourraient voir dans la méchante polémique faite à François, concernant sa passivité putative durant les années de plomb argentines, l’ombre d’un mauvais remake latino du procès fait à Pie XII.

Il n’est pas interdit non plus, à qui veut réfléchir, de s’interroger sur cet acharnement médiatique qui s’abat sur les conservateurs et qui n’a d’égal que la bienveillance qui épargne habituellement les partisans autoproclamés du progrès radieux.

Du moins de leur vivant. Ensuite, il n’est pas rare que ce soient leurs thuriféraires les plus dévoués qui deviennent leurs contempteurs les plus acharnés.

Incidemment, j’avais fait remarquer, dans ma chronique précédente, que Le Monde avait attendu le trépas de Stéphane Hessel pour publier, enfin, un article reconnaissant son mensonge créateur.

Mais, plus emblématiquement, rien de tel qu’un ancien communiste comme Edgar Morin, pour brûler rageusement l’icône stalinienne qu’il avait encensée.

Nos progressistes ne détestent pas non plus flétrir l’image d’un Sartre et d’une Beauvoir, existentialistes bien passifs pendant l’occupation, après les avoir portés au pinacle jusqu’au cimetière Montmartre.

Des livres, n’en finissent plus d’être publiés, dont celui que je recommande particulièrement de mon cher Georges Ayache (« Nixon contre Kennedy », Perrin), qui a le seul tort de ne jamais avoir cru aux lendemains qui chantent, et qui montre comment la presse fut bonne fille envers John Fitzgerald Kennedy, qui n’aurait jamais été élu contre Nixon, volé au coin d’un bois, sans le secours providentiel de la mafia de Chicago pour bourrer les urnes de l’Illinois.

Se dessine peu à peu, l’aube du jour qui montre que le Che, dont l’image pieuse aura orné les chambres d’étudiants comme leur T-shirt, n’aura été qu’un tortionnaire impitoyable des prisons de La Havane, portant le tendre sobriquet de « petit boucher ».

Surtout, que l’on ne voit pas dans ces révélations posthumes, la moindre cause d’optimisme, tant la religion post christo-marxiste est prompte à substituer un saint déchu par un autre qui sera décrété inattaquable sous peine de sacrilège.

Dans ce contexte très canonique, on voudra bien voir dans l’impossibilité d’embaumer feu Chavez le triste et ironique symbole du retour du réel post mortem.

Dans un domaine, éloigné en apparence, on a vu l’excellent Manuel Valls constater que les Roms ne souhaitaient pas s’intégrer au sein de la société française, sans déclencher trop d’indignation.

A la vérité, observer qu’un peuple, consubstantiellement nomade, au système économique rien plus que parallèle, ne veut pas se sédentariser -principe premier de l’intégration- sous peine de perdre son identité, relève du lieu commun.

Je gagerais pourtant que si M. Brice Hortefeux avait proféré les mêmes évidences, SOS-Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, sans préjudice de Mme la Commissaire européenne en charge des questions migratoires, auraient agité leurs crécelles et rappelé les heures les plus tragiques des moments les plus sombres.

D’une semaine l’autre, rien ne change à la télévision d’Etat. Il y a huit jours, j’évoquais cette censure de Laurent Obertone chez Ruquier, dont les propos cinglants en réplique au réquisitoire de M. Caron avaient été purement et simplement coupés au montage.

Cette semaine, c’est la malheureuse Véronique Genest qui a fait les frais de la charge du procureur Caron et de Mme Natacha Polony, ordinairement mieux inspirée.

Où sont vos sources ? Questionna le sévère journaliste à la pauvre candidate suppléante et suppliante, ayant osé suggérer que Mein Kampf faisait un tabac dans les pays arabes.

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Désormais, tout invité dans une émission de variétés du service public ayant le malheur de soutenir des thèses hétérodoxes, est prié, sous peine d’être étrillé, d’arriver avec une brouette de documentation.

Il est vrai qu’il eût suffi à la Véronique, sans le secours des résultats des ventes mondiales de tous les livres publiés depuis Gutenberg, de s’étonner que M. Aymeric ne comprenne pas qu’il était facile pour l’œuvre littéraire de M. Hitler – comme pour Les Protocoles des Sages de Sion – d’être des best-sellers en terre d’islam, puisque c’est l’un des rares endroits où ils se vendent au grand jour.

À voir l’actrice inexpérimentée tourmentée ainsi par son inquisiteur du haut de sa chaire magistrale, on comprend pourquoi, par exemple, les électeurs italiens, dégoûtés non seulement de la classe politique, mais aussi, camarades journalistes encartés, de la classe médiatique, ont voté massivement pour un Beppe Grillo.

Et après ils iront pleurer sur les progrès irrésistibles du populisme.

C’est devenu une sorte de spécialité. Le jour de la fête de l’Humanité, j’avais raconté dans ces mêmes colonnes, comment, M. Le Hyaric, directeur du journal du même nom galvaudé, avait présenté ce franco-palestinien condamné puis élargi par les autorités israéliennes, après qu’il eut reconnu avoir tenté d’attenter aux jours d’un rabbin. La foule avait fêté le jeune héros avec humanité.

Cette semaine, au tour du maire communiste de Bezons et de son conseil municipal de consacrer le nom d’une rue de la cité en hommage à un palestinien, détenu, selon lui, en raison de ses opinions.

Renseignements pris, il s’agit de l’assassin d’un ministre du tourisme israélien.

Le préfet a cru devoir condamner l’initiative municipale.

L’édile outragé, clame, c’est désormais aussi une vieille ritournelle, au chantage sioniste à l’antisémitisme.

Il a raison, nul besoin d’être forcément antisémite, pour être stupide, menteur, sans scrupules et communiste.

En France, vous qualifiez quelqu’un de « fasciste », vous êtes condamné pour injure.

Tant que je ne serai pas condamné pour avoir traité M. Lesparre, maire de Bezons, de « communiste », il y aura des conseils municipaux pour glorifier des assassins.

Pendant ce temps, à Toulouse, François Hollande, devant les parents des victimes, a promis une lutte « sans aucun relâchement » contre le terrorisme et l’antisémitisme.

Enfin, pour demeurer sur le même sujet tout en revenant sur la passivité reprochée au nouveau pape du Nouveau Monde, il ne lui sera pas fait grief d’avoir été taisant sur l’attentat contre les locaux de l’AMIA en 1994.

Pour ceux qui l’ignorent, il s’agit de cette fédération des associations juives d’Argentine dont les locaux de Buenos Aires ont été dynamités. Dans les décombres, on a dénombré 85 cadavres.

Une enquête diligentée par un juge argentin à établi que l’Iran et son bras armé, le Hezbollah, était à l’origine du carnage. Mandat d’arrêt international a été ordonné à l’encontre d’un citoyen iranien, celui-ci a été fait ministre de la défense à Téhéran.

En 2005, le futur pape avait honoré de son nom une pétition signée par 85 personnalités en hommage aux 85 victimes, réclamant justice.

Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, plutôt que de rompre les relations diplomatiques avec Téhéran, le gouvernement de Kristina Kirchner a préféré créer une commission irano-argentine Théodule pour enterrer une seconde fois les cadavres avec le dossier pénal.

Les suppliciés trahis par leur propre pays, étaient des citoyens juifs d’Argentine, pas des Israéliens. Certains peut-être étaient opposés au sionisme.

Seuls les Etats-Unis, Israël et leur presse ont refusé d’avaler cette mauvaise farce.

L’Europe politique, médiatique et intellectuelle a regardé en l’air en sifflotant.

De beaux esprits nous expliquent doctement qu’il ne faut pas confondre, au risque de l’amalgame, juifs et sionistes. Que si l’antisionisme est une opinion qui a le droit de cité en démocratie, l’antisémitisme est un délit contre lequel il faut lutter sans relâche ni concessions.

Les mêmes critiquent vertement les suppôts de Sion, coupables d’instrumentaliser l’antisémitisme en cas de critiques contre Israël, au risque de brouiller le saint combat contre la haine des juifs.

Ce qui précède prouve l’inanité d’un tel discours. Les juifs argentins ont été abandonnés par la communauté internationale, car il n’était pas question de fâcher le Hezbollah et encore moins son parrain iranien.

Je n’en suis nullement étonné, et ma capacité d’indignation s’émousse avec le temps. Je souhaiterais seulement que ces beaux esprits aussi silencieux que sentencieux, s’abstiennent désormais de dispenser des leçons d’esthétique morale en expliquant la confusion à surtout ne pas commettre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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