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Publié par Gaia - Dreuz le 20 mars 2013

LAON (Aisne). Laura, la compagne du tatoueur agressé à Laon, raconte le calvaire de son compagnon vraisemblablement atteint par une arme à feu.

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SON TEINT est pâle comme de la porcelaine. Chaque fois que le téléphone sonne, elle sursaute. Son regard est désespéré. Laura Cerceau est réfugiée auprès de ses parents vivant dans un petit village du Laonnois. Âgée de 23 ans, elle tente de résister à la peur après l’agression, vraisemblablement par arme à feu, de son compagnon, José Barreyre. Ce tatoueur, âgé de 47 ans, père de quatre enfants, lutte contre la mort au centre hospitalier d’Amiens depuis les faits survenus dans la nuit de vendredi à samedi.
Lors de cette soirée, le couple regardait la télévision chez lui, dans une petite maison de la rue Thierret à Laon. Vers minuit et demi, alors que tous les deux sont captivés par un épisode de Dexter (le fameux « policier – tueur en série »), une voiture ralentit dans leur rue. Quelqu’un frappe aux volets. José Barreyre baisse le son de la télé. Il entend un autre claquement. D’un naturel méfiant, il ouvre la porte, mais laisse fermé le panneau de bois qui la protège. Une voix inconnue indique qu’une personne a rayé sa voiture, un Opel Zafira. C’est le meilleur moyen d’attirer vers l’extérieur de son logement José Barreyre, très attaché à son véhicule. « Si on peut s’arranger à l’amiable », ajoute le visiteur. Le tatoueur sort de sa maison en fermant l’accès du domicile où se trouvent sa compagne et son bébé.

Cloué au sol

Dès cet instant, la compagne du quadragénaire s’inquiète. Elle pressent une atmosphère anormale, pleine de violence contenue. Les minutes qui suivent lui donnent raison. Elle entend un cri, débloque une fenêtre et aperçoit un passager qui se glisse à l’arrière d’une voiture. L’auto s’enfuit dans la nuit.
Son attention est attirée par son compagnon. Il respire avec difficulté. La femme allume l’enseigne de la boutique de tatouage installée sur le mur droit de la masure. La tête de José Barreyre est ensanglantée. Laura se rue sur le téléphone pour appeler les pompiers. Ceux-ci sont rapidement suivis des policiers. Malgré l’angoisse, elle essaye de faire face, place le corps sur le côté. L’instant est déchirant. José tente de parler, de se lever, mais il semble cloué au sol.
Selon sa compagne, il ne se sentait pas menacé. Depuis, elle est terrorisée. « Je ne peux pas sortir », dit-elle. Depuis elle demeure au chevet de son conjoint. « Je ne le lâcherai pas. Il a besoin de moi », dit-elle. Sa mère ajoute : « Toi, tu as besoin de lui. »

http://m.lunion.presse.fr/article/aisne/victime-dun-guet-apens-laura-raconte-lagression

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