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Publié par Michel Garroté le 21 mars 2013

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Victimes des tueurs révolutionnaires argentins des années 1970

Michel Garroté, réd en chef – Le pape François n’a pas été complice de la dictature dans son pays, confirme ce jeudi le Prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel. Il n’a rien eu à voir avec la dictature, il n’a pas été complice de la dictature et il n’a pas collaboré avec elle, explique Adolfo Perez Esquivel, rejetant des allégations mensongères concernant son rôle face à la junte militaire argentine, allégations qui ont surgi contre le nouveau pape après son élection le 13 mars.

Selon le Prix Nobel, le pape François, à l’époque Jorge Mario Bergoglio a privilégié la diplomatie pendant cette période marquée par la succession de plusieurs juntes militaires à la tête du pays (1976-83). Selon Adolfo Perez Esquivel, Bergoglio tentait, à cette époque, d’avoir des nouvelles de disparus et de détenus en agissant en coulisses. Il n’était pas évêque à l’époque mais simplement supérieur d’un ordre de jésuites, souligne le Prix Nobel.

Adolfo Perez Esquivel estime qu’on ne peut pas lier Bergoglio à la dictature et Esquivel ajoute que même le président de la Cour suprême a dit qu’il n’y avait eu aucune connivence. Selon les témoins et les historiens, beaucoup de jésuites s’étaient rangés du côté des terroristes et des milices révolutionnaires armées qui étaient les alliés des Cubains, des Est-allemand et des Soviétiques. Jorge Bergoglio a simplement cherché à éviter toute politisation.

Pour mémoire, dès le lendemain de son élection, le nouveau pape François, du temps où il officiait en Argentine, aurait soi-disant collaboré avec la junte militaire au pouvoir de 1976 à 1983. Bergoglio aurait – raconte la légende noire – « retiré à deux prêtres la protection dont ils bénéficiaient », avec, pour conséquence, leur enlèvement par des militaires argentins.

Ces allégations sont véhiculées par deux activistes argentins d’extrême-gauche, Graciela Lois et Carlos Pisoni, dans le journal argentin ultragauchiste Página 12, dans lequel s’exprime de temps à autre un autre extrémiste cathophobe, français celui-là, répondant au nom de Mélenchon.

En réalité, les deux prêtres jésuites argentins, Orlando Yorio et Francisco Jalics, ne se sont pas vu retirer par Bergoglio la protection dont ils bénéficiaient. Ce sont au contraire les deux prêtres qui se sont éloigné de la Congrégation jésuite parce qu’ils voulaient suivre leur propre voie, celle des curés marxistes.

Quant aux rencontres présumées de Bergoglio avec le général argentin Videla, elles ne devraient choquer personne. La période couvre huit ans. Dans quel pays le clergé n’a-t-il aucun contact avec le pouvoir en place ? A-t-on jamais reproché à tel ou tel évêque local ses rencontres avec le dictateur prosoviétique en place ? De plus, je rappelle qu’à l’époque, une guerre a failli éclater entre le Chili et l’Argentine. Cette guerre a été évitée grâce à la médiation de l’Eglise catholique.

Il est vrai que durant la période 1976-1983, la gauche et l’extrême-gauche françaises avaient soutenu – sans problèmes de conscience – leurs coreligionnaires argentins, y compris ceux qui étaient téléguidés par les services cubains, est-allemands et soviétiques. Du reste, l’intervention ce jeudi du Prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel n’empêchera pas les gauchistes cathophobes français de continuer leur agitation et leur propagande.

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Les terroristes argentins des années 1970 ne sont pas en prison

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