FLASH
[27/03/2017] Blocus ? Non, propagande antisémite : 719 camions contenant 25 385 tonnes de biens sont entrés à Gaza par Israël hier  |  [26/03/2017] Syrie : Une milice soutenue par les Etats-Unis a pris le contrôle de la base aérienne de Tabqa  |  Erdogan a lancé un raid contre l’organisation anti-corruption de Reports that Navalny à Moscou  |  Attentat de Londres : nouvelle arrestation. Un musulman de 30 ans interpellé à Birmingham  |  Contre-attaque : Les responsables républicains transmettent au parquet leur dossier juridique sur le cabinet noir  |  L’Iran impose des sanctions à 15 sociétés américaines qui soutiennent Israël  |  500 personnes ont été arrêtées lors d’une opération anti-corruption à Moscou  |  Dernier sondage BuzzPoll: Marine Le Pen 23.92%, Fillon 22.45%, Macron 22.02%  |  5 habitations de Birmingham ont été fouillées en rapport avec l’attentat de Westminster  |  Les Israéliens nuls en blocus : 746 personnes ont traversé la frontière de Gaza vers Israël hier  |  Cincinnati : tuerie dans un nightclub – 1 mort, 14 blessés, au moins deux agresseurs  |  [25/03/2017] Cuisant échec du meeting Macron à La Réunion : sa porte-parole accuse… « les réseaux russes très bien implantés sur l’île »  |  Egypte, Sinaï : ISIS bombarde l’institut Azhari pour la seconde fois  |  Allemagne, Cologne : l’aéroport a été bouclé, un homme avec un colis suspect a été perdu de vue  |  [24/03/2017] Violentes émeutes en Guyane : Aéroport fermé, département entièrement bloqué  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Abbé Alain Arbez le 24 mars 2013

19819774

Nous avons tous à l’esprit l’image des deux papes – François et Benoît – se serrant la main aujourd’hui à Castelgandolfo…mais cela évoque aussi une aventure beaucoup plus ancienne, mais non dénuée d’intérêt.

L’appellation « pape » attribuée à l’évêque de Rome ne date que de la période du Concile de Nicée (325 ap. JC). C’est un terme grec à consonance affectueuse, d’abord en usage à Alexandrie, et qui reconnaît en l’évêque le « papa » de la communauté. Ce sens a été ensuite conféré plus exclusivement au successeur de Pierre en charge du ministère de l’unité.

Le souci du lien fraternel et doctrinal entre les Eglises est contemporain de la période apostolique, puisque l’évêque Ignace d’Antioche écrit déjà en l’an 109 (date de la rédaction finale du 4ème évangile) « Là où est le Messie, là est l’Eglise catholique »… La légitime diversité culturelle ne doit pas être l’ennemie de l’unité, au cœur d’une foi judéo-chrétienne appelée à rencontrer toutes les nations.

Appelons papes – en raison de leur responsabilité – deux personnages du 3ème siècle : il s’agit d’Hippolyte de Rome, grec originaire d’Alexandrie, disciple d’Irénée de Lyon (dont l’équipe évangélisa Lyon) et de Pontien. Leur destin va étrangement les rapprocher.

Hippolyte vient d’une classe sociale privilégiée qui lui a permis de développer ses connaissances intellectuelles. Il écrit abondamment dans le domaine des commentaires bibliques, de la liturgie surtout, puisque le canon II des célébrations eucharistiques provient essentiellement de lui. Son anaphore est une des plus anciennes et des plus belles.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Cette érudition l’oppose vers 215 à deux évêques issus des couches populaires, les papes Zéphyrin et Calixte 1er. Ce dernier, désirant répondre aux attentes du petit peuple de Rome, décide de faire passer au latin la liturgie jusqu’ici en grec. Il veut également assouplir les règles concernant les mariages entre gens modestes et patriciens. Hippolyte se fâche et regroupe des partisans autour de son point de vue. Il se retrouve malgré lui en position de sécession lorsqu’il est élu « anti-pape » en 217 par ses sympathisants.

Sous les pontificats d’Urbain et de Pontien, il maintient sa dissidence par souci de préserver les traditions antérieures. Mais parallèlement, le latin gagne du terrain, non seulement à Rome, mais dans toute l’Afrique du Nord (à l’époque entièrement en voie de christianisation).

Lorsque l’empereur Maximin 1er déclenche les persécutions contre les chrétiens, Pontien et Hippolyte, pape et antipape, se retrouvent côte à côte aux travaux forcés dans l’île de Sardaigne. Ils vont y mourir en martyrs, victimes de la même haine antichrétienne, non sans s’être réconciliés à temps autour de l’essentiel, la foi au Ressuscité, et le témoignage commun pour l’évangile.

C’est le pape Fabien qui fait rapatrier les deux corps à Rome, et il les fait inhumer ensemble dans la même crypte, aux catacombes de St Callixte. Leur martyre se retrouve ainsi honoré équitablement, et Hippolyte est donc le seul « antipape » dont la mémoire est vénérée officiellement dans l’Eglise catholique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz