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Publié par Gilles William Goldnadel le 2 avril 2013

Goldnadel

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient aussi sur la leçon de déontologie journalistique administrée par Patrick Cohen à Frédéric Taddei, et sur l’attaque du RER D.

Il y a, je ne sais quoi de pathétique dans le naufrage politique que connaît François Hollande.

Voir cet homme intelligent et spirituel, et, pour l’avoir approché, réellement sympathique, perdre sans doute définitivement le contact avec la majeure partie de son peuple, en dépit de tous ses efforts, m’inspire une manière de compassion que l’on aurait tort de penser feinte.

Peut-être parce que ce monarque républicain a les allures du dernier bon roi bourbon. Peut-être en raison de sa rondeur débonnaire, de son manque d’autorité naturelle, de son indécision. Jusqu’à son impérieuse compagne, impopulaire comme une fille impulsive de Marie-Thérèse d’Autriche.

La comparaison s’arrête là. Louis de France, serrurier, ne voulait pas régner. François Hollande, pour un Palais, aura multiplié les promesses les plus inconséquentes jusqu’à en être réduit à prendre sa boîte à outils pour en réparer les effets.

Notre président de la République confesse aujourd’hui ne pas avoir su anticiper les rigueurs de la décroissance qui fut pourtant le sujet essentiel de la campagne électorale.

Sans doute pourquoi, il s’est senti dans la possibilité d’engager 60 000 fonctionnaires, sans réduire le train de l’Etat, quitte à augmenter des impôts meurtriers de croissance.

Après avoir maintenu la retraite à 60 ans, il admet que la durée de cotisation devra être coûteusement allongée pour ses bénéficiaires.

A croire qu’il aura également mal anticipé l’accroissement de la durée de vie de ses électeurs.

La droite aurait cependant tort de se réjouir trop vite de la déconfiture socialiste.

Il existe deux France : la réelle, qui peut effectivement constater in vivo les dégâts causés par la mise en application, même partielle, de recettes éculées qui ne font qu’aggraver une situation dans laquelle le fameux « modèle social » ou encore « l’Etat-providence » font figure à présent d’antiphrases ironiques et cruelles. Dans un contexte politiquement aussi calamiteux, qui peut entraîner toutes les calamités économiques et financières et réciproquement, l’indispensable confiance ne pourrait être accordée qu’à ceux qui croient qu’il vaut mieux aider les entreprises que les plomber.

Mais il existe aussi la France virtuelle, dont la droite n’aura décidément jamais su prendre la réelle mesure.

Cette France là, se rit de la réalité chiffrée ou incarnée. Elle ne croit pas ce qu’elle voit, elle voit ce qu’elle croit. C’est évidemment la France de l’idéologie ramenarde et démago dont je décris ici les fantasmagories chaque semaine. Je dis aussi les effets qu’elle entraîne dans l’inconscient collectif de la France réelle.

Déjà, c’est cette France là, la France des prétendus sans-culottes, qui dénonce « les salopards » qu’elle a pourtant portés au pouvoir, que l’on entend brailler d’autant plus fort, qu’on lui tend tous les porte-voix.

C’est ainsi que M. Mélenchon était l’invité de Patrick Cohen, sur France Inter lundi dernier, au lendemain de ses tonitruantes déclarations sur M. Moscovici.

A ce stade, je voudrais revenir un instant sur la véhémente mise en cause par M. Cohen, des sulfureuses invitations de Frédéric Taddei sur France 2.

Je crois qu’il n’est pas la peine que je précise longuement avoir assez peu de sympathie pour Messieurs Dieudonné (qu’il m’est arrivé de faire condamner) Ramadan, Nabe, ou autre Kassowitz.

Il m’est même arrivé de débattre avec certains d’entre eux sans en retirer un très grand plaisir mais en me consolant à l’idée qu’ils en gardaient un encore plus mauvais souvenir que moi.

Rejoignant en cela Daniel Schneidermann, je ne vois pas comment je pourrais m’en remettre à l’arbitrage arbitraire de M. Cohen – ou de tout autre – pour savoir qui inviter ou non dans une émission de service public.

Le critère, intéressant, de la condamnation judiciaire proposé par M. Cohen (mais inopérant pour certains invités mis en cause), aurait été plus convaincant, si je n’avais constaté que le turbulent syndicaliste Xavier Mathieu avait fait l’objet d’une invitation à la matinale de France Inter quelques jours après la rude leçon de déontologie administrée à Frédéric Taddei.

Et puis, à tout prendre, que vaut-il mieux : un débat contradictoire sur France 2, en présence de personnalités très diverses, dont certaines ne seront jamais invitées sur France Inter bien qu’assez peu conspirationnistes, révisionnistes ou judiciairement condamnées (je pense à mes amis Guy Milliere, Ivan Rioufol, ou à l’auteur de Réflexions sur la question blanche…) ou le mainstream quasi permanent gauche – extrême gauche sur la radio d’Etat ?

Retour sur l’invitation à Mélenchon, pour la démonstration : Thomas Legrand l’absout, à tort ou à raison, de toute incrimination d’antisémitisme en se livrant à une fine analyse linguistique dont auraient sans doute bien aimé bénéficier certaines personnalités d’extrême droite. M. Legrand, ordinairement plus subtil, aurait néanmoins pu pousser sa naturelle causticité jusqu’à chatouiller le líder Máximo du Front de gauche désormais « prêt à défendre comme un seul corps Moscovici, s’il était attaqué en tant que juif » malgré ses sympathies pour les improbables philosémites Chavez et Théodorakis.

A la suite de quoi, les auditeurs de France Inter conviés à l’antenne ont tous et toutes manifesté leur sympathie à Jean-Luc. Celui qui n’a pas assisté à ce grand moment de pluralisme qu’est « Radio Com », ne sait pas ce qu’il perd. La plupart du temps, il s’agit d’un camarade d’extrême gauche qui engueule un social traître. Il peut arriver, mais plus rarement, qu’il s’agisse d’un gentil socialiste, un brin gêné, qui appelle ses alliés encolérés à davantage de réalisme au nom de l’unité contre les capitalistes et l’extrême droite.

Les autres auditeurs, ni de gauche ni d’extrême gauche, ont la nette impression de déranger.

Enfin, pour fermer le ban, Sophia Aram, prétendument humoriste, morigéna le journaliste approximatif qui avait injustement mis en cause M. Mélenchon. Ensuite de quoi et plutôt que de brocarder ce dernier, comme le voudrait en principe son cahier des charges, elle préféra se lancer dans une imitation approximative de Marcel Rufo…

Convenons néanmoins que Madame Aram est en progrès : la semaine précédente, elle s’était lancée dans une sorte de fellation intellectuelle de M. Montebourg : sous couvert d’un ton au deuxième degré, elle lui fit des offres de services publiques, le ministre du Redressement productif, étant notoirement redevenu célibataire. Arnaud en gloussait de plaisir.

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Peut-être devrait-on suggérer un jour à la gracieuse demoiselle du lundi que ce n’est plus la droite qui est au pouvoir et que son rôle de bouffon moqueur ne devrait pas être réservé exclusivement à moquer Jean-François Copé ou Nadine Morano.

Dans le même ordre d’idée, plutôt que de houspiller Frédéric Taddei pour avoir invité Dieudonné, M. Cohen serait mieux inspiré de tancer Daniel Mermet, hébergé, sans doute à vie, mais certainement pas à titre gratuit, dans les locaux de Radio France, chaque jour de la semaine, à partir de 16h.

A ceux, qui s’insurgent contre le traitement réservé désormais à François Hollande, je rappellerai, histoire de tempérer leur indignation, que Daniel Mermet est cet animateur qui avait cru devoir diffuser cette rubrique nécrologique imaginaire d’un Nicolas Sarkozy judéo-nazifié dans laquelle celui-ci était censé avoir trouvé la mort « dans son bunker de Jérusalem »… Raison pourquoi, une fois n’est pas coutume, un redoutable avertissement lui avait été infligé.

Cette semaine, était convié pour discourir sur son nouveau livre « Comment j’ai cessé d’être juif » l’antisioniste Israélien Shlomo Sand, concepteur du « peuple juif qui a été inventé », mais qui a apparemment décidé aujourd’hui de renoncer à cette improbable judéité.

Encore que je remarque qu’il est moins dangereux de prendre cette singulière position, que de s’interroger sur l’historicité du « peuple palestinien », je n’ai plus grand-chose à redire sur les choix unilatéraux de M. Mermet, qui est lui aussi en grand progrès, ayant coutume d’inviter Michel Warshawski, proche du FPLP. Mais pour l’édification de Patrick Cohen, qui n’écoutait peut-être pas « là-bas si j’y suis » le 26 mars dernier, je signale que l’invité de M. Mermet, s’en prenant au film « Shoah » et à son auteur Claude Lanzmann, a reproché à celui-ci d’opérer « un tri ethnique » entre les victimes juives et non juives et, ce faisant, de « continuer le travail d’Hitler »… Rien de moins.

La lecture du dernier pamphlet de M. Sand dans lequel celui-ci accuse les Juifs et Israël de se livrer à une « industrie de la Shoah » dans un but à la fois « économique » et « hégémonique » dispensera sans doute M. Mermet d’inviter M. Dieudonné M’bala M’bala.

Que risquent les jeunes espiègles de Grigny, arrêtés par les services de M. Valls après avoir attaqué le RER D le samedi 16 mars ? Lorsque l’émotion, relative, se sera estompée, on peut, par analogie raisonner par comparaison avec l’affaire du TER pour laquelle Chirac avait déclaré fermement : « les coupables seront punis comme il se doit ». Trois ans plus tard, six prévenus étaient condamnés à six mois avec sursis pour deux d’entre eux, 18 mois ferme pour le « meneur », des amendes pour les trois autres. Encore faut-il ajouter que la plupart étaient majeurs, contrairement à ce qui s’est passé à Grigny.

Pas question, de toucher, avec Mme Taubira, à la sainte ordonnance de 1945 sur les mineurs, quoique nos bambins d’aujourd’hui mesurent 1m85, se livrent à des tournantes à 15 ans et soient parfois armés jusqu’aux dents de lait.

Dans ce contexte attendrissant, je ne résiste pas à vous lire des extraits de « La France Orange mécanique » dont certains journalistes ne pardonnent pas à M. Obertone d’avoir puisé les faits bruts dans leurs journaux.

« Nous avons toujours eu quelques dizaines d’années de retard sur les Etats-Unis. Les bandes françaises s’inspirent directement des gangs américains, abreuvés de culture hip hop et de R n’B. À Paris, ces bandes aux membres ‘quasi exclusivement d’origine subsaharienne’ (Le Monde du 5 septembre 2007) se donnent déjà le nom de gangs territoriaux : GDN et Def Mafia pour la bande de la Gare du Nord et celle de la Défense. ‘On assiste à un retour sensible du phénomène de bandes ethniques composées en majorité d’individus d’origine subsaharienne, arborant une appellation, des codes ou signes vestimentaires inspirés des groupes noirs américains’, détaille un responsable de la DCRG. ‘Il semblerait que la Gare du Nord soit devenue un enjeu territorial’, explique le procureur de Paris, Jean-Claude Marin. ‘Il y a une cristallisation sur cet endroit, avec deux bandes qui luttent : l’une est parisienne, l’autre provient des Hauts-de-Seine’, ‘on parle d’une ‘bande de la Défense, composée d’une quarantaine d’individus pour l’essentiel d’origine subsaharienne, issus des quartiers sensibles des Hauts-de-Seine, des Yvelines et du Val-d’Oise’. (…) Au centre commercial Grigny 2 on observe également des membres de bandes se promener avec des T-shirts où figure l’inscription ‘noir et fier’. Parmi eux, on retrouve la bande des ‘Black guerilla armée’, spécialisée dans le ‘car jacking’ ou les ‘Grigny Hot Boy’, des collégiens d’origine africaine, auteurs de vols avec violence.  À Gonesse, ce sont des chrétiens d’Irak, installés dans le quartier des marronniers, qui se heurtent à des maghrébins de la cité de la Fauconnière. Le 31 octobre 2006 l’un d’eux a été paralysé à vie par une balle reçue dans le dos. » (Le Monde 5 septembre 2007).

Seules les petites victimes ne grandiront pas. Salopard d’Obertone.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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