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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 avril 2013

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Lorsqu’un groupe social se fiche de la liberté d’expression et la réclame lorsqu’il rencontre des difficultés à exprimer ses propres idées, et non comme étalon de mesure de la démocratie, il n’est pas surprenant que ce débat surréaliste entre Patrick Cohen et Frédéric Taddei ait lieu :

Il faut avoir une conception asséchée, indifférente, pour ne pas voir que Patrick Cohen, en demandant de censurer des personnes selon des critères qui lui sont propres, agresse ce droit naturel, la liberté de parole.

Ce ne sont pas vos médias consensuels, et la porte qu’ils ouvrent exclusivement aux personnages politiquement acceptables, qui prouvent que vous vivez en démocratie, mais la façon dont ils laissent parler – ou pas – ceux qui dérangent.

La démocratie ne se réduit pas à s’assurer que les politiciens ont un temps de parole équitable. Il ne suffit pas que les partis d’opposition ne soient pas interdits, ou que les élections soient libres. Beaucoup de dictatures proposent cela.

La démocratie se mesure à la façon dont une société gère les opinions les moins partagées de toutes, les plus négatives de toutes, les plus dérangeantes de toutes. En ce sens, et Guy Millière le témoigne régulièrement, la France ne jouit pas d’une grande liberté d’expression – mais il est vrai que les Français ne l’ont pas souvent défendue.

Laisser s’exprimer toutes les opinions encourage la vigueur du débat démocratique, et encourager le débat public est le seul moyen connu pour faire reculer les totalitaires et les intolérants, et permettre à la liberté de s’épanouir.

Les médias foisonnent de journalistes et de politiciens à l’esprit totalitaire qui cachent avec talent leur intention de nuire à la démocratie, au point qu’il est extrêmement difficile de les démasquer. Seule la liberté d’expression peut leur faire obstacle.

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Et soyez certains que lorsque un peuple ne chérit pas la liberté, et plus particulièrement la délicate liberté d’exprimer dans le forum public sa pensée, les premiers à profiter de cette nonchalance et de la supprimer seront les groupes les plus puissants : le gouvernement, les médias et plus grave encore, les tribunaux, dernier rempart.

Dans l’affaire Zemmour, |a justice n’a pas caché son dégoût pour la liberté d’expression, en affirmant sans la moindre honte que Zemmour avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d’expression ». Quelles sont ces limites ? Pas de réponse. Qui les fixe ? Pas de réponse. Sur quels critères ? Pas de réponse non plus.

La réponse est arrivée tout de même, des médias, qui n’ont pas exprimé la moindre gêne à la motivation du juge sur sa décision. La limite judiciaire en France en 2013, c’est lorsque ce qui est politiquement incorrect s’exprime et que le juge base sa décision sur sa conviction.

Qui alors protègera la liberté de parole ? Silence de la justice que ce sujet ne semblait pas préoccuper, et qui en rajoutait une couche en s’octroyant un rôle totalitaire : « la République doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l’on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur ». Unifier. La justice a décidé qu’elle doit uniformiser, standardiser la parole, et tuer le débat qui n’est pas consensuel. Dont acte.

Il y a quelques mois, Enquête et Débat s’état livré à un intéressant inventaire (1) : il a examiné si les invités de la radio du service public reflétaient sa statutaire neutralité, et si le CSA exerçait son pouvoir de contrôle. Sans surprise, il constata que 80% des personnalités à qui l’on donne du temps d’antenne se situent politiquement entre la gauche et l’extrême gauche.

Sans surprise non. Ni le CSA, ni le public, ni les politiques, ni les médias ont levé le bout du nez.

Entre ce que la France prétend être  – la patrie des Droits de l’homme – et ce qu’elle est vraiment, la différence est grande.

Un citoyen, du plus abruti au plus éduqué, ne peut faire un choix électoral, avoir une pensée politique, se construire une opinion, que par les informations qu’il voit à la télé, entend à la radio et lit dans les médias.

Dès l’instant ou ces informations sont biaisées, déformées, manipulées pour qu’elles penchent fortement d’un coté, du coté de ce qu’un petit groupe médiatique gauchiste et bobo parisien décide qu’il est scandaleux de penser (Aymeric Caron est un beau spécimen), alors le citoyen, du plus abruti au plus éduqué, ne possède plus les bases pour raisonner, et la démocratie ne fonctionne pas.

En 1906, Beatrice Hall, sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, écrivait dans un livre ayant pour titre The Friends of Voltaire : « Je désapprouve ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».

En France, beaucoup se plaignent du manque de liberté d’expression non pour la défendre, mais parce qu’ils n’arrivent pas à faire entendre ce qu’ils ont à dire.

On n’a pas beaucoup avancé, en 100 ans…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

(1) http://www.enquete-debat.fr/archives/analyse-des-invites-de-france-inter-en-avril-2012-2012

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