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Publié par Guy Millière le 28 avril 2013

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Comme je l’ai écrit récemment, comme chacun peut le constater, et comme je le prévoyais depuis longtemps, la situation en France s’aggrave. J’y reviendrai.

Certains lecteurs m’ont dit, parfois, que je faisais preuve d’un pessimisme excessif en traitant de cette aggravation, et ils m’ont demandé pourquoi je n’évoquais pas la possibilité d’une alternative.

J’entends leur répondre ici.

Le premier point à souligner à mes yeux est qu’une alternative s’élabore, et repose sur le travail des idées.

Pour l’heure, en France, les alternatives qui ont pu être élaborées se trouvent marginalisées et ne sont reprises par aucun grand parti politique. Le travail des idées se mène, mais il est très largement marginalisé. Les choix qui se présentent sont des choix entre des socialistes, des conservateurs teintés de socialisme, des nationalistes xénophobes teintés de socialisme, et des marxistes qui seraient pire que des socialistes. Il n’existe aucun dirigeant politique d’envergure qui soit un défenseur clair et net du droit naturel, de l’économie de marché et de la liberté d’entreprendre, et aucun dirigeant politique d’envergure qui soit susceptible d’expliquer les paramètres de l’économie du vingt-et-unième siècle et les défis auxquels la France et le continent européen sont confrontés. Il n’existe aucun intellectuel à même de fournir des idées sur lesquelles un dirigeant politique d’envergure qui entendrait prendre ces chemins pourrait s’appuyer : non pas parce que de tels intellectuels n’existent pas, mais parce qu’ils sont impitoyablement condamnés au silence médiatique. Je suis bien placé pour le savoir. Et je pourrais dresser la liste des gens de qualité avec lesquels j’ai travaillé depuis trente ans, et qui sont eux aussi bien placés pour le savoir.

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Le deuxième point à souligner est que la situation est ce qu’elle est en raison d’une victoire quasiment totale en France (mais il en va de même dans d’autres pays européens) des tenants du socialisme sous toutes ses formes.

Cette victoire est le fruit d’un travail opiniâtre et acharné d’infiltration et de prise en main de tous les appareils d’éducation, de culture, de formation par les tenants du socialisme. Ce travail a été opéré depuis les lendemains de la Deuxième Guerre Mondiale. Il s’est exacerbé pendant les années où François Mitterrand était au pouvoir. Il n’a été contré par aucun des Présidents dits de « droite » de la Cinquième république, qui ont pratiqué une politique d’errance et de confusion. Les résultats sont là : il n’y a plus personne qui puisse avoir l’audience que pouvait avoir Raymond Aron dans les années de l’après guerre, plus personne qui puisse avoir l’audience que pouvait avoir Jean-François Revel il y a dix ans encore. J’ai consacré trente années de ma vie à mener ce que Ludwig von Mises appelait le « combat des idées ». Chaque décennie depuis trente ans, le combat a été plus difficile. Le travail opiniâtre et acharné d’infiltration dont je parle a été défini par divers auteurs marxistes, mais aucun ne l’a mieux défini qu’Antonio Gramsci, communiste italien du début du vingtième siècle. Gramsci disait que les idées qui avaient porté le capitalisme étaient hégémoniques. Il suggérait aux ennemis du capitalisme une « longue marche » au travers des institutions de façon à éroder puis broyer l’hégémonie aux fins de la remplacer par une autre hégémonie, jusqu’à ce que tous les débats se déroulent sur l’horizon mental de l’anti-capitalisme. Nous sommes dans le cadre de l’autre hégémonie théorisée par Gramsci. Il n’existe quasiment plus de débats contradictoires en France aujourd’hui. En lisant la presse britannique, le Daily Telegraph par exemple, je ne cesse de me dire que ce que je lis serait impubliable en France. En regardant des débats télévisés aux Etats-Unis, je constate que nombre de phrases vaudraient un procès immédiat en France à celui qui les prononce. Tout est tenu en France aujourd’hui, strictement tout : les partis politiques, les écoles et les lycées, les universités, les maisons d’édition, les grands médias, la justice elle-même.

Le troisième point à souligner est la transformation de la société : l’autre hégémonie qui s’est mise en place s’appuie sur un changement de population en même temps que sur un lavage de cerveau généralisé. Les porteurs de capital intellectuel se lassent ou s’en vont ailleurs. Les Juifs s’en vont peu à peu. Le Christianisme s’érode. L’islam gagne du terrain. Le but des tenants de l’autre hégémonie est de contribuer à ce changement de population en même temps qu’ils lavent les cerveaux. Ce qui leur permettra, espèrent-ils, de rendre ce qui vient irréversible.

Je voudrais penser qu’ils ne sont pas parvenus à l’irréversibilité. Je voudrais le penser d’autant plus que l’autre hégémonie est porteuse de destruction et de stérilité, et ne peut que conduire davantage vers la déliquescence qui avance aujourd’hui.

Pour l’heure, cette déliquescence révèle surtout ce que j’ai défini dans d’autres articles en parlant d’anomie, autrement dit de destruction des repères qui permettent à une société d’exister. Je pense que nous sommes dans l’anomie, ou, pour le moins, tout au bord de l’anomie.

La déliquescence et l’anomie mènent vers les décombres. Après le stade des décombres, il est des sociétés et des civilisations qui se redressent, d’autres qui meurent.

Nous allons présentement, plutôt vers la mort.

Pour que les rudiments permettant de conduire vers une alternative puissent poindre, il faut d’abord regarder la situation en face.

Nous en sommes à un stade où quasiment personne n’ose regarder la situation en face.

C’est dire à quel point nous sommes loin des rudiments que je viens d’évoquer.

Je viens de publier un livre consacré à l’antisémitisme et à Israël.

Je consacrerai un prochain livre à cela, précisément : donner des moyens de regarder la situation en face.

Ce sera un commencement.

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