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Publié par Michel Garroté le 30 avril 2013

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Buenos Aires : l’attentat du Hezbollah (donc l’Iran) contre des Juifs Argentins.

 The réd en chef – L’élection de Jorge Mario Bergoglio comme Pape a mis sous les feux de l’actualité les dramatiques années que l’Argentine a vécues durant les années 1970. Un épisode peu connu à l’extérieur du pays est l’assassinat systématique – par des groupes terroristes marxistes – de personnalités catholiques.

Parmi ces personnes qui sont mortes pour leur foi se détachent trois noms qui ont été rappelés ces jours-ci : Sacheri, Genta, Amelong. Rappelons également les attentats terroristes iraniens perpétrés contre des Juifs Argentins par la milice mercenaire du Hezbollah.

Entre le terrorisme marxiste contre des Chrétiens Argentins et le terrorisme islamiste contre des Juifs Argentins, la Patrie de l’actuel pape a vécu des épisodes douloureux que les médias francophones ont passés – et passent encore – sous silence, préférant raconter des mensonges abjects (que nous avons mis en pièces sur ce blog ; voir liens en bas de page) sur la soi-disant collaboration de Jorge Mario Bergoglio avec les militaires de Buenos Aires.

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Mais revenons aux trois catholiques argentins (photo ci-dessus) assassinés par des terroristes marxistes dans les années 1970 (liens vers sources en bas de page).

Carlos Alberto Sacheri (1933-1974), licencié en droit de l’Université de Buenos Ayres et docteur en philosophie de l’Université Laval de Québec (Canada) où il fut professeur de 1967 jusqu’à son retour en Argentine pour prendre la charge des chaires de Philosophie et de l’Histoire des Idées Philosophies à l’Université de Buenos Ayres et de Méthodologie Scientifique et Philosophie Sociale dans l’Université Catholique Argentine. Dans la continuité de l’importante et influente école thomiste de ce pays, il écrivit peu avant sa mort une célèbre oeuvre sur « L’ordre naturel », considérée comme l’une des synthèses modernes de philosophie morale et politique de Saint Thomas d’Aquin.

« L’analyse de la personne humaine et ses qualités ou propriétés essentielles nous porte spontanément à la reconnaissance d’un ordonnancement naturel, expression d’une sagesse divine, qui doit servir de base à l’ordre social, en déterminant les normes éthiques de base qui l’expriment sur le plan de la conduite humaine. De là surgit le concept classique du droit naturel comme ce qui est du à l’homme en vertu de son essence, avec ses trois notes d’universalité, car il est de rigueur pour tous les hommes et tous les temps ; de l’immutabilité, car il échappe dans ses normes premières aux contingences géographiques, historiques et culturelles ; et de cognoscibilité, car il est capté spontanément par la conscience morale des individus », expliquait Sacheri.

Sacheri se positionna fermement contre la Théologie de la Libération et contre le courant qui, en ces années-là, a transformé beaucoup de prêtres et de religieux en apôtres, de fait, du marxisme, ce qu’il a dénoncé dans son livre en 1971, « L’Église clandestine ». Lui, au contraire, comme l’a affirmé Ricardo von Büren lors du Congrès Thomiste International (ici) qui a eu lieu à Rome en 2003, a assimilé le magistère pontifical « jusqu’à révéler un domaine abouti de la Doctrine Sociale de l’Église dont il est un fin connaisseur et interprète, pouvant être considéré comme l’un de ses plus importants diffuseurs en Argentine.

Le dimanche 22 décembre 1974, alors qu’il revenait de la messe, il a été assassiné par des terroristes de l’Armée Révolutionnaire du Peuple (ERP), devant sa femme et ses sept enfants, le plus grand âgé de 14 ans, la dernière de 2 ans. Ils lui ont tiré à la tête alors à la terre quand il conduisait la voiture familiale vers la maison au retour de la cathédrale Saint Isidore (province de Buenos Aires). Il avait 41 ans et l’Église catholique a perdu l’un de ses penseurs laïcs les plus illustres.

Les assassins (l’ERP) de Sacheri étaient les mêmes que ceux qui en avaient terminé quelques semaines auparavant, et dans des circonstances similaires, avec la vie d’un autre intellectuel catholique, Jordán Bruno Genta (1909-1974). Lui aussi en présence de sa famille. Dans son cas, non pas au retour de la messe, mais alors qu’il s’y dirigeait, un dimanche matin, le 27 octobre 1974. Il a reçu onze impacts de balles.

La trajectoire de vie de Genta était très différente de celle de Sacheri. Son père était athée et anticlérical et il ne baptisa aucun de ses trois enfants. Leur mère était morte d’une maladie cardiaque quand ils étaient tout petits. Ils furent ainsi élevés sans formation religieuse, et quand Jordán entra à l’Université de Philosophie et de Lettres, tout de suite il s’est exalté pour l’idéologie marxiste. En 1934 il se maria civilement avec María Lilia Losada, de parents espagnols, et peu de temps après il fut diagnostiqué une tuberculose au jeune philosophe.

Pour la soigner, ils déménagèrent à la sierra de Córdob où Genta commença à méditer les classiques, en particulier Platon et Aristote, sans le prisme du matérialisme moderne. En 1935 ils allèrent vivre à Paraná où il remplit le rôle de professeur à l’Université Nationale du Littoral. Là il découvrit l’œuvre de Jacques Maritain et, par son intermédiaire, celle de Saint Thomas d’Aquin, qui avait été absent de sa formation académique.

Genta a également lié une amitié, qui sera décisive, avec Juan Ramón Álvarez Prado, professeur au séminaire diocésain, avec qui il commence à débattre sur le catholicisme et à le découvrir du point de vue intellectuelle. Après des années où il a intensifié ses contacts avec le clergé local, Genta reçut le baptême en 1940 et le même jour se maria religieusement avec son épouse. Ensuite il devint recteur de l’institution où il enseigna, se transformant en bête noire de la gauche radicale qui conçut une haine contre lui qui l’amènera à la mort quelques trente ans plus tard. Politiquement nationaliste, il s’opposa au gouvernement de Juan Domingo Perón et subit l’épuration, montant chez lui une chaire libre d’enseignement, jusqu’à sa réintégration à la normalité académique après la révolution de 1955. Et il finit comme recteur de l’Institut National du Professorat. Il avait alors terminé complètement sa conversion au catholicisme, mais ce ne fut qu’en 1952 qu’il fit sa Première Communion, il avait 43 ans.

Complètement tourné vers l’approfondissement de sa foi, en 1960, il écrivit une de ses œuvres les plus connues, « Libre examen et communisme », où il approfondit jusque dans les ultimes racines du marxisme, dans le fond, disait-il « une question religieuse ». Les débats politiques étaient, dans sa perspective, toujours réductibles à un principe métaphysique : « Nous sommes catholiques et nous voulons l’être en tout, en pensée, en décision, dans les affections, dans les passions, dans les préférences, tout autant dans la conduite publique de privée ». Et en accord avec la tradition philosophique chrétienne il préconisait une hiérarchie des savoirs couronnée par la foi. « Ce dont a besoin un peuple, c’est de la Théologie et de la Métaphysique, surtout quand c’est un peuple qui procède de la Civilisation du Christ, des Grecs et des Romains. Rien de plus » : c’est ainsi qu’il conclut une conférence le 27 octobre 1974. Le lendemain il tombait criblé de balles. Les terroristes savaient qui ils tuaient.

Raúl Alberto Amelong (1922-1975) subit même sort le mois de juin suivant. Avec une mise en scène ressemblante. Toujours pour une plus grande cruauté, en présence des siens. C’était un haut responsable d’Acindar, la puissante Industrie Argentine de l’Acier. Il transportait au lycée sa fille de 17 ans et l’une de ses amies, quand quatre jeunes descendirent d’un véhicule et déchargèrent leurs armes sur lui. Il reçut 10 balles et l’une d’elle blessa la jeune Inés à la jambe. Neuf autres enfants reçurent à la maison la nouvelle selon laquelle ils avaient perdu leur père. C’était le 4 juin 1975.

De profonde religiosité, il confiait sa sécurité à la Divine Providence, bien que des risques d’attentats n’étaient pas écartés en ce que le concernait à une époque d’impunité du terrorisme. De fait son assassinat revendiqué par les « Montoneros » (terroristes marxistes) n’arriva jamais jusqu’aux tribunaux. « Si un jour il m’arrive de mourir de mort violente, je prierai Dieu pour que je pardonne aux assassins », disait-il.

Amelong n’était pas un homme de pensée comme Sacheri ou Genta, mais un chef d’entreprise, mais néanmoins pas moins engagé dans le militantisme catholique. Comme eux il s’avouait thomiste : « Mais il me manque encore beaucoup à savoir», admettait-il avec humilité. Il fonda l’Action Catholique à Rosario (3ème ville d’Argentine) et fut l’un de ses dirigeants à Villa Constitución (ville à l’embouchure du fleuve Paraná qui se jette dans le Río de la Plat ; 50’000 habitants) et finança la construction de plusieurs églises. Il s’engagea tellement pour l’Église que malgré sa position sociale élevée il vécut toujours modestement et seulement peu de jours avant sa mort, à 53 ans, il put proclamer victorieusement à sa femme : « Nous avons terminé de payer toutes nos dettes » (liens vers sources en bas de page).

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Victimes de la Terreur marxiste

Reproduction autorisée

Avec mention Michel Garroté www.dreuz.info

http://www.religionenlibertad.com/articulo.asp?idarticulo=28361

http://www.victimasdeargentina.com/

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