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Publié par Gilles William Goldnadel le 6 mai 2013

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Mur des cons et fausses accusations : quand l’idéologie du mépris du Syndicat de la magistrature s’avère bien ancrée dans les médias

Dans une « analyse » datée du 30 avril, le journal Le Monde estime que « Me Gilles William Goldnadel, membre de l’UMP, chroniqueur à Atlantico et membre du très droitier Institut Pour la Justice » aurait rendu public la vidéo du Mur des cons du Syndicat de la magistrature.

Le Monde a découvert le pot aux roses. À défaut d’être sur le mur des cons, j’étais derrière. Dans une « analyse » datée du 30 avril, Frank Johannes écrit : « la mayonnaise a pris en raison de plusieurs facteurs. Il s’agit d’une opération politique fort bien menée. Clément Weill Raynal… assure avoir donné les images à un magistrat : sans doute plutôt à un avocat (le sien), Me Gilles William Goldnadel, membre de l’UMP, chroniqueur à Atlantico et membre du très droitier Institut Pour la Justice. Me Goldnadel le conteste, peu importe ».

M. Johannes aurait pu tout de même rapporter la totalité de ma « contestation »: tout en étant contraint de nier factuellement avoir été l’intermédiaire dans cette « opération », je le regrettais vivement, s’agissant d’une œuvre de salubrité publique.

Le Monde aurait pu également, qui sait, questionner à ce sujet la direction d’Atlantico. Il paraît que cela se fait.

Je reconnais que les conjectures de M. Joannes ne sont pas extravagantes et que j’ai même une assez belle tête de con, en qualité de Secrétaire National de l’UMP, éditorialiste à Atlantico, et avocat de Clément Weill-Raynal. M. Johannes n’a pas écrit, mais a certainement pensé, que ma qualité de président de France- Israël n’était pas faite pour arranger mon cas. A en croire, en effet, un article de son journal daté du même jour, la guerre entre Clément Weill- Raynal et le syndicat des journalistes CGT qui réclame sa tête a également pour arrière-plan l’affaire Al dura et le conflit proche-oriental.

J’évoque souvent ici la modération toute relative du PCF sur le sujet-dont les mairies prennent l’habitude de célébrer les assassins d’Israéliens-pour croire volontiers en cette information là.

Oui mais voilà, même ceux qui me colleraient volontiers au mur me prêtent rarement le défaut d’hypocrisie ou de lâcheté, et quand je dis non, ce n’est pas oui.

Je rejoins néanmoins M. Johannes sur le fait que cela n’a pas une grande importance. Ce ne sera pas la première fois que les spéculations intellectuelles du Monde sont, à défaut d’être hasardeuses, erronées.

On voit aujourd’hui clairement que l’œuvre de Clément Weill Raynal aura été publiquement salubre en apportant la preuve de deux évidences qui étaient niées effrontément.

La première, mise sous le nez de tous, c’est qu’une partie non négligeable de la magistrature française est grotesquement partisane.

Dans son plaidoyer désespéré en faveur du Syndicat de la Magistrature, M. Johannes tente de suggérer qu’un magistrat est un homme et qu’il ne saurait être « neutre ».

Certes, mais l’inévitable subjectivité humaine n’oblige ni au mépris ni à la haine. A fortiori lorsqu’on s’arroge le droit exorbitant de juger et d’enfermer son prochain et que l’on a prêté serment d’être digne et modéré.

N’en déplaise au journaliste précité, les cons collés au mur, et tous ceux qui en ont le profil, ne le sont pas suffisamment pour ne pas comprendre le risque qu’ils encourent au cas ou un cruel destin les conduirait demain matin devant de tels juges, encartés ou non.

Tant il est vrai que l’indépendance de la justice française est aujourd’hui moins menacée par le pouvoir politique que par celui d’une idéologie redoutablement primaire.

Mais le geste courageux du journaliste de France 3 aura permis, à un second niveau, d’illustrer une autre évidence, niée ordinairement avec une égale effronterie : que l’idéologie du mépris véhiculée par le Syndicat de la Magistrature existe, tout aussi puissante, dans les médias, à commencer par ceux du service public.

La contre-attaque du SM aura commencé par un contre-feu : s’en prendre au journaliste fauteur de scandale. Article dans Libération, mouchardage par ses collègues et voilà que le syndicat des journalistes CGT réclame la peau de son confrère. Voilà encore, que très sérieusement, les mêmes qui applaudissent Mediapart, Wikealeaks et autres caméras cachées évoquent soudainement, comme Le Monde, « des photos volées».

Dans ce cas, je tremble désormais pour l’équipe d’ « Envoyé Spécial » de France 2 qui, ce vendredi soir du 3 mai, a expédié, pour confondre les méthodes de certaines officines de recouvrement, des « journalistes infiltrés » à l’intérieur d’une entreprise pour capter par la ruse, l’image et la voix de ses employés. À côté, mon client ne sera toujours qu’un modeste amateur.

Cela n’a pas empêché le lendemain, toujours sur France 2, Laurent Ruquier de morigéner sévèrement Clément Weill Raynal en reprenant sans barguigner les affirmations du Monde : « parce que c’est un journaliste qui filme un scoop… qui ne donne pas ce scoop à sa rédaction, mais plutôt à son avocat membre de l’UMP et chroniqueur au site Atlantico… On ne peut pas dire qu’il soit totalement de bonne foi. Je crois qu’il a vraiment gagné sa place sur le mur qu’il a lui-même dénoncé. ». Belle leçon de déontologie journalistique sur France Télévision avant même que l’accusé ne comparaisse devant la commission de discipline de… France Télévision.

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Mais il arrive, curieusement, que c’est lorsque la ficelle est trop grosse qu’elle rompt. C’est exactement ce qui arrive. Comme une vague déferlante qui emporte tout. Chaque semaine, l’actualité apporte son lot d’impostures de la défunte « gauche morale ».

L’opinion, à la notable exception donc d’une partie de la presse, est désormais exaspérée par l’impérieuse éthique à géométrie invariable de cette idéologie à la dérive.

Raison pourquoi les cons relèvent la tête. Autrefois ils auraient rasé les murs d’y être punaisés. Aujourd’hui ils se syndiquent.

Autrefois, ils croyaient affronter des idéologues certes extrêmes, mais intelligents et généreux. Ils savent aujourd’hui avoir en face d’eux d’ineptes tartuffes mensualisés.

Raison pourquoi encore, sous l’article-plaidoyer du Monde, l’immense majorité des commentaires, émanant pourtant de ses lecteurs, dénoncent son soutien à l’insoutenable.

La presse convenue se plaît à dire le rejet croissant du peuple pour ses représentants politiques. Elle est moins prompte à observer comment, sondage après sondage, ce même peuple se détourne d’elle.

Il sait désormais décoder ses messages chiffrés, ses discours étrangers à la réalité, ses tics langagiers et ses oublis réitérés.

Retour et fin sur l’article du Monde : l’Institut Pour la Justice, dont je m’honore d’être l’un des conseils, collé au mur par le SM, y est qualifié de « très droitier », ce qui n’a pas l’air d’être un compliment.

Je ne saurais trop conseiller à son auteur l’édifiante lecture du livre que vient de publier chez Fayard le secrétaire général de cet institut, Xavier Bébin, et intitulé « Quand la justice crée l’insécurité ».

Il montre, méthodiquement, preuves à l’appui, comment des jeunes qui essaient de tuer des policiers à coups de marteau sortent libres du tribunal. Comment des violeurs en série sont libérés sans précaution et récidivent. Comment des multirécidivistes accumulent les sanctions platoniques dans un sentiment d’impunité. Comment des victimes terrorisées doivent déménager à la suite de jugements qui autorisent leur agresseur à revenir vivre à proximité.

Je dis – mais je ne suis plus seul – qu’il y a plus d’humanité, de compassion, d’amour vrai, de générosité, de sincérité, de courage, mais aussi d’intelligence chez ce responsable de cette association « très droitière », que chez tous les Syndiqués de la Magistrature et leurs laudateurs empressés.

Il va devenir difficile de se dire très gaucher.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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