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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 mai 2013

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Le pape François va canoniser ce dimanche 800 martyrs qui ont refusé en 1480 d’abjurer le christianisme pour se convertir à l’islam et ont été décapités à Otrante (sud de l’Italie) sur ordre du commandant musulman ottoman Gelik Achmet Pascia.

Les islamistes d’aujourd’hui n’ont pas changé d’un millimètre – mais maintenant ils ont des complices, les « islamo-gauchistes », journalistes et élites mal pensants.

Dans « il Foglio », Alfredo Mantovano, juriste catholique et sénateur, né au sud des Pouilles, dans la région d’Otrante, sur la même terre que les huit cents, écrivait1 :

Ces 800 hommes ont subi il y a cinq siècles le sort réservé à l’Américain Nick Berg en 2004. Capturé par des terroristes islamistes en Irak alors qu’il exerçait son activité d’antenniste, il a été tué au cri de « Allah est grand ! » Son bourreau, après lui avoir tranché la veine jugulaire, a passé la lame autour du cou jusqu’à ce que la tête se détache et il l’a montrée comme un trophée. Exactement ce que le bourreau ottoman avait fait à chacun des 800 habitants d’Otrante en 1480.

Les rares médias qui relatent cette canonisation hautement symbolique – 100 000 chrétiens sont massacrés chaque année – gomment soigneusement la dimension islamiste de ce massacre.

Mantovano rapporte cette tentative d’invasion mahométane :

Le prologue à cette exécution de masse a lieu le 29 juillet 1480, aux premières heures du jour : depuis les murs d’Otrante, on voit pointer à l’horizon une flotte composée de 90 galées, 15 mahonnes et 48 galiotes, avec à leur bord 18 000 soldats, qui devient de plus en plus visible. L’armée est dirigée par le pacha Agometh, lui-même sous les ordres de Mehmet II, dit Fatih, le Conquérant. En 1451, ce sultan, alors âgé de 21 ans à peine, avait pris la tête de la tribu ottomane, qui s’était imposée sur l’échiquier des émirats islamiques un siècle et demi auparavant.

En 1453, à la tête d’une armée de 260 000 Turcs, Mehmet II avait conquis Byzance, la « seconde Rome ». Dès lors, il projetait de s’emparer de la « première Rome », la vraie Rome, et de transformer la basilique Saint-Pierre en écurie pour ses chevaux.

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En juin 1480, il juge le moment opportun pour accomplir son œuvre: il lève le siège de Rhodes – que ses chevaliers défendaient avec courage – et dirige sa flotte vers la mer Adriatique. Il a l’intention de s’emparer de Brindisi, dont le port est vaste et commode. De Brindisi, il envisage de remonter l’Italie jusqu’au siège de la papauté. Un fort vent contraire contraint cependant les navires à toucher terre à 50 milles plus au sud. Le débarquement a lieu à Roca, à quelques kilomètres d’Otrante.

à l’aube du 12 août, les Ottomans concentrent leurs tirs sur un des points les plus fragiles des murailles. Ils ouvrent une brèche, envahissent les rues, massacrant tout ce qui est à la portée de leurs tirs. Ils gagnent la cathédrale où de nombreux habitants se sont réfugiés. Après avoir renversé les portes et pénétré dans l’édifice, les Ottomans trouvent l’archevêque Stefano vêtu de ses habits pontificaux, le crucifix à la main. A l’injonction des assaillants de ne plus prononcer le nom du Christ – puisque c’est Mahomet qui commande désormais – l’archevêque leur répond en les exhortant à la conversion. Il est alors décapité d’un coup de cimeterre.

“Environ huit cent hommes furent présentés devant le pacha. A ses côtés se tenait un prêtre calabrais nommé Jean. Ce misérable apostat fit usage de son éloquence satanique pour persuader les chrétiens d’abandonner le Christ pour se convertir à l’islam. S’assurant ainsi de la bonne grâce d’Algometh, ils auraient la vie sauve et conserveraient tous les biens dont ils disposaient chez eux. Dans le cas contraire, tous seraient massacrés. Parmi ces héros, Antonio Primaldo, un tailleur déjà vieux mais plein de piété et de ferveur. Au nom de tous les autres, il répondit: ‘Vous tous, croyez en Jésus Christ, fils de Dieu et soyez prêts à mourir mille fois pour lui’“.

« En se tournant vers les chrétiens, Primaldo leur adressa ces mots: ‘Mes frères, nous avons combattu jusqu’à aujourd’hui pour notre patrie, notre vie et nos maîtres terrestres. Le temps est venu désormais de conserver nos âmes pour notre Seigneur. Puisqu’il est mort sur la croix pour nous, il convient que nous aussi mourrions pour lui, fermes et constants dans la foi. Par cette mort terrestre, nous aurons la vie éternelle et la gloire du martyre’. A ces mots, ils crièrent d’une seule voix et avec ferveur qu’ils préféraient mille fois mourir de n’importe quelle mort plutôt que de renier le Christ”.

Agometh ordonne la condamnation à mort des huit cents prisonniers. Le matin suivant, ils sont conduits, la corde au cou et les mains liées derrière le dos, à la colline de la Minerve, à quelques centaines de mètres de la ville. De Marco poursuit:

“Tous répétèrent la profession de foi et la réponse généreuse donnée précédemment. Alors le tyran ordonna la décapitation, en commençant par le vieux Primaldo, qu’il détestait.

Le sacrifice des huit cents d’Otrante n’est pas important uniquement du point de vue de la foi. Les deux semaines de résistance de la ville permettent à l’armée du roi de Naples de s’organiser et de se rapprocher de ces lieux, empêchant ainsi les 18 000 Ottomans d’envahir toute la région des Pouilles.

Les chroniqueurs de l’époque n’exagèrent pas en affirmant qu’Otrante a permis le salut de l’Italie du Sud. Et plus encore, si l’on en croit l’information selon laquelle la prise de la ville avait initialement incité le pape de l’époque, Sixte IV, à prévoir son déplacement vers Avignon, par crainte que les Ottomans ne s’approchent de Rome.

Cinq siècles plus tard, le 5 octobre 1980, Jean-Paul II se rend à Otrante en souvenir du sacrifice des huit cents : “N’oublions pas les martyrs de notre temps. Ne nous comportons pas comme s’ils n’existaient pas“.

Benoît XVI, le 11 février 2013, lors d’un consistoire ordinaire, a annoncé pour le 12 mai la cérémonie de canonisation d’Antonio Primaldo et de ses compagnons. Juste avant de faire savoir en latin qu’il avait décidé de démissionner.

Alfredo Mantovano conclut :

Aujourd’hui, l’Europe est attaquée, non pas – comme c’était le cas à Otrante – par une armée islamique organisée par des institutions, mais par plusieurs organisations non gouvernementales regroupant des fondamentalistes islamistes. En tenant compte de cette différence structurelle, il n’est pas déplacé de s’interroger de ce qu’il reste aujourd’hui en Occident, en Europe, en Italie, de ce “naturel“ qui a amené une communauté toute entière à “défendre la paix de sa terre“ jusqu’au dernier sacrifice.

La question n’est pas hors de propos si l’on pense que dans la lutte contre le terrorisme, la solidité du corps social – ou au moins de sa majeure partie – est réellement décisive dans la lutte contre le terrorisme, face à la menace et aux manières les plus barbares de la concrétiser. Le souvenir d’Otrante sert à souligner qu’il existe des moments où la résistance est un devoir, mais il permet avant tout de se rappeler qui nous sommes et de quelles communautés nous descendons.

Otrante nous montre qu’une civilisation culturellement homogène – ou même principalement animée par des principes de réalité – est capable de réagir de manière très unie pour défendre sa propre paix. Elle le fait sans piétiner sa propre identité et sa propre dignité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

1http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/161401?fr=y

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