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Publié par Dreuz Info le 21 mai 2013

al dura faux

Rapport sur l’affaire France 2-al-Dura (Report on the Al-Durrah Affair)

Table des matières et résumé officiel

Table des matières

1° Partie : Le reportage de France 2 sur les événements au carrefour de Netzarim le 30 Septembre, 2000, p. 5

2° Partie : les effets du reportage Al-Dura, p. 12

3° Partie : Normes professionnelles et éthiques du journalisme : les leçons de l’affaire Al-Dura, p. 18

Conclusion, p. 23

Annexe 1 : déclarations israéliennes officielles sur l’affaire Al-Dura depuis le 30 septembre 2000, p. 24

Annexe 2 : déclaration de M. Ricardo Nachman, sous-chef du Centre national de médecine légale, p. 29

Annexe 3 : déclaration du Dr. Yehuda David – Opinion médicale liée à l’incident Al-Dura, p. 31

Annexe 4 : déclaration du colonel (R) Fares Nizar, commandant la position de Tsahal au carrefour de Netzarim le 30 Septembre, 2000, p. 37

Annexe 5: déclaration sous serment de M. Talal Abou Rahma au Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme le 3 Octobre 2000, p. 38

Annexe 6 : images de Mohammed Al-Dura, p. 40

Résumé officiel

L’affaire Al-Dura trouve son origine dans un reportage d’abord diffusé le 30 septembre 2000 par France 2, chaîne de télévision publique française. Celui-ci prétendait décrire l’assassinat d’un jeune garçon « palestinien », visé en même temps que son père, depuis ce que le reportage présentait comme des coups de feu tirés d’une position israélienne.

Cette histoire a été rapidement rediffusée dans le monde par les médias internationaux, lesquels ont répété les allégations du journaliste de France 2 qui avait fait le reportage.

Ce reportage a eu pour effet immédiat d’entacher la réputation internationale d’Israël et d’attiser les flammes du terrorisme et de la haine.

Depuis, le récit issu du reportage de France 2 sur les actions d’Israël sert d’inspiration et de justification pour le terrorisme, l’antisémitisme et la délégitimation d’Israël.

Les échos du reportage Al-Dura, que ce soit dans les mises en cause d Israël ou dans le comportement des médias occidentaux et de leurs pigistes locaux, retentissent encore dans la couverture par les médias des activités d’Israël contre les organisations terroristes.

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Des enquêtes critiquent avaient montré que des éléments-clés était faux

Or, des observations et enquêtes critiques avaient entre-temps montré que des éléments-clés du récit de France 2 étaient carrément faux, et que d’autres étaient des plus douteux. Certains avaient espéré qu’en laissant les choses suivre leur cours, l’histoire d’Al-Dura finirait par être reléguée à l’arrière-plan de l’histoire, et que le préjudice qu’elle cause irait en diminuant ; mais il est devenu de plus en plus clair que ce n’a pas été le cas.

En septembre 2012, la perpétuation[1] du narratif Al-Dura ayant toujours des conséquences néfastes, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé à Moshe Yaalon, vice-Premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, de créer une commission d’enquête gouvernementale.

Cette commission devait examiner l’affaire à la lumière du tort aggravé qu’elle avait causé à Israël, et formuler la position du Gouvernement israélien à son égard.

La commission se composait de représentants des différents ministères et organismes publics concernés, ainsi que d’experts appelés en consultation[2].

Aucun élément de fait

Après un examen approfondi des documents relatifs à l’affaire, la Commission a conclu que les affirmations et accusations centrales de France 2 ne reposent en aucune manière sur les éléments de fait dont la station disposait au moment du reportage.

Dans les images que France 2 n’a pas diffusées, on peut voir le garçon vivant

Contrairement à l’affirmation du reportage comme quoi le garçon aurait été « tué », l’examen par la Commission de l’enregistrement vidéo originel a permis de constater que, dans les scènes finales — celles que France 2 n’avait pas diffusées — on peut voir le garçon vivant.

L’enquête a établi qu’il n’y avait aucune preuve que Jamal ni le garçon aient été blessés de la manière alléguée dans le reportage, et que les images ne montrent pas que Jamal ait été grièvement atteint. Qu’en revanche, il existe de nombreuses raison de penser que ni l’un ni l’autre n’ont été touchés, par aucune balle.

Il n’existe aucune preuve que l’armée israélienne ait été en aucune manière responsable d’avoir causé aucune des lésions prétendues de Jamal ni du garçon. L’examen a montré qu’il est très peu probable que les impacts de balles dans leur voisinage auraient pu avoir pour origine des tirs de la position israélienne, comme le reportage de France 2 le donnait à penser.

Que ses allégations essentielles ne se fondaient sur aucune preuve était évident, ou aurait dû l’être pour France 2 avant de diffuser son reportage. Or, l’enregistrement n’en a pas moins été monté, et commenté de manière à faire croire faussement qu’il corroborait les allégations avancées à cette occasion.

Au fil du temps de nombreuses incohérences et contradictions supplémentaires sont apparues à la lumière, et des points d’interrogation ont été soulevés sur presque tous les aspects du reportage. On a trouvé force contradictions et mensonges dans les déclarations de Talal Abu Rahma, stringer de France 2 à Gaza, qui était le chef, et pratiquement l’unique source du reportage de France 2.

En dépit de ces incohérences et contradictions, France 2 et son chef de bureau à Jérusalem, qui a fait la voix dans le reportage, ont refusé de reconnaître leurs erreurs et au contraire réaffirmé leurs premières allégations. C’est à plusieurs reprises qu’ils ont défendu la crédibilité de Abu Rahma en affirmant, sans pertinence aucune, que les services de sécurité israéliens avaient déclaré que le stringer n’était pas soupçonné d’activités terroristes — comme si cela pouvait avoir un effet sur l’exactitude ou la crédibilité de son reportage.

Il est important de noter que, depuis novembre 2000, les sources israéliennes officielles ont affirmé à plusieurs reprises qu’Israël doutait très fortement de l’exactitude du reportage diffusé par France 2. Alors que, pendant la première phase de « confusion des combats », une poignée de sources officielles avaient effectivement admis l’éventualité que les balles de Tsahal aient involontairement atteint le garçon (mais certainement pas l’affirmation selon laquelle l’armée israélienne l’aurait délibérément visé), nombre de déclarations officielles ultérieures, formulées à la suite d’examens plus approfondis, avaient clairement fait savoir qu’Israël rejetait les allégations du reportage ou les considérait comme très peu vraisemblables.

L’affaire Al-Dura montre la nécessité pour les médias de se soumettre aux normes professionnelles et éthiques les plus exigeantes lors de la couverture des conflits asymétriques.

Il existe pour des médias internationaux une nécessité toute particulière d’apprécier de manière critique les informations fournies par des correspondants locaux, en particulier dans les domaines où les preuves existent de tentatives répétées pour mettre en scène ou pour fabriquer des matériaux à l’usage des médias.

Ces derniers doivent aussi être disposés à reconnaître erreurs et inexactitudes et accepter le dialogue avec le public sur leur manière de rapporter les faits.

Etant donnés les éléments de preuve qui ont été mis à jour, France 2 aurait dû désavouer, ou prendre ses distances avec les allégations formelles de son journaliste comme quoi le garçon aurait été visé par les tirs israéliens et serait mort lors de la séquence diffusée ; présenter ses excuses pour avoir monté la bande vidéo dans un sens trompeur, et bien préciser qu’elle s’était entièrement reposée sur son correspondant à Gaza pour faire son reportage.

Une autre leçon de l’affaire Al-Dura est que les pays qui se conforment scrupuleusement au droit des conflits armés ne doivent pas demeurer inactifs face à une couverture médiatique trompeuse ou mensongère. Les effets potentiellement mortels d’une telle couverture impliquent qu’ils ne peuvent pas se payer le luxe de seulement espérer que les mensonges venimeux finiront par s’essouffler, et la vérité par apparaître. Bien au contraire, il leur faut examiner ces allégations à fond et à temps, et présenter leurs conclusions au public.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Vincent Jappi pour www.Dreuz.info

________________

[1] Il faut noter que le terroriste franco-algérien qui, en mars 2012 à Toulouse, a assassiné trois enfants juifs, un rabbin et trois soldats français, même s’il n’avait pas directement mentionné Al-Dura, avait fait savoir à la police qu’il avait entrepris ses actions pour « venger les enfants palestiniens tués par Israël ».
Ceux qui accusent Israël d’avoir délibérément pris pour cible des enfants palestiniens ont très souvent cité Al-Dura comme une preuve décisive ou comme un exemple emblématique.

[2] La Commission était constituée de représentants du Bureau du Premier ministre, du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère des Affaires stratégiques, du Ministère de la diplomatie publique et de la Diaspora, de l’Unité de Communication de Tsahal et de la police israélienne.

Rapport complet (en anglais)

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