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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 29 mai 2013

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“Les gens oublient souvent que les nazis étaient des socialistes. En Union soviétique c’étaient des internationaux-socialistes, en Allemagne c’étaient des nationaux-socialistes. Ce sont deux branches du socialisme. C’est la même chose, avec seulement une légère différence d’interprétation.”

Vladimir Boukovski

Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei) ou Parti nazi, fut un parti politique rattaché au fascisme, un mouvement politique créé en 1922 par Benito Mussolini, ancien membre du Parti socialiste italien (PSI), et qui dirigea la Repubblica Sociale Italiana, RSI jusqu’à sa mort en 1945.

Le nom du parti se traduit par Parti socialiste national ouvrier allemand, et il était inspiré des théories socialistes1. L’un de ses inspirateurs, Arthur Moeller van den Bruck, proposa une idéologie qui combinait le nationalisme de la droite, avec le socialisme de la gauche.

Le nazisme s’inspira également des théories de Oswald Spengler sur le « socialisme prussien »3, et fut créé avec l’objectif d’écarter les travailleurs allemands du communisme pour les emmener vers un socialisme nationaliste aux théories anti-grandes entreprises, anti-bourgeois et anti-capitalistes.

Le 7 mars 1918, Anton Drexler, un nationaliste allemand convaincu, forma le Comité des travailleurs indépendants. Il insista sur le fait que contrairement au Marxisme, son parti soutenait la classe moyenne, et que la politique socialiste du parti serait censée apporter le bien-être social pour les citoyens allemands.

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Drexler accusait le capitalisme et la finance internationale d’être dominés par les Juifs. Il considérait que l’instabilité et la violence de la société allemande étaient causés par la politique éloignée des masses populaires, et particulièrement les classes défavorisées, de la République de Weimar. Ainsi, Drexler proposa une synthèse entre un gouvernement central fort et une économie socialiste afin que le parti des travailleurs naissant puisse rivaliser avec le communisme, la gauche « internationale » (les Juifs) et la droite en général.5

Cette idéologie explicitement antisémite précisait que la «communauté nationale» qui devait bénéficier du socialisme devait être judenfrei (« libérée de Juifs »).

L’extrême gauche actuelle, altermondialiste convertie à « l’antisémitisme par procuration » sous couvert de l’antisionisme radical4, est ainsi l’héritière idéologique du parti nazi, qui déplaça sa haine du capitalisme et des grands groupes financiers vers l’antisémitisme. L’extrême gauche anti-mondialisation, anti-raciste, tiers-mondiste et écologiste, suit de très près – quand elle ne la devance pas – la ligne palestinienne qui réclame un Proche-Orient judenfrei (« libéré de Juifs »).

Un jeune caporal, Adolf Hitler, fut envoyé par le Capitaine Mayr, afin d’enquêter sur ce Parti des travailleurs allemands. Il se rendit à une réunion politique, le 12 septembre 1919, où Gottfried Feder était en train de faire un discours pour expliquer « pourquoi et comment le capitalisme devait être éliminé »…

De l’autre coté du Rhin, Pierre Laval membre de l’extrême-gauche révolutionnaire, fut élu député socialiste d’Aubervilliers en 1914, puis ministre de la Justice dans le gouvernement de gauche de Briand en 1926, et ministre du Travail dans celui de Tardieu en 1930. Il était le parrain des lois sur les assurances sociales ancêtre de la Sécurité sociale, et entra dans le gouvernement du maréchal Pétain comme ministre d’État en juin 1940, et s’engagea dans une collaboration totale avec l’occupant nazi7. Imposé par les Allemands le 17 avril 1942 avec des pouvoirs quasiment illimités, Pierre Laval, socialiste jusqu’au bout des ongles, soutient l’Allemagne au point de devenir LE symbole de la collaboration.

Le 23 mars 2013, Pierre Bergé, qui ordonna à François Hollande d’aller jusqu’au bout sur la loi pour le mariage et l’adoption pour les homosexuels, et qui offrit le journal ultra-gay Têtu à Jean-Jacques Augier, le trésorier de la campagne présidentielle de François Hollande qui a des comptes aux Iles Caïmans, affirmait « Vous me direz, si une bombe explose sur les Champs à cause de la Manif Pour Tous, c’est pas moi qui vais pleurer ».

Le 27 mai 2013, François Hollande, après la manifestation des Français contre la loi Taubira, condamnait les slogans appelant à résister à « l’Etat fasciste »6. Il ajoutait que « La collaboration, c’était des Français qui étaient avec l’occupant. Et le fascisme, le nazisme, la dictature, c’était une époque qui heureusement est révolue. »

Des mots tout ça monsieur le Président…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

1Stern, Fritz Richard. The Politics of Cultural Despair: A Study in the Rise of the Germanic Ideology. University of California Press, 1974 [1961]. p. 296.

2Redles, David Nazi End Times; The Third Reich as a Millennial Reich in Kinane,Karolyn & Ryan, Michael A. (eds). End of Days: Essays on the Apocalypse from Antiquity to Modernity. McFarland and Co., 2009. p. 176.
3Heinrich August Winkler, Alexander Sager. Germany: The Long Road West. English edition. Oxford, England, UK: Oxford University Press, 2006. p. 414.
4http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/044000500/0000.pdf
5Griffen, Roger (ed). 1995. Fascism. New York: Oxford University Press. Pp. 105.
6http://www.dreuz.info/2013/05/hollande-interdit-lutilisation-de-certains-mots/

7http://www.herodote.net/Pierre_Laval_1883_1945_-synthese-85.php

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