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Publié par Gilles William Goldnadel le 3 juin 2013

Goldnadel

L’UMP retient son souffle avant la proclamation ce soir lundi des résultats du premier tour de la primaire pour la mairie de Paris organisée dans la capitale. Ce vote électronique s’est ouvert sur fond de soupçons de fraudes et de soucis informatiques. Au point qu’un des candidats, Pierre-Yves Bournazel, réclame l’arrêt d’un scrutin « publiquement ridiculisé ».

Tous les rois, comtes, duc, barons et chevaliers, au lieu de donner ensemble, combattent les uns après les autres. L’indépendance barbare dominait encore les esprits. On ne cherchait qu’à se faire une renommée particulière de vaillance, sans s’inquiéter du succès général. » Le désordre, écrit le comte de Ségur, « est, de tous les maux, le plus contagieux ».

Harlem Désir, exultant, comme c’est normal, devant le désordre à l’UMP a pointé samedi la responsabilité de Jean-François Copé.

Pourquoi Copé ? Parce que les socialistes ont compris que seule une UMP vraiment de droite serait capable, en contenant le Front National, et en leur tenant la dragée haute sur le plan sociétal, de leur tailler des croupières.

Par bonheur pour le PS, il existe au sein du principal parti d’opposition des partisans d’une ligne, moins « clivante », ou plus « complexée », comme on voudra, seule capable, selon eux, de rassembler pour vaincre.

Voilà pourquoi il existe une alliance objective entre ceux-ci et ceux là, sous le regard évidemment bienveillant de médias idéologiquement acquis.

Ceux qui me lisent ici régulièrement savent, qu’au plan électoral, je considère que Nicolas Sarkozy, revenant des tréfonds d’une impopularité savamment orchestrée, n’a échoué sur le fil, non de trop de droitisation, mais au rebours, d’une droitisation tardive et écliptique.

Les mêmes lecteurs, savent aussi, qu’au plan moral, je n’appartiens pas à la droite dite « décomplexée », n’ayant jamais été particulièrement complexé de ne pas être de gauche.

Mais après tout, je peux me tromper.

Électoralement, il est possible que les vieilles ficelles centristes soient mieux à même de ligoter la gauche.

Moralement, la société française est tellement fracturée, tellement sous pression, que seul un consensus minimal pourrait empêcher l’explosion redoutée. Mieux vaudrait un long déclin peut-être endiguable, qu’une catastrophe immédiatement assurée.

Ce débat-là est légitime au sein d’un parti d’opposition. Il est même souhaitable.

Mais il devrait l’être sans invective qui exclut, ni tabou qui paralyse. Or depuis quelques semaines, il ne se passe pas de jour sans que les tenants de la ligne courbe n’agressent ceux de la ligne droite.

Il faut dire que la candidate de la primaire de Paris avait lancé le débat au lendemain d’une défaite qu’elle n’hésitait pas à attribuer à Charles Maurras…

Mais cette semaine le baron Baroin, s’en prenant à une Droite Forte, censée sans doute, bien que majoritaire, encaisser la pièce sans rendre la monnaie, déclarait étrangement « ne respecter que les élus ».

Quant à François Fillon, pour des raisons, qui échappent à mon entendement, aussi bien au plan moral qu’électoral, celui-ci semble à présent remettre en question le NI gauche-extrême-gauche NI FN, qui constitue pourtant l’une des récentes conquêtes les plus importantes de la droite en matière de maturité politique et d’émancipation culturelle .C’est dans ce contexte assez consternant, qu’un article publié cette semaine par le Nouvel Observateur se demandait si, finalement, la candidature de N.K.M. à Paris était une si bonne idée pour la droite.

Symboliquement, cette dernière s’affichait avec Mme Chirac pour endiguer le flot montant de la contestation.

À l’heure des inventaires réclamés ici ou là à droite, il ne serait peut-être pas inutile d’inspecter les stocks d’erreur, en matière économique ou sociétale, à commencer par l’immigration incontrôlée, depuis bien plus que cinq années.

Mais laissons à Guillaume Tabard (le Figaro du 30 mai) le soin de répondre à la brulante question « Faut-il brûler Patrick Buisson » ?

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« Le débat peut exister sur l’efficacité électorale de la ligne Buisson. Les uns redoutent que la « droitisation » fasse fuir l’électorat centriste tout en légitimant le vote FN. Les autres font remarquer que Jacques Chirac, avec son discours « centriste », n’a jamais fait mieux que 20,64 % au premier tour.

La question se pose aussi de savoir si l’UMP est capable, comme le supposait son projet fondateur, de concilier en son sein plusieurs lignes (européenne, économique, sociétale). Mais le risque en faisant de Patrick Buisson un épouvantail, est de créer, ou d’accroître, un décalage entre des dirigeants majoritairement plus au centre et des électeurs majoritairement plus à droite. Pour l’UMP, ce n’est pas le moindre. »

Le SNUIPP, pour ceux qui ne le savent pas, est le principal syndicat d’enseignants. Il est, politiquement, à l’Education Nationale, ce que le Syndicat de la Magistrature est à la justice. Le 29 mai, ce syndicat a proposé aux professeurs un opuscule dans lequel il y est allé de sa définition sociologique de l’identité sexuelle tout droit sortie de la théorie du genre : « une possibilité de repenser les identités en dehors des cadres normatifs d’une société envisageant la sexuation comme constitutive d’un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l’idée de la complémentarité dans la différence et censé s’actualiser principalement par le couple hétérosexuel… ».

Puis, suit ce couplet moins abscons que voudraient voir professer nos enseignants si intelligents, à défaut d’être clairs, dans nos écoles : « le genre n’est pas seulement un rapport de domination des hommes sur les femmes. Il est aussi un ordre normatif qui sanctionne les transgressions, (par exemple les hommes dits « efféminés », les femmes dites « masculines », les personnes transgenres) ». Pas question donc de s’adresser régulièrement à l’école de manière collective « aux filles » et « aux garçons ».

Pour ceux qui savent lire ce sabir, il apparaît qu’il existe aujourd’hui au sein de l’enseignement public, un syndicat majoritaire et aujourd’hui bien en Cour qui voudrait diffuser aux enfants son idéologie destructurante. Ce projet a une cohérence dans sa perversion intellectuelle inconsciente : après avoir ôté à l’occidental son identité culturelle et nationale, sus à son identité sexuelle.

Aux États-Unis, il existe quelques sectes fondamentalistes qui souhaitent imposer dans les écoles leur théorie « créationniste » pour faire pièce à l’explication darwinienne du monde.

Ces sectes sont justement moquées en Europe. Il existe malheureusement en France, une caste, autrement plus puissante, qui veut elle aussi imposer dès l’enfance sa conception idéologiquement dévoyée du monde.

Le Figaro comme le Parisien ont relayé les propos du cinéaste arabe libanais Ziad Doueiri, qui a adapté à l’écran « L’Attentat » de Yasmina Kadra. Le film ayant été tourné en partie en Israël, la Ligue Arabe a appelé à son boycott. Extraits de ses propos (le Figaro) : Sébastien Le Fol : « Comment réagissez-vous à l’interdiction de votre film dans votre pays, le Liban ? »

Ziad Doueiri : « je me sens trahi. Je pense avoir réussi un bon film pour lequel j’ai d’ailleurs obtenu sept récompenses internationales. Et comment réagissent les Arabes ? En me boycottant. Quel est donc mon crime ? J’ai tourné une partie de « L’Attentat » en Israël. Or une loi libanaise de 1955 interdit à ses citoyens de mettre les pieds en Israël. Pour les autorités, j’ai violé cette loi. Si elles pensent qu’elles vont faire avancer la cause palestinienne en décrétant une bêtise pareille, elles se trompent lourdement. Beaucoup de dirigeants arabes sont en retard sur la réalité. Savent-ils qu’en Israël la moitié des pharmacies sont tenues par des Arabes ? J’ai tourné mon film avec des acteurs israéliens et arabes dans une excellente atmosphère. Mon acteur principal est arabe et la moitié de mon équipe l’est aussi. Aurais-je dû exclure les acteurs israéliens pour plaire à une politique absurde et suicidaire ?

Sébastien Le Fol : « Certains vous reprochent de trahir la cause palestinienne… Comment échapper au manichéisme ? »

Ziad Doueiri : « J’ai vécu le massacre de Sabra et Chatila en 1982 et la guerre à Beyrouth en 2006. Je sais par conséquent le prix payé par les Arabes et la souffrance qu’ils endurent. Et je n’ai pas retourné ma veste. Mais j’en ai assez de ce terrorisme intellectuel qui veut m’obliger à montrer les Israéliens sous les traits de Dark Vador et les palestiniens en Bisournous. Il n’y a pas d’un côté le vilain absolu et de l’autre la victime. Le rôle d’un réalisateur, c’est de poser des questions, de soulever la pierre et de l’examiner. Le monde arabe a besoin de faire son autocritique. La critique la plus féroce de la politique israélienne, c’est en Israël qu’on l’entend. »

Des intellectuels courageux comme Ziad Doueiri, il y en a évidemment peu dans le monde arabe, en raison tant de son monolithisme que des risques encourus. En raison également du faible écho donné à leurs déclarations. Ainsi, Le Monde, s’il réserve la place que l’on sait aux nombreux intellectuels hypercritiques Israéliens n’a jamais estimé devoir relayer ce type de discours.

Ainsi, les propos de la psychanalyste syrienne et musulmane Wafa Sultan, qui avait scandalisé Al Jazeera et lui avait permis d’accéder à la célébrité le 21 février 2006, lors de son interview par la télévision Qatarie. Malgré les efforts de l’animateur pour la faire taire, elle avait cité des versets guerriers du Coran, critiqué les retards de l’islam, comparé avec les juifs dont tant d’entre eux avaient fait progresser la science et rappelé que jamais un Juif n’avait fait exploser une bombe dans une église en Allemagne malgré ce que les Allemands avaient fait subir aux siens. La vidéo du docteur Sultan est l’une des plus regardées sur YouTube : 1 million de visiteurs, et la plus discutée avec plus de 260 000 commentaires. Quel journal français s’en est fait l’écho ?

En France, l’idéologie dominante, au sens critique à sens unique exclusivement anti-occidental, n’accorde aucun intérêt aux intellectuels arabes critiques. Contrairement à ce cinéaste libanais, cette idéologie ne se lasse pas de présenter l’Israélien en Dark Vador et l’Arabe de Palestine en Bisounours.

C’est dans ce contexte particulier que les parisiens sont invités à visiter au musée du Jeu de Paume (subventionné par le Ministère de la Culture) une exposition d’une photographe arabe moins critique, Mme Ahlam Shibli. L’essentiel de son exposition baptisée « Foyer Fantôme », est constitué de 68 photographies de portraits de terroristes palestiniens membres des brigades des martyrs d’Al Aksa. L’intention de l’exposition est de montrer comment les familles palestiniennes entretiennent la mémoire de ces hommes et femmes morts dans de nombreux attentats-suicide commis contre les civils Israéliens.

Les légendes qui accompagnent chaque photo reprennent systématiquement la terminologie sacrificielle : «martyr mort en opération». À aucun moment, il n’est indiqué qu’il s’agit d’attentats terroristes aveugles visant des civils juifs.

Il s’agit sans doute de la contribution critique du Ministère de la Culture au combat intellectuel contre le terrorisme individuel en France et dans le monde. Il faut dire que le moment s’y prête.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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