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Publié par Guy Millière le 15 juin 2013

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L’administration Obama se trouve donc impliquée dans un nouveau scandale.

C’est le quatrième, puisqu’il vient s’ajouter au dossier Benghazi, à l’utilisation de l’Internal Revenue Service à des fins de persécution politique, et aux écoutes illégales de journalistes d’Associated Press et de Fox News. On pourrait même dire, comme me l’a récemment fait remarquer un ami, que c’est le cinquième, si on dissocie les écoutes de journalistes de l’Associated Press de celles de journalistes de Fox News, où le correspondant de la chaîne à Washington, James Rosen, s’est trouvé accusé arbitrairement et sans la moindre preuve d’être un « conspirateur ».

Cette fois, il s’agit à nouveau d’écoutes illégales, mais on découvre que l’administration Obama a fait les choses en grand, puisque les écoutes en question concernent des centaines de millions de personnes réparties sur la planète entière, et s’accompagnent de lectures des emails échangés par tous ces gens.

Sont concernées en fait par les écoutes et par les lectures d’emails tout ce qui transite par les principales compagnies de téléphone américaines, par les serveurs Apple, Microsoft, Yahoo, Google. Sont concernées, même, les transactions par carte de crédit. Les données sont stockées et sont si nombreuses que des entrepôts sont construits en Utah pour stocker de nombreux disques durs.

L’affaire a été révélée par un informaticien de la National Security Agency (NSA) nommé Edward Snowden, que les services américains voudraient bien placer en état d’arrestation, et qui, au moment où j’écris ces lignes, se trouve à Hong Kong. L’homme a expliqué ses motivations en disant qu’il ne pouvait plus longtemps garder le silence sur ce qui lui paraissait être une atteinte grave à la liberté de parole et de conscience et une violation profonde du Bill of Rights et des principes sur lesquels les Etats Unis reposent. Les services secrets doivent pratiquer un travail de renseignement, a-t-il ajouté, mais pas placer sous surveillance peu à peu l’humanité entière.

La réponse d’Obama, qui est le grand ordonnateur du système, a été de dire qu’il faut « concéder un peu de liberté pour avoir davantage de sécurité ». Ce n’est pas du tout une réponse convaincante dès lors qu’on sait que la plupart des personnes surveillées ne menaçaient la sécurité de personne, mais que certaines d’entre elles pouvaient, par contre, avoir des idées considérées comme déplaisantes par la Maison Blanche. C’est une réponse moins convaincante encore lorsqu’on voit que si des centaines de millions de gens ont été surveillés et le sont encore, aucun d’entre eux ne l’a été jusqu’à présent, semble-t-il, pour ses implications dans l’islamo-terrorisme, au point que les frères Tsarnaev, auteurs des attentats de Boston, et des milliers de gens du même acabit sont parvenus et parviennent à passer inaperçus. C’est une réponse qui ne devient pas du tout convaincante lorsqu’on sait que, par directive du Department of Justice, ratifiée par la Maison Blanche, les mosquées et les organisations islamiques ont été exclues du programme de surveillance (sans doute parce qu’il n’existe aucun danger pour la sécurité venant de l’islam et de ses adeptes et parce que l’islamo-terrorisme, pour l’administration Obama, n’existe pas). Obama a ajouté que le système datait des années Bush et du Patriot Act : ce qui est exact, avec cette différence immense que sous Bush, le système n’avait pas du tout cette ampleur, était focalisé sur des gens menaçant effectivement la sécurité, et n’excluait pas les mosquées et les organisations islamiques, vraiment pas. Obama a ajouté, suivi en cela par le directeur de la NSA, que des attentats avaient été déjoués grâce au système, ce qui reste à démontrer.

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Je ne veux pas en revenir encore à Nixon, mais on doit constater que, dans l’affaire du Watergate, il y avait quelques micros posés au siège du parti adverse. Là, il s’agit d’infiniment plus.

On ne peut dire simplement, comme je l’ai fait concernant Benghazi, que c’est plus grave que le Watergate, qui avait conduit Nixon à la démission pour échapper à l’impeachment. Non : c’est tellement plus grave que le Watergate que celui-ci apparaît, par comparaison, comme une infime peccadille.

J’ai pu penser un instant, lorsque les scandales ont commencé à s’accumuler, qu’il pourrait y avoir au bout de ceux-ci une procédure d’impeachment touchant Barack Obama. Je ne le pense plus. Pourquoi ? Parce que l’idée que le premier Président noir des Etats Unis finirait sa carrière sur un impeachment constitue, je le discerne de plus en plus, un tabou que fort peu à Washington accepteraient de violer. Parce qu’aussi les grands médias, après avoir semblé, voici peu, lâcher Obama, font à nouveau corps autour de lui et, pour l’essentiel, édulcorent à nouveau l’information : Obama est l’un des leurs, l’un des membres de la longue marche de la gauche américaine dans les institutions telle qu’elle s’est enclenchée dans les années de la contre culture.

Doit-on en déduire qu’un processus irréversible est en train de faire basculer les Etats Unis et de les transformer en une république bananière socialiste sur un plan intérieur et en une menace pour la liberté et (vu son attitude concernant l’islam) pour la sécurité à l’échelle planétaire ? Je ne veux pas le penser, car je sais qu’il existe au sein des Etats Unis des forces de résistance à ce qui est en cours. Mais je comprends que certains le pensent et, dès lors, luttent pour que cela ne s’accomplisse pas.

Les institutions américaines restent en place, même si Obama les a distordues sur un mode qui les fait ressembler parfois aujourd’hui aux institutions d’une république bananière socialiste, et un Président digne de ce nom peut encore remettre les institutions en bon ordre de marche. Le capitalisme américain reste dynamique, même si Obama l’a détérioré au moyen du « crony capitalism » sur lequel il s’appuie, et un Président digne de ce nom peut encore replacer le capitalisme américain sur la voie d’un retour à la pleine liberté d’entreprendre.

Les Etats-Unis sont en retrait sur toute la surface de la planète, et l’ordre du monde dont ils ont été si longtemps les garants se trouve profondément ébranlé, mais un Président digne de ce nom peut encore remédier au retrait, réparer l’ordre ébranlé du monde, même si ce sera difficile, et redonner un ascendant à la liberté et à la sécurité.

La dimension Big Brother totalitaire de ce qui vient d’être révélé est très inquiétante, mais un Président digne de ce nom peut remettre les activités de la NSA à leur place d’activités de renseignement.

Il apparaît, cela dit, que la prochaine élection présidentielle américaine sera vraiment décisive. L’élection de 2012 était déjà décisive, je l’ai noté.

Celle de 2016 pourrait apparaître comme posant une question de vie ou de mort pour les Etats Unis et pour la liberté elle-même.

Un monde « après l’Amérique », pour citer le titre du dernier livre de Mark Steyn, serait sans aucun doute un monde « après la liberté ».

Tout comme ils n’ont pour ainsi dire pas parlé du dossier Benghazi (l’assassinat d’un ambassadeur, la non assistance à personnel diplomatique en danger, le mensonge et la falsification de documents sont sans doute des détails sans importance, non ?), tout comme ils n’ont quasiment pas parlé de l’utilisation de l’IRS à des fins de persécution politique, des écoutes téléphoniques illégales de journalistes, de l’accusation infondée de conspiration contre James Rosen, les médias français ne parlent que fort peu des activités de Big Brother arbitraire de la NSA, ou en parlent pour incriminer les Etats-Unis eux-mêmes.

C’est normal, la France est d’ores et déjà « après la liberté », et, si on y épargne Obama avec une servile diligence, on n’y manque jamais une occasion de s’en prendre aux Etats-Unis et de céder à l’antiaméricanisme paranoïde.

Au moment où j’achève la rédaction de ces lignes, un autre scandale se fait jour : il apparaît que le Département d’Etat a couvert depuis quatre ans le recours par les membres de ses services de sécurité à des réseaux de prostitution internationaux et locaux, ainsi que diverses agressions sexuelles commises par des ambassadeurs à l’étranger. L’administration Obama ressemble de plus en plus aux bas fonds.

La Maison Blanche semblait être au courant de ce que couvrait le Département d’Etat. Que puis-je ajouter ?

Obama apparaît de plus en plus lui-même sous un jour de Big Brother totalitaire. Ce n’est pas surprenant. C’est un totalitaire depuis sa jeunesse. Il apparaît une fois de plus avoir des mansuétudes pour l’islamisme. Ce n’est pas surprenant. Il apparaît de plus en plus comme un homme cherchant à transformer les Etats Unis en une république bananière socialiste. Ce n’est pas surprenant non plus. Les membres de la longue marche de la gauche américaine font corps avec lui : c’est logique. Les grands médias français filtrent et biaisent l’information. C’est extrêmement logique.

J’attends 2016 avec impatience, et, je l’ajoute, avec anxiété. Je ne veux pas d’un monde « après la liberté ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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