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Publié par Gilles William Goldnadel le 17 juin 2013

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Alors que la fraude aux prestations sociales dépasse les 20 milliards d’euros par an, moins de 2 milliards ont pu être récupérés entre 2006 et 2010.

L’idéologie médiatique au pouvoir a le chic parisien pour transformer les sujets en problèmes, les problèmes en scandales, et les drames en psychodrames.

Ainsi, le drame survenu au jeune Clément Méric, que j’ai largement traité la semaine passée, a tourné au psychodrame par la disgrâce d’un antifascisme de pacotille dont tous ceux qui n’ont pas connu l’horreur nazie ont la magie.

Les « antifas » d’extrême gauche n’ont pas hésité à entonner le Chant des Partisans pour rendre hommage à la malheureuse victime. Nul n’a cru devoir s’en étonner. N’était-ce pas notre président de la République qui morigénait les opposants au mariage pour tous pour avoir osé utiliser le mot de « résistance » ?

Il est vrai que les héritiers des deux partis auxquels ont pourtant appartenu Laval, Doriot et Déat considèrent qu’il s’agit d’une marque déposée à leur profit exclusif.

Sur le fond du drame survenu au jeune homme d’extrême gauche, et alors que le bruit et la fureur fantasmatiques commencent à s’estomper, les premiers résultats de l’enquête laissent à penser que les provocations qui ont donné lieu à un homicide involontaire émaneraient du camp de la victime.

Peu importe à ceux qui ont voulu instrumentaliser son décès, la messe antifasciste est déjà dite.

Le fait, révélé dans le détail par le Washington Post et le Guardian que l’agence pour la sécurité nationale américaine (NSA) aurait accès aux communications mondiales des géants d’Internet, Google, Microsoft et Facebook est sans doute un problème mais certainement pas un scandale. Pour ma part, j’avoue humblement que la possibilité de contrer efficacement les agissements terroristes qui utilisent la Toile tels des arachnides venimeux me rassure plus qu’elle ne m’inquiète. J’avoue, toujours avec la même humilité, que je crains davantage Al Qaïda que Barack Obama. La tête désormais sur le billot de l’échafaud médiatique, j’avoue encore que le Patriot Act, conspué par toutes les bonnes consciences, était précisément le moyen d’organiser juridiquement, dans le souci de la sécurité du monde, le pouvoir des agents de renseignements américains. J’ai été heureux d’être rejoint sur ce point par mon confrère Alain Bensoussan, sans doute le meilleur spécialiste du droit de l’informatique et d’Internet, qui le confirmait cette semaine sur France Inter.

Sur le fond, je remarque une fois de plus, que la crainte de Big Brother est à géométrie invariable. Malheur aux États-Unis, malheur à la police française si elle entend croiser des fichiers pour confondre les délinquants terroristes, sexuels ou de droit commun.

En revanche, je n’ai jamais lu la moindre protestation contre la pratique du fisc qui aura été précurseur en la matière.

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Dans ce même domaine fiscal, j’observe que sans aucune réaction d’inquiétude des organisations qui habituellement s’autoproclament défenseurs des droits de l’homme, le gouvernement français s’apprête à légiférer en matière d’écoutes et d’accès aux courriers électroniques. Certains députés de gauche envisagent également de dépénaliser le recel de vol de fichiers de banques étrangères (ce qui me paraît juridiquement hautement douteux). Je n’ose imaginer pour mes oreilles, les cris d’orfraie que pousseraient les mêmes défenseurs si cette mesure était envisagée pour lutter contre les terroristes…

J’observe par ailleurs que notre premier ministre (le JDD) considère que par ses projets, « la fraude » est en train de vivre ses derniers moments. Étrangement, M. Ayrault et son gouvernement ont des projets moins déterminés pour lutter contre la fraude sociale. Je leur conseille en conséquence de lire « Les Dossiers du Contribuable » de ce mois consacrés à « la France de la fraude ». Ils pourront y apprendre que la fraude aux prestations sociales dépasse les 20 milliards d’euros par an et que moins de 2 milliards ont pu être récupérés entre 2006 et 2010. Que 55 % des fraudes portent sur les minima sociaux. Que pour Olivier Collas, vice président du conseil d’administration de la Caisse Nationale des Allocations Familiales, on assiste depuis l’arrivée de François Hollande aux manettes à une certaine forme de tolérance envers la fraude sociale. Que, par ailleurs, au moins 7 millions de fausses cartes vitale sont en circulation, et que dans les cités, selon le criminologue Christophe Naudin, une carte se loue 100 € à la journée.

Toujours, selon « les Dossiers du Contribuable », les pouvoirs publics évacuent le problème de la fraude sociale imputable à l’immigration. Selon une étude de l’INSEE de 2010 intitulée « le niveau de vie des immigrés », les prestations représentent 13,8% du revenu disponible des ménages immigrés avec une pointe à 21% pour les ménages d’origine africaine contre 5,4% pour les Européens.

Des fraudes permettent aussi la récupération de pensions, de retraites d’anciens combattants devenus immortels… : « Dans certains pays comme l’Algérie, on en arrive à trois générations pour la même retraite. Une bonne partie des prestations retraite que la France verse à l’étranger est piratée », selon le vice-président de la Caisse Nationale des Allocations Familiales déjà cité. La fraude documentaire est devenue si importante que les états européens ne parviennent plus à établir l’identité administrative de tous leurs résidents. « Cette impasse ouvre la voie à tous les abus, au risque de faire imploser le modèle social français ».

Parmi encore les multiples exemples fournis, les fraudes à l’aide médicale d’État : même en situation irrégulière, les clandestins disposent de droits sociaux. À commencer par celui de recourir à l’aide médicale d’État (A.M.E). Cette mesure généreuse, qui en dit long sur la prétendue xénophobie française, coûte environ 600 millions d’euros par an aux contribuables et permet de soigner 220 000 immigrés illégaux. La précédente majorité avait instauré une franchise de 30 euros et voulait limiter les soins à une offre basique, excluant notamment la procréation assistée et l’esthétique. Dès son arrivée, la nouvelle équipe gouvernementale, en même temps qu’elle proclamait sa volonté parcimonieuse et augmentait la pression fiscale, faisait sauter ces verrous. Et pourtant, les titulaires de cette prestation représentent 12,4% des fraudeurs détectés, soit une moyenne trois fois supérieure à celle des assurés sociaux… Pratiquement aucune enquête n’est diligentée. Selon Jean-Paul Gourévitch, expert international reconnu et apolitique, les fraudes constatées ne représentent qu’une petite partie des fraudes potentielles. Sur le site officiel de la Sécurité Sociale, il est indiqué que la fraude à la sécurité sociale détectée en 2011 atteint 479 millions d’euros, mais d’après Gourévitch, la réalité est beaucoup plus sombre et, à elles seules, les fraudes au RSA et à l’assurance-maladie coûtent près de 3 milliards d’euros à l’État.

Un esprit simple et sain pourrait être conduit à penser qu’un gouvernement impartial, déterminé à lutter contre toutes les fraudes, d’où qu’elles viennent, devrait prendre cette fraude sociale là, également à bras-le-corps. Las, c’est faire bon marché de la xénophilie et de ses défenseurs. Le malheureux Claude Guéant en a fait la triste expérience. En novembre 2011, l’ancien ministre de l’intérieur déclarait son intention de s’attaquer aux « fraudes sociales » imputables aux étrangers en croisant le fichier de ceux résidant en France et celui de la sécurité sociale. Il indiquait au micro d’Europe 1, vouloir éviter que des étrangers régulièrement présents sur le sol français empochent des allocations afférentes à des enfants qui résident hors du pays (j’ai révélé dans une précédente chronique, que c’est désormais possible). Il voulait aussi repérer les allers-retours trop fréquents entre la France et l’étranger. Ceux-ci peuvent en effet dissimuler des fraudeurs qui séjournent juste quelques jours en France avant de repartir vivre dans leur pays d’origine. Cette pieuse intention a été tellement diabolisée par les associations de défense des migrants et les médias que le ministre fut contraint à une piteuse rétractation, allant jusqu’à prétendre que sa déclaration ne ciblait pas spécifiquement les étrangers… Ces mesures de contrôle n’étaient en fait que la simple application du décret sur la gestion des dossiers des ressortissants étrangers voté en juin 2011.

Ainsi, par la disgrâce d’un psychodrame xénophile, ce fichier là, était un flicage scélérat.

Grèce : ici encore, le psychodrame joué sur les antennes et les ondes françaises, sur fond de « coup d’état » déguisé ou d’assassinats de la démocratie à la manière des colonels de triste mémoire, aurait pu être évité.

Nul ne peut sérieusement contester la maladresse et la brutalité d’une mesure qui a interrompu brutalement les images transmises.

Mais c’est oublier la véritable tragédie financière grecque, et le désarroi de son gouvernement modéré, coincé qu’il est entre les surenchères des démagogues hellènes d’extrême gauche ou néonazis et les exigences européennes.

C’est oublier également la gabegie qui régnait au sein d’une télévision – en réalité de faible audience – mais dont le coût de fonctionnement était pourtant de trois à sept fois plus élevé que les autres chaînes de télévision et employait de quatre à six fois plus de personnel.

Encore plus fort que les chaînes de service public françaises, pourtant championnes décorées cette année encore par la Cour des Comptes.

A condamner ainsi, sans circonstances atténuantes ni appel, le gouvernement Samaras, qui fragilise le berceau de la démocratie ?

Mur des cons (suite) : Clément Weill-Raynal, sanctionné par la direction de France télévision. Celui-ci a écopé d’une mise à pied privative de salaire de huit jours, assortie d’une menace de licenciement, en cas de réitération. Celui-ci refuse toute sanction.

Lors du conseil de discipline qui l’a sanctionné et qui lui reprochait d’avoir caché à sa hiérarchie qu’il était l’homme qui avait permis au public de connaître les détestations sélectives du Syndicat de la magistrature, le journaliste a excipé de la loi de 2010 qui protège, de manière absolue, le secret des sources, sauf en cas d’impératifs exceptionnels.

Le chroniqueur judiciaire de France 3 a fait valoir que dans le climat de haine qui prévalait, avec une CGT qui voulait sa tête et un Syndicat National des Journalistes qui allait se déclarer solidaire du Syndicat de la magistrature la nécessaire protection de l’auteur du document incriminé qu’il était n’avait rien de platonique.

Au moment où ces lignes sont écrites, seul celui qui a révélé les turpitudes d’un syndicat donneur de leçons de vertu a été condamné.

Pendant ce temps, les maçons du mur des cons ont été élargis par le Conseil Supérieur de la magistrature avec l’hypocrite bienveillance de Mme Taubira qui avait endormi auparavant la représentation nationale.

Bien entendu, les procédures d’injures et de destruction de preuves diligentées à l’encontre des magistrats vont se poursuivre.

Les « lanceurs d’alerte » de Snowden à Assange (à qui le Monde a ouvert généreusement ses colonnes cette semaine) font l’objet d’une compréhension particulière à gauche, quand bien même ils ont enfreint gravement le droit.

La loi sur le secret des sources fait l’objet d’une vénération quasi religieuse. Le Monde l’a encore invoquée récemment à l’encontre d’un juge instruction.

Nul ne reproche aujourd’hui au journaliste de France 3, sanctionné par une direction terrorisée par la CGT, la moindre infraction légale.

Allez savoir pourquoi, force est de constater que la gauche journalistique, habituellement prompte à monter sur ses ergots pour défendre un confrère dans la peine, n’a fait de cette affaire, ni un psychodrame, ni un drame, ni un scandale, ni même un problème.

À peine un sujet de dérision à l’encontre d’un journaliste libre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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