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Publié par Guy Millière le 17 juin 2013

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J’aimerais, je l’ai écrit de nombreuses fois, pouvoir encore aimer la France. J’aimerais ne pas voir ce que je vois et ne pas entendre ce que j’entends.

Il y a, en ce pays, de braves gens, et j’en rencontre régulièrement au fil de mes conférences et des colloques auxquels je participe. Ce n’est pas la population qui est en cause : elle est, au contraire, en position de victime.

Il y a aussi dans ce pays des gens monstrueux.

Ceux que je désigne ainsi ne sont pas les skinheads qu’il est de bon ton de vouer aux gémonies ces temps derniers, non : les skinheads me semblent avoir une intelligence limitée, des idées qui me répugnent, un folklore qui, au mieux, me laisse froid, et parfois me glace. Ils sont souvent racistes et antisémites, crispés dans un nationalisme étroit et dans des idées totalitaires. Mais ils sont peu nombreux, et ils constituent, pour l’essentiel, une réaction.

Ceux que je désigne ainsi sont plutôt ceux qui se confrontent aux skinheads, tous ces gauchistes qui se disent « antifascistes » et se comportent comme de véritables fascistes. Non seulement ces gauchistes ne s’en prennent pas seulement aux skinheads mais aussi à des gens paisibles tels que ceux qui se sont assemblés dans les manifestation hostile au mariage homosexuel, mais ils ont des relais dans les grands médias et bénéficient de bienveillances dans les milieux politiques.

Ceux que je désigne ainsi sont, au delà des gauchistes susdits, tels le crétin récemment mis en avant jusqu’à l’idolatrie, les journalistes des grands médias, précisément, qui ont cessé pour la plupart de se comporter en journalistes et se sont transformés en propagandistes, passant à chaque instant l’actualité au tamis de leurs préjugés et de leurs dogmes, et enfermant par là même ceux qui les lisent dans la cécité, l’absence de repères et une désespérante impasse.

Ceux que je désigne sont, au côté des journalistes des grands médias, les dirigeants politiques, précisément, parmi lesquels il est difficile de discerner des hommes ou des femmes d’Etat et qui, en imprégnant leurs discours de la propagande ambiante se mettent le plus souvent à la remorque de celle-ci, et renforcent la cécité, l’absence de repères, la désespérante impasse. Tous les grands partis politiques français aujourd’hui sont socialistes, absolument tous, du Front National à l’UMP, de l’UDI au Front de Gauche. Certains partis sont moins consternants que d’autres, mais aucun d’eux ne peut être rapproché de ce qu’est le parti républicain américain ou d’un conservatisme thatchérien.

Une situation bloquée et une régression destructrice qui avance.

Je dois constater qu’il résulte de l’imbrication du gauchisme, de l’imposture inhérente aux grands médias et de la médiocrité de la quasi totalité de la classe politique française une situation bloquée et une régression destructrice qui avance.

Les explications concernant la situation économique du pays existent, mais elles sont marginalisées, et rendues inaudibles. Juste avant de partir pour Israël, j’ai regardé une émission significative où mon ami Pascal Salin était le seul à tenir un discours sensé (un discours qui, ajouterai-je, est celui tenu par les économistes dignes de ce nom sur les cinq continents), et devait subir la dérision de cuistres incultes tels Jean-François Kahn (qui me semble connaître autant la pensée économique que je puis connaître les techniques de fabrication des spaghetti en Italie du Nord) : et encore, l’animateur de l’émission (Frédéric Taddei) avait-il invité Pascal Salin, ailleurs, on n’aurait entendu que Jean-François Kahn, qui ne manque pas de relais pour étaler son ignorance.

Il en va de même pour les explications géopolitiques, climatologiques, techniques lorsqu’il s’agit (par exemple) des biotechnologies.

Ouvrir les manuels scolaires permet de découvrir la façon dont on dévaste l’esprit des enfants en injectant dans leurs neurones, entre autres, une vision marxiste de l’histoire et une version écologiste fondamentaliste de la géographie. Allumer la télévision est se condamner à assister à des séances d’abrutissement délibéré où, entre deux séances de rire bête et méchant, quatre ou cinq massacres de chansons de qualité par des amateurs s’imaginant devenir bientôt stars, on demande à des acteurs qui n’ont pas inventé l’eau tiède de répéter les stéréotypes du prêt à penser ambiant. Ouvrir les journaux ? J’ai renoncé à ouvrir les journaux en langue française. Pour m’informer, je commence chaque jour par parcourir la presse américaine, je continue avec la presse israélienne et la presse britannique, si nécessaire, je regarde la presse russe, chinoise, indienne, et je termine par la presse française, pour voir à quel degré elle est lacunaire et consternante.

Je dois l’écrire : cela m’attriste et me révolte.

La gauche totalitaire est parvenue à l’hégémonie

Une prise de pouvoir s’est opérée graduellement, je l’ai déjà écrit. La gauche totalitaire est parvenue à l’hégémonie. Elle entend détruire ce qui peut rester de traces de civilisation occidentale digne de ce nom partout où elle passe. Elle entend en finir avec les sociétés ouvertes, le vrai et le faux, le vérifiable, le droit et la dignité de l’être humain, la liberté de parler, d’entreprendre et de passer contrat.

Elle entend conduire vers un chaos coalescent. Elle y parvient, même si des sursauts se dessinent.

En rentrant d’Israël, je suis arrivé par Orly. J’allais à Orly il y a vingt ou trente ans. L’aéroport est resté intérieurement le même, mais il a été transformé extérieurement en un bunker inaccessible aux voitures et où déposer des passagers et revenir les prendre est un crime (des caméras de surveillance permettent de verbaliser le moindre contrevenant), ceci aux fins de permettre à la haute classe de prendre le taxi et de contraindre la basse classe de s’entasser dans les transports collectivistes. Il faut qu’un pays soit dirigé par des psychopathes pour transformer un aéroport en bunker. Je ne connais pas d’autre exemple de ce genre ailleurs sur terre (à Roissy, c’est moins pire, mais cela prend la même direction).

Des bidonvilles et des immeubles crasseux le long de l’autoroute depuis Roissy

Le long de l’autoroute, comme c’est le cas depuis Roissy, j’ai croisé des bidonvilles et des immeubles crasseux, et arrivant d’Istanbul, ville située dans un pays censé être « en voie de développement », j’ai eu honte. En quittant l’aéroport d’Istanbul et en gagnant la ville, on ne croise ni bidonvilles ni immeubles crasseux, c’est un fait.

Aux feux rouges dans Paris, j’ai croisé des mendiants, des mutilés tendant leurs moignons : je n’ai croisé en Israël ou en Turquie ni mendiants ni mutilés tendant leurs moignons. Je n’en croise pas non plus aux Etats Unis, ou très rarement.

Chaque jour, on annonce de nouveaux licenciements, de nouvelles fermetures d’entreprises qu’aucune autre entreprise ne remplace.

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Les zones de non droit prolifèrent. Les visages sont tristes, lugubres presque. Les grèves succèdent aux grèves : je devais me rendre à Londres, et il y a eu une grève surprise des aiguilleurs du ciel, contre la « libéralisation » du transport aérien, bien sûr. J’ai du annuler mon voyage, comme des milliers d’autres. A suivi une grève de la SNCF destinée à préserver la retraite à cinquante ou cinquante deux ans, je ne sais plus. Des amis américains devaient visiter le mont Saint Michel, et ils n’ont pu le faire parce qu’il y avait une grève, là bas aussi. Je leur ai dit que la grève était une spécialité française et qu’il faudrait organiser des voyages de tourisme pour que les étrangers puissent découvrir cette spécialité française, destinée à être plus célèbre que le nougat de Montélimar : la grève.

J’aimerais pouvoir encore aimer la France, disais-je. J’ai horreur, je l’écris, de ce que la France devient. J’aimerais un sursaut. Mais je ne le vois pas venir. Vraiment pas.

J’aimerais penser qu’il viendra du « printemps français » et qu’un vaste mouvement de colère lucide se lèvera. J’aimerais.

Mais je crains que ce soit un rêve.

Lorsque le bien et le mal se font indistincts, le mal triomphe

Jean-François Revel a écrit un livre appelé « la connaissance inutile » : comment une colère lucide peut-elle prendre forme quand la connaissance, après avoir été inutile, se trouve quasiment anéantie ? Gilbert Keith Chesterton a noté que lorsqu’il devient impossible de distinguer le vrai et le faux, tout devient faux, et que lorsque le bien et le mal se font indistincts, le mal triomphe. Que reste-t-il à dire ou à faire lorsqu’en une société tout devient faux et que le mal triomphe ?

Alors que j’achève ces lignes, une rumeur monte de tous côtés : ce n’est plus celle qui entoure saint Clément Méric, martyr de l’ « antifascisme » et celle de la nécessité d’en finir avec l’extrême droite « fasciste », non. C’est celle qui entoure une procédure d’arbitrage favorable à Bernard Tapie : je ne sais s’il y a eu fraude. Je sais que la présomption d’innocence est une fois de plus totalement violée. Je sais que la justice en France est aux mains de gens tels que ceux qui ont décoré leurs locaux avec un « mur des cons » et qui ont du droit une vision pas très éloignée de celle qui régnait en Chine sous Mao. Je sais que dans le contexte de débâcle économique du pays et en un contexte où des élections se préparent, ajouter au grand air de la « lutte antifasciste » le grand air de la « lutte contre la corruption » qui rongerait la « droite » française pourrait être un subterfuge très tentant pour des gens sans aucun scrupule. Et je pense que les socialistes français, leurs complices et leurs porte-coton n’ont aucun scrupule. Strictement aucun.

La gauche française n’aime que la médiocrité, la destruction et la décadence

Juste un dernier point. Johnny Hallyday fêtait samedi 15 juin son soixante dixième anniversaire. C’est un artiste pour qui j’ai beaucoup de respect : on ne fait pas cinquante ans de carrière au sommet sans raison. Je pense qu’il a aujourd’hui l’un des plus beaux répertoires de la chanson française, et que ses qualités d’interprétation sont sans égales en ce pays. Il vient d’une époque où on aimait les Etats-Unis en France et où on aimait la liberté au travers des Etats-Unis. Ce que retiennent ses détracteurs aujourd’hui est qu’il s’est exilé fiscalement et a donc fuit l’enfer fiscal français. Ce qu’ils retiennent, à charge, est qu’il continue à aimer les Etats-Unis. Ils ajoutent qu’il n’est pas intelligent : il a de tous les artistes français été celui qui a tenu les propos les plus courageux sur Israël, où il s’est rendu en disant que le boycott et les menaces ne lui faisaient pas peur, au contraire, et en précisant qu’en 1967, il avait envisagé de partir rejoindre l’armée d’Israël contre ceux qui voulaient détruire le pays. C’est une preuve d’inintelligence en France aujourd’hui de tenir ce genre de propos. Il a, dans la presse anglaise, tenu des propos très lucides sur le culte de la médiocrité impliquée par le socialisme. C’est une preuve d’intelligence en France de tenir ce genre de propos, bien sûr. La gauche totalitaire et bilieuse française ne peut que détester Johnny Hallyday et le trainer dans la boue. Elle déteste le talent, l’amour des Etats-Unis et d’Israël, la liberté tout court. Elle s’efforce de tuer ou d’asphyxier ce qui ne lui ressemble pas.

Elle n’aime que la médiocrité, la destruction et la décadence.

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