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Publié par Dreuz Info le 22 juin 2013
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Requiem de Verdi de HG Clouzot

Par Hildegard von Hessen am Rhein

Sept ans ont passé.

Ce n’est que le 11 août 2006, soixante et un an après la fin de la guerre que, « pétri de remords », Günther Grass, auteur du Tambour et Prix Nobel de Littérature, avoue à la Frankfurter Allgemeine Zeitung : « J’étais dans la Waffen SS ». Fait jusqu’àlors soigneusement caché dans les biographies de l’écrivain, né en 1927. Et, il ajouta : « Ca devait sortir».

Avouer ne l’exonère pas de sa faute. En voilà un qui a adhéré en conscience au national socialisme et qui est resté socialiste.

Homme de gauche, il est une référence pour l’Allemagne et en particulier sa jeunesse. Il n’était pas un simple « suiveur », comme l’étaient des millions d’Allemands qui avaient l’obligation d’être dans la Hitlerjugend, mais un homme qui consciemment, avait intégré l’idéologie nazie. Alors que d’autres, devenus célébres furent frappés injustement du sceau de l’infâmie, comme Benoit XVI, ou encore Herbert von Karajan, sur lequel est toujours colporté bêtement, par ignorance, une appartenance, sinon, une proximité avec le régime nazi.

J’accuse ici en particulier les médias français – cela surprendra peu, et démontre ici comme sont funestes les manipulations des médias nationaux. Ce fut aussi le cas pour Pie XII, réhabilité dans le livre du Rabbin David G. Dalin : Pie XII et les juifs*, dans lequel temoignent des personnalités comme Golda Meir, Albert Einstein et tant d’autres, en faveur de ce Pape que les médias ont mis à sac. Ce Pape qui a sauvé jusqu’à 800.000 juifs.

Mais c’est la réputation de Herbert von Karajan que je veux rectifier une fois pour toute ici, pour les lecteurs de Dreuz.

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Je découvre une très intéressante interview réalisée dans les années 80 par la ZDF, télévision publique allemande, dans la série : Témoins du Siècle, sur Herbert von Karajan, Autrichien, au titre de noblesse Allemand. C’est la raison pour laquelle sa famille et lui ont toujours été autorisés à utiliser la particule « von » en Autriche, alors que toute appartenance aristocratique y a été proscrite.

Sa soi-disante proximité avec les nazis est fausse

L’on apprend de la bouche de Karajan que sa soit-disant proximité avec les nazis est fausse. C’est un bruit que firent courir des journalistes. Tous les amis de Karajan se sont alors détournés de lui. Seul le pianiste Suisse Edwin Fischer, un jour, a envoyé une somme d’argent importante pour soutenir Karajan. Fischer avait exigé l’anonymat afin que Karajan ne se sente pas obligé. « C’était un geste d’une profonde humanité » déclare ici Karajan.

Une commission d’enquête américaine, après la guerre, s’était rendue à Aix-la-Chapelle où le maestro était directeur musical à l’âge de 26 ans. Karajan était alors le plus jeune directeur musical d’Allemagne. La commission d’enquête ne trouva aucune preuve de sa proximité supposée avec les nazis. Cependant, les colporteurs de rumeurs ne rétablirent jamais la vérité. Karajan s’en plaint ouvertement et impuissant. Son agent et ami, en revanche, était dans la Waffen SS. De là viennent les conclusions hâtives. Il semblerait que Karajan l’ait ignoré. Il est pourtant de notoriété publique que le maestro a entièrement dédié sa vie à la musique et qu’il n’a jamais fait de politique. On imagine d’ailleurs mal Leonard Bernstein promouvoir son ami aux Etats Unis, si ces allégations avaient été justifiées. Déjà le rouleau compresseur médiatique faisait et défaisait des vies.

C’est lors de la pause d’une représentation des Maîtres Chanteurs, que Karajan a parlé 3 minutes avec Hitler.

Tout artiste célèbre était amené à parler, un jour ou l’autre au dictateur. C’est Karajan qui nous le révèle ici. Crime contre l’humanité ? Refuser de parler au Führer équivalait sanction, surtout lorsque Goebbels était présent.

Son ami de toujours, Helmuth Schmidt, ancien Chancelier socialiste de la République Fédérale d’Allemagne, déclare dans un documentaire en 9 épisodes dédié à Karajan, dont le titre est Beauty as I see it, et que l’on peut voir sous-titrés en anglais sur Youtube : « Karajan n’a jamais été nazi. Il était comme des millions d’Allemands, un suiveur. L’art court après le pain, même sous une dictature ». Bien-sûr, il aurait pu faire comme Marlene Dietrich, partir. Etre resté n’est toutefois pas un crime. Il faudrait vouer aux gémonies tout un peuple. Les commentateurs perpétuent cependant l’infamie sur Karajan.

Que cela soit ici rectifié en hommage à ce chef hors norme, d’un talent et d’une séduction exceptionnelle, pour lequel la musique signifiait tout et qui restera pour moi le plus grand.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hildegard von Hessen am Rhein pour www.Dreuz.info

http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/menschen/guenter-grass-enthuellt-ich-war-mitglied-der-waffen-ss-1354882.html

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