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Publié par Rosaly le 4 juillet 2013

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Yusri Al-Jindy, réalisateur de la série télé Kaybar :

L’accusation d’antisémitisme est une notion totalement dépassée, et en fait, c’est un mensonge inventé par les Juifs contre tous ceux qui veulent exposer la réalité vraie sur leurs conspirations.”

« Israël est l’État des Juifs, le sionisme est la conviction que les Juifs doivent avoir un État. Calomnier Israël, c’est calomnier les Juifs. Souhaiter qu’il n’ait jamais existé ou qu’il cesse d’exister, c’est souhaiter détruire les Juifs » (Hillel Halkin : Return of Anti-semitism)

L’antisémitisme musulman représente l’un des grands dangers actuels. Il trouve sa source dans le coran. L’art des musulmans est de prêter aux Juifs leurs propres travers, dans le but de délégitimer Israël en tant qu’état juif et diaboliser le judaïsme.

Robert Wistrich explique très bien l’antisémitisme musulman dans son essai, « Muslim Anti-Semitism, a clear and present danger », « l’antisémitisme musulman, un danger actuel très réel » dont ci-dessous quelques extraits, illustrés par des citations antisémites des « élites» religieuses, intellectuelles et politiques arabes.

« Le projet de détruire Israël et de rayer ce pays de la carte demeurent les buts de nombreux Arabes, non seulement des intégristes religieux, mais également des nationalistes arabes et palestiniens de la «rue arabe». L’antisémitisme est en fait intégré dans la culture arabo-musulmane de la haine. Les chefs religieux arabes, dans leurs différents sermons débitent d’horribles calomnies sur les Juifs. Sans parler des images diffusées par les chaînes arabes, les caricatures et les cassettes des religieux déversant un déluge d’images venimeuses, décrivant les Juifs comme des démons, des assassins, des gens abominables, la source de tous les maux, de toutes les corruptions et des comploteurs visant à infiltrer la société musulmane afin de prendre le contrôle du monde.

« Non seulement les Juifs ont rejeté allah, mais ils ont également persécuté ses prophètes, notamment Mahomet, qui fut obligé d’expulser deux grandes tribus juives de Médites et d’exterminer la troisième, les Qurayza. Le Hadith (la tradition orale) va beaucoup plus loin et affirme que les Juifs, conformément à leur nature perfide, ont délibérément causé la mort douloureuse de Mahomet en l’empoisonnant. De plus, les Juifs malveillants et conspirateurs doivent être blâmés pour les luttes sectaires qui perturbèrent l’islam à ses débuts, pour les hérésies et les déviances qui minèrent ou mirent en péril l’unité de l’umma (la nation musulmane).

« Ce thème a été repris et développé par les intégristes modernes qui, pour leur guerre contre les Juifs contemporains, puisent leur inspiration dans la lutte menée contre eux par leur Prophète dans l’Arabie du VIIe siècle. La thèse, solidement ancrée d’une « menace juive » ou d’un défi posé dès la naissance
de l’islam a pris une forme de plus en plus véhémente et militante. l’idée que les Juifs sont d’«arrogants falsificateurs», tramant sans relâche de nouveaux complots et de nouvelles conspirations pour semer la discorde et créer des conflits et des divisions au sein de la communauté musulmane est considérée comme allant de soi et correspondant tout à fait à l’enseignement coranique. Seule une adhésion opiniâtre aux vraies valeurs de l’islam, est-il constamment répété, peut protéger les musulmans contre la terrible menace que représente l’infiltration impérialiste judéo-sioniste et occidentale, un péril prétendument prévu par les textes sacrés coraniques.

« À l’émancipation juive de la domination musulmane (perçue comme le résultat de l’intrusion colonialiste occidentale croissante dans le monde islamique) avait succédé quelque chose de bien plus inquiétant – la création d’un État juif au coeur même du monde arabo-musulman. Selon Qutb, (l’idéologue musulman égyptien qui inspira une grande partie de la doctrine intégriste contemporaine, auteur de « Notre lutte contre les Juifs », un essai majeur, rédigé au milieu des années 1950) et ses adeptes, le fait que les Arabes ne soient pas parvenus à prévenir ce «désastre» montrait l’ampleur du délabrement culturel et présageait un éventuel effondrement de l’islam après plusieurs siècles de déclin. Dans ce scénario résolument pessimiste, les Juifs servaient principalement de catalyseurs de la crise culturelle, mais les «musulmans non pratiquants », ou «incroyants» (kuffâr) et les dirigeants arabes nationalistes laïques représentaient une cinquième colonne tout aussi dangereuse, affaiblissant la résistance du monde musulman face à Israël et à l’Occident.

Les Juifs, un ennemi éternel

« Pour les intégristes musulmans, les Juifs en sont venus à représenter un «ennemi éternel» de l’islam, depuis leurs « fourbes » intrigues contre le Prophète dans l’Arabie du VIIe siècle jusqu’à la lutte actuelle, puisqu’ils se sont toujours employés – est-il invoqué – à détruire la foi musulmane. »

« Selon Qutb, ce sont les Juifs qui, précisément à cette fin, inventèrent les doctrines modernes du matérialisme athéiste et sont également à l’origine de la « destruction de la famille et de l’effondrement des relations sacrées dans la société ».

« Les enseignements de Marx, Freud et Durkheim sont des exemples classiques du rôle subversif joué par les Juifs dans le sabotage de la foi et l’introduction d’une « immoralité » universelle au coeur même du Dar al-islam.

« C’est la disposition naturellement malveillante des Juifs, leur misanthropie, leur haine constante des musulmans (attestée par le Coran) qui ont induit de telles actions, mais leurs complots finiront par échouer dès lors que les croyants seront retournés aux sources de leur inébranlable foi. »

« La judéophobie islamique de Qutb, comme celle de ses disciples intégristes, s’est fondue relativement aisément aux thèmes bien plus modernes de l’antisémitisme raciste d’inspiration politique du XXe siècle issu des sources occidentales. La plus importante de ces importations européennes fut Les Protocoles des Sages de Sion qui fournissent une théorie complète du complot dans l’histoire, théorie d’après laquelle des Juifs sataniques oeuvrent sans relâche à la domination mondiale. »

« Les Juifs sont ouvertement accusés par le Hamas (qui signifie littéralement : piété et ferveur dans la voie d’Allah) de contrôler la richesse du monde et les médias, d’être à l’origine des révolutions française et russe, ainsi que des deux guerres mondiales, dans le but de promouvoir cyniquement les objectifs sionistes. Ils sont également accusés d’avoir créé des organisations clandestines (le Rotary et le Lions Club, la franc-maçonnerie, etc.) à des fins d’espionnage et de subversion. Les Juifs, est-il affirmé, ont délibérément supprimé le califat islamique et ont ensuite créé la Société des nations dans les années 1920, «afin de régner sur le monde». Selon les intégristes musulmans palestiniens, « aucune des guerres qui se sont déroulées dans le monde n’est exempte de l’empreinte juive. »

« De façon caractéristique, la littérature du Hamas évoque comme source d’inspiration pour le combat, la conquête de Khaibar par Mahomet en 628 de l’ère chrétienne, une oasis de la péninsule d’Arabie où les Juifs « traîtres » furent éliminés par le Prophète. »

« Une idéologie tout aussi radicale inspire le Hezbollah (le parti de Dieu), mouvement chiite libanais qui a commencé à occuper le devant de la scène après sa lutte contre l’incursion israélienne au Liban, en 1982. Son refus total de l’existence d’Israël et sa perception du judaïsme comme l’ennemi le plus ancien et le plus acharné de l’islam doivent beaucoup aux prêches « antisionistes » de l’ayatollah Khomeyni, qui entretient le mouvement avec la République islamique d’Iran. Conformément à sa source d’inspiration doctrinale, le Hezbollah s’oppose au nationalisme, à l’impérialisme et à l’«arrogance» occidentale, en soulignant particulièrement l’importance de l’objectif stratégique que constitue la libération de la Palestine et de Jérusalem. À l’instar du Hamas et d’autres groupements intégristes, il décrit Israël comme un fantoche occidental, installé au Moyen-Orient afin de permettre à l’impérialisme de poursuivre sa domination et son exploitation des ressources régionales arabes. »

« Au cours des années 1990, le principal dignitaire religieux du Hezbollah, le cheikh Hussein Fadlallah, n’a cessé de souligner qu’Israël n’était pas seulement un État juif au sens propre du terme. Il est l’expression première du caractère « juif » corrompu, traître et agressif. Les Juifs sont en fait « l’ennemi du genre humain tout entier », congénitalement « racistes », condescendants envers les autres peuples, et implacablement attelés à la domination mondiale.

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À la fin des années 1980, dans une interview, Fadlallah avait déjà exprimé une attitude amplement intégriste, évoquant des ambitions juives illimitées :

« Les Juifs veulent être une superpuissance mondiale. Ce milieu raciste des Juifs veut se venger contre le monde entier de leur histoire de persécution et d’humiliation. Dans ce contexte, les Juifs agissent dans l’idée que leurs intérêts priment sur les intérêts du monde entier ».

« La philosophie du Hezbollah, prônant avec constance la guerre totale et sans compromis contre Israël, le sionisme et les Juifs, repose incontestablement sur un virulent substrat antisémite lié à sa perspective générale panislamique et révolutionnaire. Son venin spécifique a également sa source dans les traditionnelles attitudes chiites iraniennes envers les Juifs, considérés comme des infidèles impurs et corrompus. »

« Ce thème, qui a envahi les conceptions de l’ayatollah Khomeyni, influence toujours les dirigeants iraniens actuels. Tout comme le Hamas et le Djihad islamique, le Hezbollah s’acharne à diaboliser l’ennemi juif et sioniste, se livrant avec enthousiasme à la violence, aux attentats suicides, au « martyr » et au terrorisme, vus comme les seuls moyens de « libérer » la Palestine, de détruire Israël et de vaincre l’Occident. »

« Tout est subordonné à l’impératif suprême du djihad – la guerre sainte qui doit être menée jusqu’à la mort contre l’infidèle – jusqu’à ce que tous les pays islamiques soient libérés et qu’un véritable État islamique soit rétabli. »

« À leur habitude, les médias occidentaux montrent une extrême réticence à établir un lien entre la guerre terroriste menée actuellement contre Israël et l’Occident, et ses racines idéologiques dans l’islam ou les sources et la signification du djihad. Ils répugnent également à lier le terrorisme aux obsessions antijuives qui animent actuellement plusieurs millions de musulmans. »

« Aussi étonnant que cela puisse paraître, on a accordé peu d’attention à l’impressionnante profusion, à l’énergie et à la violence de l’antisémitisme musulman contemporain, du Caire et de Gaza à Damas, Bagdad, Téhéran et Lahore. »

« Le défilé apparemment sans fin de grotesques mensonges arabes à l’encontre des Juifs et de l’État juif semble avoir à peine effleuré la conscience occidentale. Ces mensonges sont tout au plus perçus comme un épiphénomène de la tempête d’antiaméricanisme déchaîné ou comme une forme d’«opposition politique » aux actions israéliennes. Même l’affirmation répétée à foison par les Arabes selon laquelle la Shoah est une invention des sionistes et des Juifs (argument qui attire davantage l’attention des médias européens lorsqu’il est le fait de néonazis ou d’individus d’extrême droite) ne suscite qu’une réaction des plus anodines en Occident… »

« Et les divagations antisémites d’un ex ministre syrien de la Défense, Mustafa Tlass, qui, depuis des années, entretenait avec constance l’accusation médiévale selon laquelle les Juifs boivent le sang d’enfants non juifs, n’ont pas davantage suscité l’intérêt. »

« Dans la préface de son livre désormais « classique », Le Pain azyme de Sion, édité pour la première fois en 1983, Tlass écrviait :

« Le Juif peut vous tuer et prendre votre sang pour fabriquer son pain sioniste. S’ouvre ici devant nous une page plus répugnante que le crime lui-même : les croyances religieuses des Juifs et les perversions qu’elles contiennent, qui s’inspirent d’une sombre haine pour le genre humain tout entier et pour toutes les religions ».

« Une littérature haineuse distribuée par les ONG arabes n’a pas répugné à représenter les Juifs avec les crocs dégoulinant de sang et coiffés de casques arborant des croix gammées. L’un des exemples les plus saisissants de cette orgie de haine est probablement une brochure présentée au Centre d’exposition de Durban, montrant un portrait d’Adolf Hitler avec en légende :

« Si j’avais gagné la guerre, il n’y aurait plus de… sang palestinien versé. »

« Pour les musulmans extrémistes, le New York « juif » est, tout autant que l’État d’Israël sioniste, l’incarnation du mal satanique, de même que, pour les nazis et autres adeptes fascistes d’avant-guerre, Wall Street représentait le QG de l’affreux judaïsme d’affaires cosmopolite. Les théories antisémites du complot, aujourd’hui au coeur des conceptions nationalistes arabes et des théories intégristes musulmanes, associent la finance ploutocratique, la franc-maçonnerie internationale, le laïcisme, le sionisme et le communisme présentés comme de sombres forces occultes menées par la pieuvre géante du judaïsme international, dont le but serait de détruire l’islam et de corrompre l’identité culturelle des croyants musulmans. »

« L’islam fondamentaliste nourrit la même aspiration totalitaire pseudo-messianique à l’hégémonie mondiale que le nazisme allemand et le communisme soviétique. »

« Appelant à l’assaut de la civilisation « judéo-croisée », il exprime une rhétorique génocidaire latente et parfois manifeste qui fait surgir d’alarmants échos du passé. »

« Chez des groupes islamiques militants comme Al-Qaida, les talibans, le Hamas, le Hezbollah et bien d’autres, l’antisionisme antisémite fait partie intégrante de leur conception du monde nihiliste et totalitaire. »

« Les terroristes du djihad s’adonnent à la violence, déterminés à une confrontation totale avec les infidèles, à une politique ne pouvant déboucher que sur la victoire ou sur la mort, et ils adoptent une perspective enracinée dans une polarisation manichéenne entre les forces de la lumière et des ténèbres. »

« Les Ben Laden de ce monde ne sont pas seulement animés par l’extrémisme fanatique – par leur aversion pour les « croisés chrétiens », les hérétiques, les dissidents, les Juifs, les femmes, et par leur rejet de l’Amérique et de la modernité occidentale en soi –, ils haïssent la civilisation d’une façon radicalement
nihiliste. »

« Ô Allah, détruis l’Amérique, car elle est dirigée par des Juifs sionistes […]. Allah peindra la Maison-Blanche en noir ! » Sermon du Mufti de Jérusalem peu de temps après le massacre de Manhattan »

« D’autres dignitaires musulmans, comme le cheikh Ibrahim Mahdi, se sont attachés principalement à faire l’éloge des « auteurs d’attentats suicides » en Israël. Dans des propos diffusés à plusieurs reprises par la télévision de l’Autorité palestinienne, Mahdi a encouragé avec enthousiasme les odieux sacrifices d’enfants qu’il a décrits comme des actes de « martyre » contre Israël :

« Toutes les armes doivent être dirigées contre les Juifs, contre les ennemis d’Allah, la nation maudite dans le Coran, que le Coran décrit comme des singes et des porcs […]. Nous les ferons exploser à Hédéra, nous les ferons exploser à Tel-Aviv et à Netanya […]. Nous bénissons tous ceux qui éduquent leurs enfants dans la voie du djihad et du martyre »

« L’antisémitisme islamique se répand également à une vitesse vertigineuse parmi les immigrants musulmans et arabes dans les démocraties occidentales.. Ces immigrants transportent déjà avec eux le bagage antisémite de leur pays et de leur culture d’origine, alourdi par l’intense couverture médiatique du conflit du Moyen-Orient. Ce phénomène a abouti à une recrudescence alarmante des agressions antisémites de la part de Musulmans et d’Arabes contre les communautés juives de la diaspora, notamment en Europe, avec des incendies de synagogues, des profanations, des attaques physiques, des lettres piégées et une violence verbale des plus intimidantes. Ces agressions ont pris les proportions d’une quasi épidémie en France, pays qui compte une forte population musulmane. »

«La dangereuse combinaison d’un antisionisme radical (dérivant dangereusement vers l’antisémitisme dans les médias français de gauche) et de la judéophobie islamiste des immigrants musulmans a sérieusement alarmé les Juifs de France. En Grande-Bretagne également, l’émergence d’un modèle similaire d’antisémitisme musulman inquiète de plus en plus les Juifs (déjà alarmés par les coups portés à Israël par les médias britanniques de centre gauche). »

« L’idée que les Juifs d’aujourd’hui exercent une « dictature sur les médias », qu’ils cherchent délibérément à empoisonner les relations entre l’islam et l’Occident, s’est largement répandue dans de nombreux milieux musulmans. Encore plus populaire est l’idée que les Juifs manipulent les médias en général, notamment aux États-Unis. Le Iran Daily a ainsi affirmé que depuis le 11 Septembre, l’Occident avait été submergé par la propagande des « milieux sionistes » [qui], sans qu’on puisse les arrêter, diffusent leur profond mépris de l’islam. »

« L’éditorial d’un autre journal syrien contrôlé par le gouvernement, Al-Thawra, rédigé par Muhammad Ali Bouzha, présentait ceci comme une évidence :

« Israël s’est révélé comme une entité imprégnée de racisme, de haine et de terrorisme d’État, qui a même surpassé les nazis par ses actes criminels de meurtre, de destruction et de dévastation, et par son mépris de l’humanité. »

« Fiamma Nirenstein a crûment résumé la situation réelle de la façon suivante :

« Israël s’est transformé en rien moins qu’une abstraction diabolique, pas du tout en un pays, mais en une force malfaisante incarnant tous les attributs négatifs possibles – agresseur, usurpateur, pécheur, occupant, corrupteur, infidèle, assassin, barbare […]. Le sentiment primaire produit par ces caricatures est bien rendu par le dernier tube en vogue au Caire, à Damas et dans le secteur est de Jérusalem, intitulé : « Je hais Israël ».

« Cette terrifiante image de l’État juif incarnation de la malfaisance encourage naturellement l’idée que tous les Juifs d’Israël devraient être anéantis. »

« Sur un sol ainsi fécondé par la démonologie, le culte du martyre prospère plus aisément et se dépouille de ses dernières inhibitions morales. Les dignitaires intégristes musulmans jouent un rôle particulier dans ce cycle diabolique d’incitation. »

« En juin 2001, la télévision de l’Autorité palestinienne avait diffusé le sermon du cheikh Ibrahim Mahdi bénissant : « quiconque a mis une ceinture d’explosifs sur son corps ou sur ses fils, avant de se précipiter au milieu des Juifs ».

« Le spectre d’une « domination juive » qui est sous-jacent à l’antisémitisme islamique contemporain s’intègre dans une vision globale d’une conspiration juive mondiale. C’est un point de vue qui n’a cessé de se renforcer depuis la cuisante défaite arabe infligée par Israël en 1967. »

« Cette humiliation ne fut pas seulement un coup porté à la fierté, au machisme et à l’ambition nationale des Arabes ; elle refléta également pour de nombreux musulmans, une crise de l’islam, d’une société léthargique et arriérée et d’une culture, vaincue par un ennemi puissant, moderne, doté d’une technologie de pointe. »

Des propos diffamatoires sur la Shoah se multiplient dans l’indifférence de l’occident

« Hassan al-Agha, un professeur de l’Université islamique, de Gaza, avait déclaré en 1997, lors d’un programme culturel diffusé par la télévision de l’Autorité palestinienne :

« Les Juifs la considèrent [la Shoah] comme une activité lucrative, de sorte qu’ils gonflent tout le temps le nombre de victimes. Dans dix ans, je ne sais pas quel chiffre ils atteindront […]. Comme vous le savez, en matière d’économie et d’investissements, les Juifs ont acquis une grande expérience depuis l’époque du Marchand de Venise ».

« Un an plus tard, dans le journal palestinien Al-Hayat al-Jadida, Seif Ali al-Jarwan évoqua lui aussi l’ombre de Shylock, représentant « l’image des Juifs avides, fourbes, malfaisants et méprisés » qui ont fait subir à l’opinion publique américaine et européenne un lavage de cerveau au sujet de l’existence
de la Shoah. »

« Ils ont concocté d’horribles histoires de chambres à gaz qu’Hitler, affirmaient-ils, utilisait pour les brûler vifs. La presse regorgeait de photos de Juifs abattus […] ou poussés dans des chambres à gaz […]. En vérité, cette persécution était une invention malveillante des Juifs. »

« Invariablement, les antisémites arabes considèrent l’histoire de la Shoah comme un complot sioniste visant à « abuser le monde». Selon le journal égyptien Al-Akhbar, « l’objectif était d’inciter les Juifs à émigrer en Israël, d’exercer un chantage sur les Allemands pour obtenir des fonds, et d’obtenir un soutien mondial en faveur des Juifs ».

« Dans ces milieux, l’État juif n’existe et ne prospère qu’à la faveur du « mensonge de l’Holocauste ». C’est le « ciment qui maintient l’union des Juifs » selon un écrivain et homme politique libanais, Isaam Naaman ».

« D’autres, comme Mahmoud al-Khatib dans le journal jordanien Al-Arab al-Yom, invoquent davantage les « révisionnistes » occidentaux qui allèguent à tort qu’il n’existe « aucune preuve » de la Shoah, excepté « les témoignages contradictoires de quelques “rescapés juifs” ». Selon al- Khatib, Hitler aurait massacré tout au plus 300 000 Juifs et il les aurait tués non parce qu’ils étaient Juifs, « mais parce qu’ils avaient trahi l’Allemagne ».

« Un exemple particulièrement sinistre de ce genre populaire est l’article du rédacteur en chef de Tishrin, le principal quotidien syrien, qui accusait les sionistes d’exagérer cyniquement l’Holocauste pour le porter à des « proportions astronomiques » et de s’en servir « pour tromper l’opinion publique internationale, susciter sa sympathie et la faire chanter ». Israël et les organisations juives, écrivait-il, encouragent « leur version déformée de l’histoire » pour soutirer toujours plus de fonds de l’Allemagne et d’autres États européens à titre de restitution, mais ils utilisent aussi l’Holocauste « comme une épée suspendue au-dessus des têtes de tous ceux qui s’opposent au sionisme ». Les sionistes cependant ont été saisis de peur devant les questions soulevées sur l’Holocauste par des auteurs tels que Robert Faurisson, David Irving, Arthur Batz et autres « révisionnistes » qui ont marqué l’opinion publique et les médias. Selon les Syriens, l’effort des sionistes pour pétrifier la mémoire, la logique et la discussion humaines est voué à l’échec :

« Israël, qui se présente comme l’héritier des victimes de l’Holocauste, a commis et commet toujours des crimes bien plus terribles que ceux commis par les nazis. Les nazis n’ont pas expulsé une nation tout entière ni enterré vivants des habitants et des prisonniers comme l’ont fait les sionistes »

« Dans un sermon radiodiffusé à Téhéran, l’ancien président iranien, Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, admirateur de Garaudy, se déclara pleinement convaincu qu’« Hitler n’avait tué que 20 000 Juifs et non six millions », ajoutant que le « crime de Garaudy réside dans le doute qu’il jette sur la propagande sioniste».

« Rafsandjani est ce dignitaire religieux « modéré » qui, en 2001 encore, proclamait en Iran le « Jour de Jérusalem », qu’une seule bombe atomique anéantirait Israël sans laisser de traces, alors que le monde islamique subirait des dommages de représailles nucléaires israéliennes, mais ne serait pas détruit. »

« L’affaire Garaudy, suscitée par la parution en 1995 de son livre Les Mythes fondateurs de l’Israël moderne (qui prétend que les Juifs ont inventé la Shoah à des fins politiques et financières), est révélatrice en ce qu’elle montre la vitalité du nouvel antisémitisme négationniste dans les mondes arabe et musulman. [Il faut noter que tout propos négationniste venant d’un occidental est immédiatement poursuit en justice, tandis que les mêmes propos, émis par un musulman, sont soigneusement et méthodiquement ignorés] Les traductions en arabe du livre de Garaudy étaient devenues des best-sellers dans de nombreux pays du Moyen-Orient, bien qu’en France même, l’auteur ait été inculpé pour incitation à la haine raciale. Cependant, l’idéologie qui cimente cet engouement pour Garaudy est un antisémitisme du type des Protocoles qui considère comme une évidence que la Shoah fut réellement une invention sioniste. D’où la réaction extrêmement favorable à la thèse de Garaudy de tant de journaux et magazines arabes, de dignitaires religieux comme le cheikh Mohammed al-Tantawi, d’hommes politiques comme Rafiq Hariri et d’intellectuels comme Muhammad Hassanine Haikal. »

« Pour l’opinion publique du Moyen-Orient, les arguments de Garaudy ne présentent en eux-mêmes aucune révélation. Ils constituent plutôt une confirmation d’images arabes préexistantes concernant les Juifs et les sionistes tout-puissants et « criminels ». Ces monstres avaient conspiré pour inventer un Holocauste nazi qui n’avait jamais existé, alors qu’eux-mêmes se livraient à des « crimes génocidaires » contre les Palestiniens ».

« Une caractéristique essentielle de l’antisémitisme antisioniste arabe était et demeure le refus catégorique d’accepter le droit d’Israël à l’existence ainsi que sa légitimité morale. Cet élément fondamental a été aggravé par une éducation acharnée à la haine d’Israël et des Juifs. »

« Dans cette propagande, Israël est le bouc émissaire de l’éternelle incapacité des Arabes à réaliser une unité politique, un développement économique ou d’autres objectifs nationaux. La frustration suscitée par l’échec de leur modernisation a conduit à un déplacement de leur fureur en direction des Juifs et de l’État juif vu comme un « agent de l’impérialisme occidental, de la mondialisation, et comme une culture moderniste envahissant la région ».

« Mais certains dirigeants arabes comme Saddam Hussein sont allés beaucoup plus loin aussi bien en rhétorique qu’en actes. Ils ont décrit « l’entité sioniste» non seulement comme un « implant » étranger et artificiel, mais comme une « pieuvre » aux multiples tentacules, un « cancer à éradiquer via des moyens chirurgicaux ».

« Pour Saddam Hussein, non moins que pour les intégristes musulmans, « la Palestine est arabe et doit être libérée du fleuve à la mer, et tous les sionistes qui ont émigré en terre de Palestine doivent partir ».

« Cette rhétorique nationaliste exclusiviste, si viscérale dans les caricatures arabes, encore avivée par un portrait complètement déshumanisé des Israéliens, est sous-tendue par un antisémitisme implicite aussi bien qu’explicite. »

« Les Israéliens sont qualifiés d’assassins, de criminels, de racailles, de lie de la terre. Ils ne sont qu’un rassemblement de Juifs nomades sans racines ayant illégalement dérobé un pays qui n’était pas le leur afin de créer un État « nazifié » inspiré par des rêves de domination mondiale, comme l’exposent les Protocoles de Sion. »

« Cet État « artificiel » et malfaisant qui exploite la religion judaïque « impérialiste » et sa notion de « peuple élu » pour s’emparer sans cesse d’autres terres arabes, est comparable à un cancer. »

« L’antisémitisme arabe et musulman a toujours revêtu un aspect politique, induit par l’intensité du conflit arabo-israélien. Mais l’aspect territorial palestinien ne doit pas dissimuler le fait que l’antisémitisme possède sa propre dynamique. »

« L’une des caractéristiques les plus manifestes de l’antisémitisme arabo-islamique est la quasi-immutabilité de ses stéréotypes. Les Juifs sont constamment dénigrés comme des créatures irrémédiablement malfaisantes, corrompues, immorales, intrigantes, fourbes et avides, ou bien ils sont calomniés, comme des êtres racistes, colonialistes, des « vampires » fascistes suçant le sang des Arabes. »

« Il y a exactement vingt ans, un important intellectuel égyptien, Lufti abd al-’Adhim, évoquait les Juifs et le conflit israélo-arabe exactement dans les mêmes termes antisémites si communs aujourd’hui :

« Car les Juifs sont des Juifs ; ils n’ont pas changé depuis des milliers d’années : ils incarnent la trahison, l’avarice, la supercherie et le mépris des valeurs humaines. Ils dévoreraient la chair d’une personne vivante et boiraient son sang pour pouvoir lui voler son bien.. »

« Dans ce même article, il avait affirmé que les Juifs mènent une « guerre totale d’extermination […] contre la nation arabe ». Pour Abd al-’Adhim, il était évident qu’il n’existait « aucune différence entre les bandes de saboteurs dirigeant Israël et les lobbies juifs à travers le monde ».

« Il avait du moins l’honnêteté d’admettre que ses propos relevaient de l’antisémitisme arabe, tout en expliquant : « Notre antisémitisme est [dirigé] contre les sémites juifs. »

« Au cours des vingt dernières années, peu de choses ont changé dans le répertoire de base et le contenu de l’antisémitisme arabe. Mais il s’est malheureusement étendu, intensifié, radicalisé et « islamisé ». En 1990, j’avais écrit : « Une idéologie arabe antijuive s’est cristallisée et a acquis sa propre dynamique au cours des dernières décennies, qui a déformé et noirci l’image du Juif avec une vigueur historiquement sans précédent dans le monde islamique. »

Robert Wistrich :

La conclusion de mon livre, écrit il y a plus de dix ans, me semble toujours fondée

« Les mythes populaires sur la trahison de la Palestine par l’Occident et sur une sinistre conspiration juive visant à subvertir l’arabisme et l’islam continueront probablement à prospérer […]. Car, au coeur du problème du Moyen-Orient, se trouve le refus psychologique de la plupart des Arabes d’accepter Israël et le droit des Juifs à exercer une souveraineté dans un domaine musulman. Ni dans le nationalisme arabe, ni dans l’islam, l’indépendance nationale et l’égalité pour les Juifs ne peut être tolérée. »

« Pour les Palestiniens également, la « paix » et la « justice » semblent revêtir bien moins de signification que la revendication de l’arabisation complète de l’État juif. »

« Dans ma phrase de conclusion, je lançais une mise en garde contre les ravages provoqués par l’antisémitisme arabe qui, s’il n’était pas stoppé, « ne pouvait qu’entraîner le Moyen-Orient plus loin dans la voie de l’autodestruction ». Cet avertissement n’a jamais semblé plus pertinent qu’ aujourd’hui ! »

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Source : « « Muslim Anti-Semitism, a clear and present danger », traduit par Claire Darmon – Extraits.

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