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Publié par Gaia - Dreuz le 8 juillet 2013

L’établissement aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds à Lyon. Une enquête interne a été ouverte.

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C’est une publicité dont l’université Lyon 2 se serait sans doute bien passée. L’établissement vient de lancer une procédure disciplinaire à l’encontre d’un de ses enseignants, le soupçonnant d’avoir conclu un faux partenariat avec une école de commerce guadeloupéenne. Ce partenariat aurait ensuite permis de délivrer indûment des dizaines de diplômes universitaires en communication à des étudiants antillais qui n’auraient jamais mis les pieds dans la capitale des Gaules.

Comme souvent dans ce genre d’affaire, tout a débuté un peu par hasard. En février, plusieurs étudiants d’une école de commerce basée à Pointe-à-Pitre, l’I2M, s’étonnent auprès de l’administration lyonnaise de ne pas avoir reçu leurs cartes d’étudiants de Lyon 2. En vérifiant le site internet de l’établissement guadeloupéen, la direction lyonnaise découvre que l’I2M prétend délivrer des diplômes «en lien avec l’université Lyon 2», explique le président de l’université, Jean-Luc Mayaud. Le site reprend même «la plaquette d’enseignement» de l’Institut de la communication (ICOM) de Lyon 2, et exige des frais d’inscription dépassant les 4000 euros par an, «plus de dix fois supérieurs aux nôtres», précise le responsable.
Un partenariat «pas encore encadré par une convention en bonne et due forme»

Or aucune trace de ce partenariat n’est retrouvée à Lyon 2, qui exhume finalement une délibération de l’une de ses instances, datant du printemps 2011, qui «rejette la proposition de collaboration» avec cette école, selon M. Mayaud. En revanche, l’administration lyonnaise découvre qu’une cinquantaine d’étudiants de l’I2M ont bien été inscrits à Lyon 2 aux rentrées 2011 et 2012, «avec dispense d’assiduité». La première promotion s’est vu délivrer en juin 2012 des diplômes de licence 3 de l’ICOM.

Le président de Lyon 2 lance alors une enquête disciplinaire visant le directeur de l’ICOM, Alain Girod, et constate notamment qu’il s’est rendu «encore au printemps» en Guadeloupe pour y enseigner une quinzaine de jours, hors de tout cadre administratif. Parallèlement, l’I2M concède que le partenariat avec Lyon 2 «n’est pas encore encadré par une convention en bonne et due forme», mais assure que son principe «a été approuvé» par l’ICOM, avançant un document signé par M. Girod le 11 juillet 2011.

Le directeur de l’ICOM, qui enseigne depuis une quinzaine d’années à Lyon 2, a également signé «les PV de jurys» qui ont conduit à la délivrance des diplômes. L’enquête doit déterminer s’il a bénéficié de «complicités». Devant l’inquiétude des étudiants guadeloupéens, Lyon 2 a décidé d’organiser une session spéciale d’examens en septembre. L’université a obtenu de l’I2M la promesse que l’institut prendrait en charge les frais de voyage et de séjour.
«Les étudiants sont des victimes de cette officine»

«Comme nous, les étudiants sont des victimes de cette officine», a estimé M. Mayaud. Un espace leur a été ouvert sur le site internet de Lyon 2, avec cours et bibliographies, pour leur permettre de préparer l’examen. L’enquête administrative, en cours d’instruction, donnera lieu à un premier rapport samedi, avant un conseil de discipline prévu en septembre. L’instance peut prononcer des sanctions allant jusqu’à la révocation de l’enseignant.

Le président de l’université, qui a signalé l’affaire au parquet de Lyon, se réserve la possibilité de poursuites y compris au pénal», s’il découvre «qu’il y a eu des malversations ,des rémunérations indues». «Pour l’instant, les proches de cet enseignant disent qu’il a agi de manière désintéressée», a souligné M. Mayaud, qui n’a eu «aucun contact» avec le directeur de l’ICOM et qui «s’y refuserait».

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/une-affaire-de-faux-diplomes-secoue-l-universite-lyon-2-2368/

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