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Publié par Michel Garroté le 12 juillet 2013

Gerstenfeld-1

Michel Garroté, réd en chef  –-  En 2007, nous avons créé www.dreuz.info, un blog francophone d’information et d’opinion, chrétien, néo-conservateur et pro-israélien. Si nous avions lancé un tel blog, mais anglophone, germanophone, italophone ou hispanophone, nous aurions certes essuyé des critiques, mais pas le déferlement de haine que nous subissons pour avoir créé un blog francophone de ce type. J’avoue avoir été surpris, au début, soit en 2007, par le nombre très élevé de commentaires antisémites, israélophobes et judéophobes. Je ne m’y attendais pas.

Par curiosité, j’ai été sur les blogosphères anglophones, germanophones, italophones et hispanophones, pour vérifier si là également, les commentaires antisémites, israélophobes et judéophobes étaient aussi nombreux que sur la blogosphère francophone. J’y ai trouvé de l’antisémitisme, de l’israélophobie et de la judéophobie, mais pas autant que sur la blogosphère francophone.

Pétain était catholique, antisémite et collaborateur de l’occupant national-socialiste allemand. De Gaulle a parlé ignominieusement de « peuple juif dominateur et sûr de lui » pour plaire aux arabo-musulmans. La gauche, l’extrême-gauche et l’extrême-droite françaises ainsi que les médias français sont israélophobes. En réalité, depuis Charles Maurras, la France, quoi qu’elle puisse alléguer, n’a pas vraiment rompu avec la judéophobie.

Même chose pour le néoconservatisme et le christianisme. Sur les blogosphères anglophones, germanophones, italophones et hispanophones, le néoconservatisme et le christianisme sont critiqués, ce qui fait partie du jeu. Mais sur la blogosphère francophone, le néoconservatisme et le christianisme sont haïs et diabolisés à l’extrême.

Je dois admettre que l’absence de liberté d’opinion et d’expression, dans les pays francophones en général et en France en particulier, cette absence m’inquiète au plus haut point. La France plus que les autres pays francophones, est une Nation anti-libérale, américanophobe, germanophobe, judéophobe et christianophobe. Elle est une Nation postchrétienne. Elle est une Nation à la fois islamophile et homophile, comme si les deux allaient de pair. Cerise sur le gâteau, la France est donneuse de leçons, y compris envers des pays, tels par exemple la Suisse et Israël, qui fonctionnent mieux qu’elle et qui ne lui ont rien demandé.

En France, le débat des idées et le travail des idées sont devenus pratiquement impossibles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que www.dreuz.info était et demeure plus que nécessaire, sachant que les deux tiers de nos lecteurs sont Français et qu’ils trouvent chez nous chaque jour un espace de liberté et d’amitié.

Ci-dessous, je reproduis une interview de Manfred Gerstenfeld sur la diabolisation — d’Israël et des Juifs — en Europe. Et je note avec satisfaction que les analyses de Manfred Gerstenfeld rejoignent souvent ce que nous écrivons sur www.dreuz.info depuis maintenant six ans.

Ainsi donc, dans un nouveau livre intitulé « Demonizing Israël and the Jews » (La Diabolisation d’Israël et des Juifs), disponible en anglais sur Amazon, Manfred Gerstenfeld, membre du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, estime que plus de 150 millions d’Européens pensent qu’Israël est en train d’exterminer les Palestiniens (voir les deux sources françaises en bas de page).

Cette chimère diabolisatrice, actuellement très répandue à propos d’Israël, est une mutation, d’une part, des croyances diaboliques concernant les Juifs qui se sont emparées des masses au Moyen-Âge, et d’autre part, de celles promues, plus récemment, par le national-socialisme et ses alliés. Ce recueil de 57 interviews réalisées par Manfred Gerstenfeld auprès d’universitaires, d’hommes politiques et d’autres, décrit à quel point l’incitation à la haine se propage à un rythme intensif (disponible à l’achat sur Amazon).

Dans une interview exclusive en deux parties, qui coïncide avec la publication de ce livre, Simon Plosker, rédacteur en chef d’Honest Reporting, a questionné Manfred Gerstenfeld sur ces sujets importants qu’il soulève et qui ont été balayés sous le tapis par les grands médias (voir les deux sources françaises en bas de page).

Honest Reporting : Dans votre nouveau livre, La Diabolisation d’Israël et des Juifs, vous déclarez que plus de 150 millions de citoyens adultes de l’Union Européenne ont une perception diabolique d’Israël et que cela ressemble à la vision démoniaque que la plupart des gens avaient des Juifs au Moyen-Âge. Que voulez-vous dire par là ?

Manfred Gerstenfeld : L’élément central de l’antisémitisme au cours de ces presque deux millénaires consistait à penser que les Juifs représentent « le Mal Absolu ». La nature de ce « Mal Absolu » a changé au cours des siècles. De nombreux Chrétiens ont prétendu mensongèrement que les Juifs avaient tué le prétendu fils de D.ieu – la pire chose que leur mentalité ait pu imaginer. Pour les Nazis, le mal absolu correspondait au fait que les gens étaient, à leurs yeux, des sous-hommes, de la vermine, des bactéries et ainsi de suite. Après la Shoah, la pire chose possible est, à présent, l’accusation de commettre un génocide, ou de se comporter comme les Nazis l’ont fait.

HR : Sur quoi se fonde votre hypothèse disant que plus de 150 millions de citoyens de l’UE ont un point de vue diabolisant d’Israël ?

MG : Diverses études ont demandé aux sondés s’ils étaient d’accord avec des assertions, telles que : « Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens », ou : « Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis l’ont fait envers les Juifs ». Des études sur sept pays de l’UE confirment qu’environ 40% ou plus des gens qui y vivent partagent ces points de vue diabolisateurs. Des enquêtes similaires le confirment pour les pays qui n’appartiennent pas à l’UE, c’est-à-dire la Norvège et la Suisse. Plusieurs autres études démontrent, également, des perceptions extrêmement négatives des citoyens de l’UE, s’agissant d’Israël.

HR : La plupart de ces études ne sont pas nouvelles. Pourquoi n’ont-elles pas reçu, plus tôt, l’attention ni la proéminence qu’elles méritaient ?

MG : On ne peut que faire des suppositions. Les résultats de ces études ne peuvent mettre que très mal-à-l’aise les dirigeants et les faiseurs d’opinion européens. Par exemple, le gouvernement norvégien a financé une étude de 2012, réalisée par le Centre d’Oslo sur la Shoah. Les auteurs de cette étude se sont interdit d’écrire que 38% des Norvégiens, qui pensent qu’Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis, démontrent qu’ils sont extrêmement antisémites. Pourtant, ils auraient dû savoir que d’adopter de telles attitudes correspond à un acte antisémite, tel que cette notion est définie par la définition de travail sur l’Antisémitisme, au Conseil de l’Europe.

HR : Si ces études sont déjà connues, qu’apporte votre livre de nouveau sur ce sujet ?

MG : Pour la première fois, ces études, qui débouchent sur les mêmes conclusions, sont rassemblées et listées. Elles appuient mon estimation qu’au moins 150 millions de citoyens adultes de l’UE partagent une vision aussi diabolisante d’Israël. C’est un message fort et clair qu’il faut diffuser largement.

HR : Des journalistes se sont-ils mis en contact avec vous à ce propos ?

MG : J’ai été longuement interviewé par plusieurs journalistes européens, à propos de mon livre. Certains travaillent pour des journaux à grand tirage. Ils ont montré un vif intérêt à cette histoire et m’ont dit que ces tableaux de données étaient convaincants. Cela dit, je n’ai, par la suite, rien vu de semblable qui ait pu être écrit dans leurs journaux.

HR : Savez-vous pourquoi ?

MG : Mon éditeur, René Van Praag, de RVP Editeurs me dit que, de la même façon que beaucoup d’histoires sont trop peu significatives pour attirer l’attention des journaux, quelques rares, au contraires, sont « trop grosses ».

HR : Et qu’est-ce que signifie « une affaire trop grosse”, dans un tel cas ?

MG : Dès que cela deviendrait massivement connu que, sur 400 millions de citoyens adultes de l’UE, 150 millions partagent des points de vue antisémites diabolisateurs, les conséquences pourraient être terribles, pour l’image de l’UE, ses politiques et on ne pourrait plus évacuer la nécessité d’agir d’un revers de main. L’UE se présente comme un « modèle de démocratie et le promoteur des Droits de l’homme ». De ce nombre de 150 millions de citoyens ayant un point de vue d’Israël comme état diabolique et des interviews signalées dans ce livre, l’Union Européenne ressort aussi comme un agglomérat d’incitation à la haine anti-israélienne, porteur d’une vision du monde criminelle et très répandue. Dans les années 1930, les pays européens comprenaient un très grand nombre de citoyens ayant une vision du monde criminelle envers les Juifs. Dans la perspective de l’après- Shoah, et d’autres atrocités commises, cette similarité fait que l’image d’une Europe humanitaire (à visage humain) retombe totalement à plat.

HR : Y a-t-il d’autres conséquences possibles ?

MG : Cela pourrait, par exemple, rendre à l’UE, plus difficile d’éviter d’enquêter sur qui sont ceux qui ont contribué à créer cette vision du monde criminelle. Cela pourrait conduire à des résultats explosifs. On devra, par exemple, pointer le doigt vers des hommes politiques de différents pays qui dirigent l’UE. Ce ne serait pas, seulement une nouvelle mise en cause de l’image humanitaire surfaite de l’UE, mais aussi de certains pays et de certains partis politiques. Ces incitateurs à la haine, au cœur de l’Europe, ne pensent pas, nécessairement, eux-mêmes, qu’Israël extermine les Palestiniens, ni que les Israéliens se comportent comme des Nazis. Leurs déclarations tronquées, cela dit, contribuent toutes à la fabrication de cette image. Il s’agit de la méthode de la mise à mort « à petit feu ». Si on les reprend chacune isolément, aucune de ces attaques n’a directement provoqué les résultats dramatiques que révèlent les études. Mais, mises bout à bout, elles ont, alors, pu les générer.

HR : Y a-t-il d’autres facteurs qui ont contribué à la fabrication de cette vision du monde criminalisant d’Israël ?

MG : La banalisation est un autre élément, ainsi que la volonté de masquer partiellement des évènements horribles majeurs, dans le propre passé des pays européens. De cette façon, on dépeint une image bien plus rose de l’histoire propre de l’Europe. Elle est alors comparée à l’image grandement falsifiée et malmenée d’Israël. Un point très important tient aussi au fait qu’on ne prête que très peu d’attention à la criminalité galopante et à l’incitation à la haine, dans de larges secteurs de la société palestinienne et de beaucoup d’états arabo-musulmans. Si les massacres de masse, les attentats terroristes et d’autres crimes majeurs y étaient mis en lumière, dans des proportions relatives à la taille de sa population et à la hauteur des fautes commises dans ces pays, les nouvelles en provenance d’Israël seraient, comparativement, négligeables. Le fait de détourner les yeux, en cas de crime majeur dans le monde musulman, est un exemple de ce qu’on peut appeler le racisme humanitaire. Beaucoup de gens ignorent les crimes de gens de couleur, parce qu’on les perçoit comme des faibles. De tels racistes prétendent parfois, en se trompant sur eux-mêmes et en trompant les autres, qu’ils appartiennent au camp « antiraciste ».

HR : D’autres remarques possibles, à propos des découvertes de votre livre ?

MG : Une autre vraiment importante, c’est que la vision du monde européenne criminelle des années 1930 a été le précurseur de crimes de masse commis en Europe dans les années 1940. Cela soulève la question : à quoi pourrait mener l’actuelle vision du monde criminelle ? Est-ce qu’elle mènera encore à des crimes européens monstrueux, mais cette fois, contre Israël ? Ou les Européens se contenteront-ils, cette fois, d’être les spectateurs, pendant que nombreux sont ceux, dans les pays arabes, qui voudront vraiment commettre des crimes extrêmes contre Israël ? Mon livre expose ainsi une histoire potentiellement énorme.

HR : L’insistance sur l’introduction de La Diabolisation d’Israël et des Juifs, qui met en exergue la vision du monde massivement criminelle qui sévit en Europe, éclipse, à un certain point, les 57 entrevues qui constituent la partie centrale du livre. Qu’avez-vous cherché à réaliser, à travers ces entretiens ?

MG : Il s’agit d’un recueil d’interviews que j’ai menées avec des dirigeants juifs, des universitaires, des experts, des hommes politiques, des journalistes, des personnalités importantes des organisations juives et d’autres. Ensemble, elles illustrent les facettes polymorphes, l’intensité et l’étendue de la propagation de cette incitation à la haine contre Israël et les Juifs. Ce livre traverse une multitude de pays et de disciplines. Après avoir lu les entretiens, on peut mieux comprendre par quels procédés cette vision du monde diabolisante a été créée et a pris racine en Europe. Le livre se répartit en deux sections : l’une, nourrie d’interviews qui se concentre fondamentalement sur Israël, et l’autre, qui traite principalement de l’antisémitisme classique [pour en débusquer les « nouvelles » résurgences].

HR : Quels pays particuliers couvrent la plupart des interviewés ?

MG : Les entretiens recouvrent plus de dix pays européens. Le livre contient aussi des entrevues avec Gustavo Perednik, sur la situation en Argentine, Rifat Bali sur l’avenir incertain de la communauté juive de Turquie, Maurice Roumani, sur ce que sont les attitudes en Libye à l’égard de son ancienne communauté juive, Zvi Mazel sur l’antisémitisme égyptien, de Moubarak à Morsi, aussi bien qu’avec Mitchell Bard sur le puissant lobby saoudien aux Etats-Unis. On compte aussi une interview avec Justus Weiner, qui évoque la façon dont les Musulmans chassent les Chrétiens des territoires palestiniens.

HR : Beaucoup de vos entretiens traitent de divers groupes d’auteurs d’actes et d’incitation à l’antisémitisme et à l’antisionisme. Quels sont les principaux parmi eux ?

MG : La haine contre Israël la plus manifeste provient, et de loin, des régions du monde musulman. On pourrait aisément remplir plusieurs livres d’entretiens sur ce qui est un sujet en soi. Dans La Diabolisation d’Israël et des Juifs, les invités à ces entrevues répondent sur certains de ses aspects les plus saillants. Richard Landes explique de quelle façon les théories conspirationnistes affectent les Juifs ; Gunther Jikeli parle de l’antisémitisme musulman au sein de la jeunesse européenne ; l’ancien Président [et Président d’honneur] de l’organisation coordinatrice des Juifs de France, le CRIF, Richard Prasquier, expose l’ampleur de l’antisémitisme musulman en France.

HR : Nous autres, à Honest Reporting, sommes, évidemment très intéressés par les déformations des faits, opérées par les medias.

MG : Ce thème, comme tant d’autres sujets présents dans La Diabolisation d’Israël et des Juifs, mérite, également, qu’un livre entier lui soit consacré. Nous avons une interview avec Simon Plosker, le rédacteur en chef d’Honest Reporting. Une autre, avec Andrea Levin, de CAMERA. Dans une troisième l’avocat des contentieux, Trevor Asserson expose les distorsions de la BBC – en tout ce qui concerne les reportages sur Israël- comme un cas à part. Sur une note quelque peu différente, la cinéaste et réalisatrice Gloria Greenfield parle de son documentaire : Unmasked Judeophobia [La Judéophobie démasquée] et des réactions qu’il a suscitées.

HR : Une autre source essentielle de la haine anti-israélienne provient des rangs de l’extrême-Gauche.

MG : Effectivement, il en est fortement question, par exemple, quand Angelo Pezzana explique comment les Italiens anti-israéliens, foncièrement gauchistes, déforment la mémoire de la Shoah, selon leur propre agenda. Simon Epstein expose soixante ans de parti-pris intellectuel français contre Israël, portant l’essentiel de l’attention aux communistes et aux trotskystes. Ken Sikorski analyse la scène finlandaise, à commencer par les Socialistes.

HR : Les Socialistes européens et les Sociaux-Démocrates ont aussi fait preuve d’attitudes fortement hostiles à Israël.

MG : La femme écrivain de premier plan, en Norvège, en matière de livres réalistes, Hanne Nabintu Herland montre comment on fait la promotion d’une haine d’Israël « politiquement correcte ». Elle a démontré à quel point le Parti Travailliste joue un rôle essentiel dans la transformation de la Norvège en pays le plus antisémite de tout l’Occident. Ilya Meyer raconte comment la troisième plus grande ville de Suède, Malmö, est devenue un foyer mondialement réputé pour son antisémitisme. On en doit une majeure partie à l’ancien Maire travailliste Ilmar Reepalu, qui ne pouvait s’empêcher de produire de fréquentes remarques antisémites. Jehudi Kinar, ancien Ambassadeur d’Israël en Belgique, décrit par le menu la puissance du courant antisioniste au sein des partis socialistes belges.

HR : Et puis, une autre source de haine contre Israël émarge des cercles chrétiens ?

MG : On lui prête bien trop peu d’attention. Ce sujet, aussi, pourrait constituer un livre spécialement d’interviews. L’universitaire hollandais Hans Jansen parle des racines profondes de l’antisémitisme protestant depuis ses fondations. Son principal centre d’intérêt tourne autour du rôle du réformateur de l’église, Martin Luther. Il décrit aussi le document haineux nommé « Kairos », qui fait tache d’huile, à partir de la communauté chrétienne palestinienne. David Parsons explique comment on peut faire la distinction, sur le plan théologique, entre les pro- et les anti-israéliens, parmi les Protestants. Dexter Van Zile expose les politiques anti-israéliennes du Conseil Mondial des Eglises.

HR : Et qu’en est-il du terrorisme, proprement dit ?

MG : La psychiatre Daphné Burdman analyse comment les enfants palestiniens sont endoctrinés à la haine génocidaire depuis leur plus jeune âge. Michaël Wines offre un panorama sur la façon dont les communautés juives et les Israéliens en déplacement à l’étranger ont été pris pour cible par les terroristes.

HR : Qu’en est-il de la “haine de soi”, chez certains Israéliens et Juifs de Diaspora ? Ils ne sont pas si nombreux, et pourtant ils causent des dégâts énormes à eux seuls ?

MG : Le Professeur de Philosophie Elhanan Yakira, de l’Université Hébraïque de Jérusalem met en exergue les similitudes et convergences de pensée entre les négateurs de la Shoah et les Post-Sionistes israéliens et juifs. Le Psychologue d’Harvard, Ken Levin diagnostique le cas des Juifs et Israéliens qui adoptent la critique provenant des antisémites les plus extrêmes et des antisionistes viscéraux. Il dit que ce phénomène révèle de grandes similitudes avec les réponses et défenses à l’agression qu’on rencontre chez les enfants victimes de violences chroniques ou d’incestes.

HR : Que dire des ONG, de la cyber-haine sur Internet ?

MG : Gerald Steinberg consacre une synthèse de son travail pionnier sur les distorsions des ONG, dès qu’il s’agit d’Israël, Le Rabbin Abraham Cooper explique les dangers liés à l’antisémitisme et au terrorisme via Internet, alors que Ronald Eissens évoque les problèmes concernant la propagation de la haine par Internet, grâce à Facebook, Twitter et YouTube.

HR : Parlez-vous, aussi, de certains des outils de transmission de la haine, dans l’antisémitisme et l’antisionisme contemporain ?

MG : Certains medias sont des opérateurs majeurs de l’antisémitisme et de l’antisionisme, à travers la tournure des éditoriaux qu’ils consacrent à ces questions et par leur mode de sélection et de formulation des articles d’actualités. De manière identique, les Nations-Unies sont une caisse de résonance et un puissant instrument de haine anti-israélienne. Ce dernier point s’illustre dans l’entretien avec Yohanan Manor, au sujet de la sinistrement fameuse résolution « Le Sionisme est un Racisme ». Les dessins et caricatures son un outil redoutable d’efficacité pour la promotion et la propagation du virus de la haine, comme Joël Kotek le démontre. Le langage, est un autre outil privilégié, parmi tant d’autres, de transmission de la haine. George-Elia Sarfati insiste sur le fait que les mots n’ont rien de neutre, mais qu’ils servent à introduire à un certain univers de référence, dans la façon dont on présente et traite un sujet donné.

HR : Avez-vous, aussi, consacré des entretiens aux façons de combattre l’antisémitisme et l’antisionisme ?

MG : Une interview très importante à ce sujet est celle menée avec l’ancien Ministre de la Justice Canadienne, Irwin Cotler. Il dresse la liste des moyens politiques, diplomatiques, économiques et juridiques disponibles pour contrer la menace iranienne. Cotler démontre qu’il y a bien assez de preuves pour traîner l’Iran devant une Cour Internationale de Justice (voir les deux sources françaises en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté www.dreuz.info

Source (s) :

Première partie :

http://www.jforum.fr/forum/communaute/article/l-inavouable-verite-150-millions-d

Deuxième partie :

http://www.jforum.fr/forum/communaute/article/la-verite-inavouable-150-millions

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