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Publié par Guy Millière le 21 juillet 2013

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[dropcap type= »circle » color= »#ffffff » background= »#ce2121″]D[/dropcap]ans une récente chronique, Thomas Sowell, l’un des plus grands penseurs américains contemporains, posait la question qui sert de titre à cet article. Est-ce encore l’Amérique ? Ce qui le conduisait à poser la question était la suite du procès Zimmerman et le procès Zimmerman lui-même.

De fait, je l’ai déjà écrit, George Zimmerman n’aurait jamais du passer en jugement et risquer une peine de prison. Le procès a eu lieu seulement parce qu’a régné sur les Etats-Unis pendant des semaines une loi de la horde, où se sont mêlés les discours incendiaires de Barack Obama et Eric Holder, et les louches d’huile versées sur le feu ainsi allumé par les race baiters, ceux qui vivent sans honte ni scrupules des divisions raciales et s’efforcent de les aiguiser, quitte à ce qu’il y ait des morts, des blessés et des jeunes gens en prison.

Il a eu lieu parce que la justice aux Etats-Unis, sous Obama et Eric Holder, n’est plus vraiment ce qu’elle était avant eux, parce qu’un procureur spécial s’est révélé vraiment très « spécial », et parce que des preuves ont été escamotées.

Il a eu lieu, surtout, parce que les grands médias américains (c’était déjà évident avant, mais cela l’est plus encore aujourd’hui) ont cessé de se conduire comme des médias d’information et sont devenus des torchons imprégnés de propagande.

Dès lors que le procès s’est achevé d’une manière digne, et a montré que des Américains avaient encore en eux les valeurs fondatrices de l’Amérique, et dès lors que cet achèvement digne a constitué une gifle cinglante pour Obama, Holder et tous ceux qui leur ont fait cohorte, tout ce joli monde a considéré qu’il ne pouvait pas en rester là.

Avec l’hypocrisie qui le caractérise, Obama a déclaré que la justice était passée, et que tout en pleurant Trayvon, il fallait assumer la douleur dans le calme, mais il a en même temps relancé une campagne contre les armes à feu et le droit de légitime défense, puis, vendredi dernier, il en a rajouté : non seulement Trayvon Martin aurait pu être son fils, a-t-il dit, mais il aurait pu être lui, Barack Obama ! Et plutôt que de rassembler, il s’est, dans un discours faussement larmoyant, présenté comme le Président  de la « cause noire » contre l’Amérique raciste, allant jusqu’à oser dire que si Trayvon Martin avait été blanc, le verdict eut été très différent.

Sans hypocrisie, car il n’en est plus à une injure près, et n’a cessé de montrer qu’il n’avait aucun respect pour sa fonction, Eric Holder a dit devant des auditoires noirs qu’il comprenait que ceux qui l’écoutaient se sentent « blessés et humiliés » par une décision de justice « très injuste », que les noirs devaient se mobiliser, et qu’il fallait faire abolir toute loi permettant à quiconque de prétendre se défendre contre un agresseur. Et il a évoqué un « droit de fuir » pour se « mettre en sécurité » ( le droit de fuir devant l’agresseur est une idée originale, non ?).  Il a aussi dit qu’il envisageait une procédure pour racisme et violation des droits civils contre Zimmerman.

Jesse Jackson et Al Sharpton ont rajouté quelques couplets. Des manifestations tournant à l’émeute ont eu lieu dans plusieurs villes des Etats-Unis, tout particulièrement Oakland et Los Angeles. Des agressions de jeunes noirs contre des hispaniques ont eu lieu dans plusieurs endroits du pays. Des magasins hispaniques ont été incendiés.

George Zimmerman et sa famille doivent se cacher, et vivent sous la menace de bandes violentes et du gouvernement. Les grands médias sont, bien sûr, du cote d’Obama, Eric Holder, Jesse Jackson Al Sharpton, et du cote des manifestants.

Franchissant quelques pas supplémentaires, sans être une seconde désapprouvé par quiconque, Jesse Jackson en a appelé aux Nations-Unies pour qu’elles demandent à superviser les lois américaines et a défini la Floride comme un Etat d’ « apartheid ». Pour ne pas être en reste, et sans être lui-même désapprouvé par quiconque, Al Sharpton a appelé à des manifestations « noires » dans tout le pays samedi 20 juillet. Ces manifestations ont été calmes, en ce qu’elles n’ont pas débouché sur des violences physiques, mais elles ont été lourdes de violences verbales annonciatrices d’un avenir sombre.

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Dans l’Amérique que je connais depuis plus de trente ans, le Président est le Président de tous les Américains, qu’ils soient noirs, blancs, hispaniques, asiatiques, car l’Amérique est diverse et ouverte, et il n’est pas le Président des noirs seulement. Il n’est surtout pas un Président qui accuse son propre pays sans cesse, comme le fait Obama.

Dans l’Amérique que je connais depuis plus de trente ans, le Ministre de la justice ne se conduit pas comme un agitateur gauchiste en quête de tensions raciales, ne pervertit pas le système judiciaire, n’essaie pas de remettre en cause les lois en vigueur et ne passe pas son temps à mentir (Eric Holder sait qu’il n a strictement rien dans ses dossiers qui lui permette d’accuser George Zimmerman de racisme et de violation des droits civils), et surtout un Ministre de la justice ne va pas dans le sens des émeutiers, car il sait que ce serait trahir son pays.

Dans l’Amérique que je connais depuis plus de trente ans, les grands médias ont, souvent, joué leur rôle de quatrième pouvoir, et pas celui de vil auxiliaire d’un pouvoir exécutif totalement dévoyé.

Dans l’Amérique que je connais depuis plus de trente ans, un homme déclaré innocent par la justice, et dont tout montre qu’il était effectivement innocent, n’a pas à se cacher par peur d’être tué, sa famille non plus, et il n’a pas à craindre un mauvais coup venant du Ministre de la justice lui-même, voire du Président.

Dans l’Amérique que je connais depuis plus de trente ans, des racistes racialistes incendiaires (et antisémites) tels que Jesse Jackson et Al Sharpton n’ont pas le soutien des plus hautes autorités du pays.

Est ce encore l’Amérique ? Au moment de l’élection de Barack Obama, Thomas Sowell était plus pessimiste encore que je l’étais. Je pense qu’il avait raison.

Je n’ose imaginer un monde où l’Amérique continuerait à descendre la pente qui se dessine. Je crains que la faillite de la ville de Detroit, qui vient d’être annoncée, ne soit un signe qui préfigure d’autres faillites, plus vastes : Detroit est gérée, depuis un quart de siècle au moins, de la façon dont Obama gère les Etats-Unis depuis janvier 2009.

Entre une Europe qui sombre, se délite, s’abandonne à l’islam radical et à toutes les turpitudes nées des idées de gauche, un Proche Orient en proie au chaos islamique et en lequel Israël reste le seul lieu de stabilité et de tolérance, une Russie restée tyrannique, une Chine dictatoriale, et une Amérique qui ne serait plus l’Amérique, il m’arrive de me demander où je pourrais trouver une île encore déserte.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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