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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 27 août 2013

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Alors que, le rappelle justement Michel Garroté (Syrie – Usage d’armes chimiques – Et les preuves ?), aucune preuve décisive de l’emploi ou du non emploi, par le gouvernement syrien ou par les rebelles, d’armes chimiques contre la population civile n’est apportée, plusieurs spécialistes de l’ONU affirment maintenant qu’il n’est pas possible d’en faire disparaitre les preuves en quelques jours comme le soutient la diplomatie américaine *.

C’est dans ce contexte de désinformation et de mensonge généralisé qu’une intervention militaire se dessine en Syrie, et « les Etats Unis pourraient frapper la Syrie dès jeudi », a déclaré ce mardi un officiel américain à NBC News, repris immédiatement à son compte par François Hollande dans un discours public, alors que la Maison Blanche intensifie ses recherches d’alliance dans le but d’une réponse internationale contre le gouvernement Assad.

Les trois jours de frappes – car l’on parle déjà de trois jours de frappes (et pas une de plus, comme si une guerre se décidait comme un week-end de visite des chateaux de la Loire, sans tenir compte des réactions, des imprévus et des conséquences), sans doute pour tenter d’apaiser la Russie – seraient limitées en intensité, car destinées à envoyer à Assad un message, et « non pas à dégrader ses capacités militaires », ont indiqué les responsables américains à NBC News, toujours pour tenter d’assouplir Vladimir Putin que craint Obama.

Barack Obama a du reste, pour soutenir cette opération, eu des échanges avec le premier ministre australien Kevin Rudd et le président français Francois Hollande, tandis que le secrétaire d’Etat John Kerry a discuté avec le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, ainsi qu’avec des leaders politiques en Grande Bretagne, en France, en Jordanie, en Turquie, en Arabie Saoudite, et au Qatar.

Et les États-Unis et le Royaume-Uni sont prêts à intervenir sans l’appui du Conseil de sécurité de l’ONU – dont le blocage par la Russie et la Chine est assuré.

La marine américaine a déjà déployé les moyens militaires nécessaires pour une intervention limitée qui consistera au bombardement des sites de stockage d’armes chimiques. Après la neutralisation des sites de stockage d’armes chimiques, les Américains espèrent que le régime d’al-Assad n’aura plus les capacités d’utiliser de telles armes contre des populations civiles. Le président Barack Obama avait déclaré par le passé que l’utilisation des armes chimiques par le régime de Damas constituerait une ligne rouge à ne pas franchir. Si Obama ne met pas sa menace à exécution, les autres États qui voudraient franchir d’autres lignes rouges ne prendraient pas les menaces américaines au sérieux.

Et Obama veut être pris au sérieux.

L’objectif n’est donc pas de faire tomber al-Assad, mais selon des sources américaines et un sénateur républicain qui est au courant des discussions du Situation Room (la cellule de crise de la Maison-Blanche), les moyens déployés ne visent pas à précipiter la chute du régime.

Par contre, une fois l’opération militaire enclenchée, la réaction du régime et de ses alliés est imprévisible. Si les choses ne se passent pas comme prévu, l’administration américaine n’a évidemment pas de plan B.

D’autres sources indiquent que les délégations de l’ONU étant sur place, il est peu probable qu’une action soit lancée avant dimanche de peur que ses membres se fassent enlever.

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Edward Luttwak, un des meilleurs experts stratégiques américains, qui a travaillé avec Kissinger et a conseillé Reagan reste, même sous la présidence d’Obama, un spécialiste que l’on ne néglige pas lorsqu’il s’exprime, ce qu’il fait rarement. Or il vient de publier dans le New York Times un éditorial qui est appelé à faire grand bruit, indique Le Point, au moment où toute la presse ne parle que d’intervention imminente et des options militaires que les généraux américains viennent de proposer à Obama pour la Syrie.

L’idée de Luttwak est simple : quel que soit le camp qui l’emportera dans la guerre civile syrienne, l’Amérique y perdra, et l’Occident tout entier avec elle. À ce stade du conflit, il vaut donc mieux ne pas s’en mêler.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

* Si des gaz neurotoxiques ont bien été utilisés mercredi près de Damas, les inspecteurs de l’ONU devraient facilement pouvoir en trouver des traces et les identifier à condition de pouvoir prélever des échantillons sur le site de l’attaque présumée et sur les victimes, assurent des experts interrogés par l’AFP. « Ca ne devrait pas poser de problème, surtout si ce sont des molécules de type sarin ou des choses connues », estime Pascal Klintz, toxicologue et expert médico-légal français. « Si les inspecteurs de l’ONU font des prélèvements corrects, de sang, d’urine, dans les tissus gras où ça se fixe, et également sur les vêtements, il n’y aura aucune difficulté analytique à faire ce genre d’investigations, même avec des délais particulièrement longs », assure-t-il à l’AFP. Même cinq jours après l’attaque présumée, « il y a de bonnes chances de trouver du sarin et ses dérivés dans le sol, des munitions explosées et des fluides corporels comme le sang et l’urine », renchérit le Dr Alastair Hay, spécialiste en toxicologie de l’Université britannique de Leeds.

http://worldnews.nbcnews.com/_news/2013/08/27/20209022-military-strikes-on-syria-as-early-as-thursday-us-officials-say?lite

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