FLASH
[25/05/2017] Manchester : les renseignements anglais pensent que l’attentat a été décidé par une cellule terroriste européenne qui vise surtout l’Allemagne et la Grande Bretagne  |  Manchester : la bombe était très sophistiquée, avec des explosifs à réaction ultra rapide  |  Manchester : l’anti-terrorisme découvre un réseau terroriste derrière l’attentat  |  Salman Abedi « voulait se venger » des bombardements US en Syrie, d’après sa sœur (se venger sur des fillettes ?)  |  Manchester : massive opération anti-terroriste en cours, artificiers anti-bombe sur place  |  [24/05/2017] La filière du terroriste de Manchester Salman Abeidi a permis de remonter jusqu’à un important recruteur d’ISIS  |  Coup de feu au café des belges, rue Lafayette : saisie d’une dépêche ancienne – nous nous excusons  |  Non confirmé : alerte à la bombe dans une école de Strasbourg et à Paris près de la gare du Nord  |  Paris : coup de feu au café des belges, rue Lafayette bloquée  |  Un terroriste musulman s’est fait exploser dans un autobus en ville à Jakarta Bilan 4 morts et plusieurs dizaines de blessés  |  Lille, France : 2 musulmanes arrêtées par le raid avant de commettre un attentat  |  Trump a obtenu de l’OTAN qu’elle se joigne à la coalition anti-ISIS  |  Attentat de Manchester : la police a arrêté un 5e suspect, qui portait un paquet suspect  |  Un des frères du terroriste de Manchester a été arrêté en Libye  |  Cannes : la manifestation de femmes en burkini interdite est maintenue par l’islamiste organisateur  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaia - Dreuz le 6 septembre 2013

Se sont-ils trompés ? Pire, ont-ils tiré au hasard ? Selon toute vraisemblance, ceux qui ont blessé trois hommes à la kalachnikov, dimanche matin devant la place de l’Opéra (1er), ont touché les mauvaises cibles. Une source proche du dossier a confirmé l’information hier, ouvrant un nouvel abîme d’inquiétudes, après le premier choc né de cette fusillade à l’arme de guerre, en plein centre-ville.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

La principale victime, âgée de 21 ans, avait reçu trois projectiles, qui ont transpercé ses bras et ses jambes, sans toucher d’organes vitaux. Un premier miracle. Un deuxième garçon avait aussi tutoyé la mort. En arrivant sur les lieux, les secours avaient découvert deux estafilades sur son dos et sur le haut du crâne, deux blessures laissées par des projectiles qui n’avaient qu’effleuré son corps.

« La police m’a montré les photos des blessés. Je ne les ai pas reconnus »

Interrogés, les deux blessés, comme le troisième, seulement atteint par un éclat, auraient précisé qu’ils ne connaissaient pas l’homme à la kalachnikov et qu’ils ne se seraient absolument pas insultés à l’intérieur de la boîte de nuit « Ma Demoiselle », où un différend entre deux groupes s’était produit une heure plus tôt. Martine, la gérante de la boîte de nuit, a également confirmé hier soir que les blessés ne se trouvaient pas chez elle avant la fusillade : « La police m’a montré les photos des blessés et je ne les ai pas reconnus. Même sur la vidéo, on ne les voit pas entrer dans ma boîte. Cela fait onze ans que je travaille à l’Opéra, je sais ce que je fais. D’ailleurs, ce soir, je rouvre mon établissement ».

Le film de l’agression laissait imaginer une telle conclusion. Le laps de temps entre lequel les échanges verbaux se sont produits et le moment de la fusillade rendait très improbable un deuxième affrontement entre les mêmes personnes. Il se serait écoulé environ 50 minutes quand la voiture du tireur à la kalachnikov est revenue sur les lieux, pour s’immobiliser devant l’établissement. La probabilité pour que les rivaux se trouvent encore sur place demeurait infime.

Retrouver les suspects

Il apparaît donc que les tireurs, qui ont tiré 34 fois (22 balles de kalachnikov et 12 de pistolet automatique) ont sans doute « tiré dans le tas », comme Brice Robin, le procureur de la République, l’avait déjà évoqué lors de sa première prise de parole, le jour des faits.

Les suspects se trouvaient-ils dans un état second, sous l’empire de l’alcool ou de la drogue lorsqu’ils ont décidé de transformer la place de l’Opéra en champ de bataille ? L’enquête, menée par la brigade criminelle de la police judiciaire, devra chercher à l’établir.

Mais pour l’heure, il s’agit de les retrouver. L’analyse de la voiture abandonnée calcinée aux Pennes-Mirabeau pourrait donner des indications. Les policiers vont surtout se focaliser sur la bande de vidéoprotection sur laquelle défile l’ensemble des événements et qui pourrait livrer de sérieuses indications.

http://www.laprovence.com/article/actualites/2516404/les-blesses-de-lopera-sont-des-victimes-collaterales.html

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gaïa pour www.Dreuz.info

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz