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Publié par Michel Garroté le 10 septembre 2013

 

Tartuffe-1

 

Michel Garroté, réd en chef  –-  La bêtise et l’ignorance des médias francophones sur le dossier syrien sont ridicules et pathétiques. Sur dreuz.info, depuis 2007, nous avons maintes fois fait la démonstration de l’existence d’ADM en Irak, en Iran et en Syrie. Les médias francophones, en revanche, n’ont cessé d’alléguer qu’il n’y aurait pas d’ADM au Proche et au Moyen Orient.

Mais maintenant qu’ils sont favorables à une guerre américaine en Syrie, ces médias francophones feignent de découvrir  —  seulement maintenant  —  que de telles armes existent au Proche et au Moyen Orient, notamment en Syrie.

Durant la Guerre froide dès 1946, la guerre arabe contre Israël dès 1948, la guerre d’Afghanistan dès 2001 et la guerre d’Irak dès 2003, les médias francophones ont été systématiquement dans le camp des idiots utiles ; américanophobes et israélophobes ; soviétophiles, arabophiles et islamophiles.

Cependant, ils avaient un minimum de talent pour déguiser leurs opinions en informations. Et ils avaient une connaissance minimale de tous ces dossiers. Force est de constater qu’en 2013, ces mêmes médias francophones n’ont plus que la sottise et la méconnaissance comme outils de travail.

Bouffonnerie et tartufferie sont devenues les deux mamelles de « l’information », en terres francophones ; sous les plumes de médiocres écrivassiers, fonctionnaires journaleux, pigistes de pacotille, intellos incultes, tristes sires arrogants, suffisants et pédants.

L’œil de Moscou

A l’heure où j’écris ces lignes, La Syrie, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a déjà donné son accord à la proposition russe de placer son arsenal chimique sous contrôle international.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, précise aujourd’hui mardi : « La partie russe travaille actuellement à l’élaboration d’un plan réalisable, précis, concret pour lequel des contacts sont en cours en cet instant avec la partie syrienne ».

Lavrov ajoute : « Nous comptons présenter ce plan dans les plus brefs délais, et nous serons prêts à travailler à ce propos avec le secrétaire général de l’ONU, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ».

Obama le versatile inconstant

Obama tente aujourd’hui, mardi 10 septembre, de rallier davantage d’Américains à sa politique de tirs de missiles contre la Syrie, tirs devenus compliqués avec la toute récente proposition russe qualifiée de percée importante par Obama soudain plus conciliant.

Obama, qui s’était déjà ravisé en réclamant l’accord du Congrès pour l’usage de la force en Syrie alors que des frappes semblaient imminentes, Obama donc, va prononcer depuis la Maison Blanche un discours à la Nation ce mardi à 21h01 heure de Washington, soit mercredi 01h01 GMT.

Obama défend, encore et toujours, sa décision, personnelle et unilatérale, de déclencher une opération militaire contre le régime de Bachar al-Assad afin de le « punir » d’avoir utilisé son arsenal chimique, alors que des indices fondés indiquent que ces armes auraient en réalité été utilisées par les djihadistes.

La guerre de l’info

Mais hier lundi, la Russie a provoqué un nouveau coup de théâtre en annonçant avoir proposé à la Syrie de placer son stock d’armes chimiques sous contrôle international pour qu’il soit et détruit, une proposition accueillie favorablement par le régime syrien. Le changement de ton d’Obama a été immédiat.

Obama, qui accordait hier lundi six entretiens à des grandes chaînes de télévision américaines, a évoqué sur NBC une percée importante dans le conflit et il a affirmé que les menaces de frappes américaines ont fait réfléchir le régime Assad.

Interrogé par ABC sur une pause dans le chemin vers des frappes, au cas où les armes chimiques seraient sécurisées, Obama a répondu : « tout à fait, si cela se produit. Il nous faut rester sceptiques parce que ce n’est pas ainsi que nous les avons vus fonctionner ces deux dernières années ».

Cette évolution dans l’approche d’Obama intervient alors que ses efforts de persuasion du Congrès, en particulier de la Chambre, sont loin d’avoir porté leurs fruits. Obama, face aux caméras de NBC, a avoué ne pas être certain d’obtenir le soutien des élus à un recours à la force.

« Je ne dirais pas que je suis confiant. Je suis confiant dans le fait que les élus du Congrès prennent cette question très au sérieux et l’étudient de près », a dit Obama. La langue de bois obamique n’est pas très claire, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ces dix derniers jours, tout en prévenant qu’il n’avait pas besoin du Congrès pour lancer des frappes, Obama a mené une opération de grande envergure pour tenter de convaincre les élus, aussi bien à la Chambre des représentants contrôlée par les Républicains qu’au Sénat dominé par les alliés Démocrates du président.

Appels téléphoniques, rapports (douteux) du renseignement, réunions d’explication à huis clos, interviews télévisées : il s’agissait pour Obama de saturer les ondes. L’opinion publique est, elle aussi, sceptique quant à la nécessité de déclencher de nouvelles opérations militaires au Moyen-Orient.

60% des Américains ne veulent pas la guerre d’Obama en Syrie

Selon une enquête CNN/ORC International diffusée hier lundi, 60% des Américains ne souhaitent pas que le Congrès vote une résolution autorisant le recours à la force en Syrie, même limité, et plus de 70% estiment que des frappes ne servent pas les intérêts américains.

Pour Tom Baldino, spécialiste de la présidence américaine à la Wilkes University, dans l’est de la Pennsylvanie, Obama a fort à faire pour convaincre, y compris aujourd’hui mardi. « Dans ma vie, je ne me souviens pas d’un discours qui ait changé l’opinion publique », explique Tom Baldino.

« Certains discours ont eu de l’effet, mais une fois que l’opinion publique a pris une certaine direction, c’est vraiment difficile de renverser la tendance », ajoute Tom Baldino.

Démanteler l’arsenal chimique syrien

Un démantèlement de l’arsenal chimique syrien, proposé hier par la Russie, risquerait, selon certains, d’être difficile à mettre en œuvre. Pourtant, c’est moins dangereux de le démanteler que de le bombarder…

Amy Smithson, experte en armes de destruction massives au James Martin Center pour les études sur la non-prolifération, souligne le manque de données précises sur les stocks syriens, ce qui compliquera d’autant leur vérification.

Et Amy Smithson rappelle les années de cache-cache en Irak entre les inspecteurs de l’ONU et Saddam Hussein, comme exemple de ce qui pourrait arriver en Syrie. C’est tout de même extraordinaire que les médias aient niés l’existence de telles armes en Irak et que maintenant ils se décident enfin à y faire allusion comme une chose qui va de soi pour eux.

Sur dreuz.info, depuis 2007, nous n’avons cessé de démontrer l’existence d’ADM en Irak. Mais les médias classiques, eux, s’en aperçoivent en 2013.

« Les Irakiens ont menti. Ils ont fait tout ce qui était possible pour dissimuler ces programmes d’armement ultrasecrets », explique Amy Smithson. « La Libye non plus n’était pas complètement nette quand elle a renoncé à son programme d’armes de destruction massive ».

Selon l’American Center for Strategic and International Studies, c’est le Centre d’Etudes et de Recherches Scientifiques Syrien (CERS) qui supervise les sites d’armes chimiques syriens à Doumaïr, à Khan Abou, à Chamat et à Firaklous.

Le général Moustapha al Cheikh, un déserteur de l’armée syrienne, a déclaré que les armes chimiques syriennes ont été transportées pour l’essentiel aux alentours de la ville syrienne de Lattaquié et près de la côte méditerranéenne. Certains stocks sont toutefois restés dans des bases près de Damas, a ajouté le général Moustapha al Cheikh.

Les Etats-Unis observent le manège syrien depuis l’an dernier et reconnaissent que ces déplacements d’armes chimiques compliquent l’identification des sites. Il faudrait des mois pour localiser et sécuriser les armes chimiques syriennes.

La proposition russe de contrôler les armes chimiques syriennes chamboule le programme. Le vote de procédure prévu demain mercredi au Sénat américain sur le recours à la force en Syrie a été reporté à une date indéterminée.

Le vote au Congrès américain

Il n’est pas besoin de voter rapidement, annonce soudain le Démocrate Harry Reid, quelques heures seulement après avoir programmé ce vote pour demain mercredi. « Nous devons faire en sorte que le président ait l’opportunité de parler à tous les 100 sénateurs et aux 300 millions d’Américains avant que nous ne fassions cela », ajoute Harry Reid.

Obama a lui-même expliqué dans une interview sur la chaîne ABC que le calendrier parlementaire sera retardé. Obama n’a donc rien planifié sous la forme d’un plan d’action, avec des objectifs, des priorités et les moyens ad hoc.

Obama a déclaré : « Je ne m’attends pas à voir une succession de votes cette semaine ou dans l’avenir immédiat. Nous allons avoir du temps, à l’occasion des débats ici aux Etats-Unis, pour que la communauté internationale, les Russes et les Syriens travaillent avec nous et disent qu’il y a une façon de résoudre cela ».

La majorité Démocrate du Sénat avait jusqu’à aujourd’hui espéré voter d’ici la fin de la semaine sur une résolution. Ce vote, où 60 voix sur 100 auraient été requises pour vaincre l’obstruction de certains Républicains, était indispensable pour permettre au débat de se poursuivre et aux sénateurs de déposer des amendements, et au final d’adopter la résolution.

Le texte à examiner, plus restrictif que la demande initiale d’Obama, prévoit des frappes limitées en Syrie. Leur durée maximale serait de 60 jours, voire 90 jours en cas d’extension, et aucune troupe au sol ne serait engagée.

La proposition russe a rebattu les cartes. Obama évoque un développement potentiellement positif. Beaucoup demeurent sceptiques sur l’opportunité de bombarder la Syrie. Sur les 100 sénateurs, seulement 25 se sont déclarés favorables à une intervention.

De son côté, la Chambre des représentants, contrôlée par les Républicains, n’a pas annoncé de calendrier pour le vote, se contentant de prévoir un vote dans les deux semaines. Ce qui nous renvoie à fin septembre.

Reproduction autorisée avec mention :

© M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Sources :

Syrie: discours d’Obama alors que la donne semble à nouveau changer

Les difficultés de démanteler l’arsenal chimique syrien

Syrie : le vote du Sénat américain, prévu mercredi, est reporté

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