FLASH
47,9 millions de personnes ont regardé l’investiture de Trump, contre 20,7 millions pour Obama  |  50 des organisations qui ont préparé la soi-disant spontanée Marche des femmes ont reçu 90 millions de Soros  |  Alerte : Trump a envoyé un architecte en Israël pour étudier l’installation de l’ambassade à Jérusalem  |  Sanders félicite Trump pour son annulation du Traité de libre échange  |  France Nantes : hier soir un homme a été blessé par balles au torse et jambe. Motif inconnu  |  Egypte : 5 membres des forces de sécurité ont été tuées par des terroristes dans le Sinaï  |  Hamon en tête autour de 35%, Valls environ 30 %, Montebourg 25 %, Peillon 5%  |  Trump et Netanyahu discutent en ce moment du déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem  |  Netanyahu a en fait autorisé la construction de 566 logements pour les juifs, et 105 pour les arabes à l’est de Jérusalem  |  Netanyahu lève toutes les restrictions politiques et administratives aux constructions en Judée Samarie ex-Cisjordanie  |  Primaire socialiste estimation : Hamon et Montebourg  |  Un qui ne sera pas mentionné par les médias : « L’élection de Trump a sauvé le monde d’une terrible guerre » – Kusturica  |  Quand les médias cherchent des excuses à la très faible participation à la primaire socialiste, c’est que tout va bien  |  Jérusalem donne le feu vert pour la construction de 671 logements à Ramat Shlomo, en Judée juive comme son nom l’indique  |  Selon deux de nos sources, l’annonce officielle du déplacement de l’ambassade US à Jérusalem sera faite demain  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Michel Garroté le 11 septembre 2013

 

Shoah-Weinrich

 

Michel Garroté, réd en chef  –-  Dans cet ouvrage, Max Weinreich s’attache à montrer que « la science allemande a fourni les idées et les techniques qui ont conduit à un massacre sans précédent et l’ont justifié », dixit Hannah Arendt dans Commentary (voir les sources en bas de page).

Et ceci non seulement à partir de la prise du pouvoir d’Hitler en 1933, sous la férule d’un régime autoritaire, mais dès les années 20, par la manipulation idéologique des discours érudits des différentes disciplines.

Le livre se partage en deux parties. La première qui traite de la planification et de la préparation et qui va jusqu’à la guerre. La seconde qui s’intitule « expérimentation à grande échelle ». Weinreich relie directement le soubassement théorique élaboré par l’élite intellectuelle allemande et la mise en œuvre pratique de l’extermination à l’échelle européenne.

L’étude montre tout d’abord comment le régime national-socialiste a travaillé sans relâche à la conquête des universités et des universitaires, établissant de nombreux instituts scientifiques ad hoc, afin de fonder, mener et justifier sa solution de la question juive.

Bien avant que certains de ces instituts deviennent des officines du ministère de la Propagande du Reich sous la houlette de Goebbels, des penseurs allemands, des professeurs et des savants se sont jetés avec enthousiasme dans ce processus d’élaboration idéologique qui est devenu une arme aux mains du régime national-socialiste.

Une des parties de cette étude apporte aussi un éclairage sur les institutions de recherche anti-juive créées sur le modèle allemand en Italie, France, Lituanie, Croatie, Danemark et Hongrie.

Max Weinreich insiste sur le rôle joué par ces constructions pseudo-scientifiques lorsque commencent les massacres de masse des populations juives qui accompagnent l’invasion de l’Union soviétique en juin 1941.

Max Weinreich a examiné des milliers de documents qui ont été ramenés au YIVO – installé à New York, dès les premières victoires des Alliés. Certains d’entre eux étaient classés confidentiels, d’autres étaient des écrits largement publiés et diffusés, dont 5’000 publications allemandes du temps de guerre.

L’appareil critique du livre fait apparaître l’océan bibliographique de la science raciale nationale-socialiste, élaborée par des sommités universitaires travaillant d’arrache-pied et se répandant dans une multitude de publications à prétention scientifique.

Tout au long de l’étude, Weinreich cite un nombre impressionnant de textes issus de toutes les disciplines des sciences humaines et des sciences naturelles : anthropologie physique et culturelle, philosophie, histoire, droit, économie, géographie, démographie, théologie, linguistique, médecine, biologie, physique.

Le travail de Max Weinreich révèle aussi à quel point l’objectif suprême de la solution de la question juive a toujours été placé  —  par les dirigeants nationaux-socialistes et les factions qui s’affrontent à travers différents instituts et organes de presse notamment les différends entre Walter Frank et Alfred Rosenberg  —  au-dessus des luttes pour le pouvoir qui les divisent, anticipant en cela les travaux d’historiens ultérieurs.

Pionnier de la recherche sur le rôle des élites intellectuelles allemandes dans la construction des théories raciales, le livre de Weinreich est également resté indépassé par l’ampleur de la documentation examinée.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Sources :

« Hitler et les professeurs : le rôle des universitaires allemands dans les crimes commis contre le peuple juif », Max Weinreich (1894-1969), éditions Belles lettres, Paris, France, août 2013, traduit de l’anglais et de l’original yiddish par Isabelle Rozembaumas :

http://www.cicad.ch/fr/shoah-news/hitler-et-les-professeurs-le-r%C3%B4le-des-universitaires-allemands-dans-les-crimes-commis#overlay-context=fr/shoah-news/hitler-et-les-professeurs-le-r%25C3%25B4le-des-universitaires-allemands-dans-les-crimes-commis

http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100424560

   

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz