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Publié par Abbé Alain Arbez le 30 octobre 2013

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IZKOR, « souviens-toi ! » est une prière prononcée dans les synagogues le jour de Yom Kippour, mais aussi lors d’autres fêtes juives. Cette prière renforce le lien avec les parents et amis disparus.

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IZKOR… souviens-toi !

Qu’il est bon de faire mémoire des êtres chers qui nous ont quittés !

Leur souvenir rafraîchit notre âme, il enveloppe notre cœur d’une tendresse apaisante, il nous inonde de sérénité.

Leur souvenir est comme un autel au sanctuaire le plus intime de nous-mêmes, et nous y déposons chaque jour l’offrande de notre fidélité envers eux. La part lumineuse de nos chers disparus s’associe à notre propre manière d’agir, elle survit et se prolonge ainsi à travers nous, ce qui fait qu’en nous persiste le meilleur de ce qu’ils ont été.

Leur souvenir est bienfaisant, il évoque, magnifiés, les visages aimés qui nous accompagnent ici-bas comme une présence souriante et rassurante. Leur pensée veille à l’intérieur de nous-mêmes et nous protège, lumière sur nos pas, elle est bienveillance dans nos cœurs.

Ce qu’ils ont été nous encourage, et développe en nous l’aspiration à bien agir. Leur souvenir nous purifie, il apporte en nous spiritualité et maîtrise de nos pensées, respect dans nos paroles, intelligence dans nos actes ; il nous confère une dignité méditative.

Leur souvenir est source de générosité, il nous détache de nos préoccupations, nous aide à dépasser les griefs, les impatiences et les replis, pour nous ouvrir aux dimensions de l’esprit.

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Leur souvenir est une force, il est le relais invisible entre générations qui se succèdent, il nous rend solidaires les uns des autres et nous incite à transmettre sans qu’elle s’éteigne la lumière qui nous a été confiée.

Leur souvenir est sacré, il nous élève par delà le temps et l’espace, il nous rend humbles devant l’éternité, et unit nos désirs d’espérance et de prière. Nos cœurs s’emplissent d’une même ferveur.

Leur souvenir est message de sagesse et d’amour. Quand nous gardons en mémoire nos chers disparus, nous assurons à notre pensée la meilleure tenue. Jamais nous ne sommes plus près de notre être profond que lorsque nous restons proches de nos êtres chers. Les avoir connus et appréciés élève notre âme.

Leur souvenir secoue la poussière de la tombe, il nous avertit de la brièveté de nos jours, et de la soudaineté des séparations.

Il nous rappelle ainsi que le temps est restreint pour faire le bonheur de ceux et celles que nous aimons. Un même cri nous parvient des êtres qui ont déjà franchi le seuil de la vie vers la lumière : travaillez à devenir meilleurs, et à rendre autour de vous la vie plus haute, plus douce et plus belle…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

(Liturgie hébraïque : traduction adaptée par Alain René Arbez)

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