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Publié par Gaia - Dreuz le 3 novembre 2013

Après une soirée en discothèque, un homme se fait tabasser par 5 personnes en juin 2010. Suite à cela, il sera 19 mois en incapacité. Les deux prévenus ont été relaxés.

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Tout part d’une demande de cigarettes sur le parking de La Marlière, discothèque située à Sapogne-et-Feuchères. « Pendant que je mettais mes mains dans les poches pour vérifier si j’en avais, je reçois un coup de poing par-derrière », explique le plaignant. Puis, tout s’enchaîne. Plusieurs personnes donnent des coups à la victime, qui se retrouve à terre et « ne peut que lever le bras pour se protéger le visage ». C’est finalement une amie qui l’accompagnait qui s’interposera et qui fera stopper les coups. Le personnel présent n’est pas intervenu. Emmené par son couple d’amis aux urgences, il souffre de nombreux hématomes sur le visage et le corps ainsi que d’une fracture et luxation du coude droit notamment. Il reste hospitalisé cinq jours et porte plainte dès sa sortie le 30 juin. Il est resté 19 mois en incapacité. Aujourd’hui encore, son bras ne peut pas être déplié au maximum, une prothèse lui a été posée. Ancien conducteur de train, il a été déclassé et travaille dans l’administration.

« Enquête mal menée »

Quelques mois après les faits, il reconnaît un de ses assaillants, sur une série de portraits que lui montre la gendarmerie. Entendu, celui-ci nie les faits. « J’étais sur place mais en tant que simple spectateur, affirme-t-il encore à la barre. Je ne sais pas ce que je fais là comme accusé. » À côté de lui, un autre prévenu, reconnu lui également sur photographie mais seulement trois ans après les faits. Lui non plus n’avoue pas et n’est même pas sûr d’avoir été sur les lieux cette nuit-là. « Mais si tout le monde dit que j’y étais, ça doit être le cas », conclut-il. Dans cette affaire, aucun élément ne peut venir corroborer l’une ou l’autre des versions. Seul fait avéré en dehors de l’état du plaignant : le témoignage d’un mineur qui reconnaît avoir été le premier agresseur. Il a également mis en cause ses deux amis. La vidéosurveillance de l’établissement est inexploitable, aucun témoin n’est trouvé… « L’enquête a été mal menée », reconnaît le procureur de la République. Effectivement, les photographies ayant permis à la victime de reconnaître certains de ses agresseurs n’ont été montrées ni aux videurs de la discothèque ni aux amis qui l’accompagnaient. L’enquête a également duré dans le temps : les confrontations n’ont eu lieu que trois ans après les faits. C’est pour cette raison que Jennyfer Picoury, la présidente du tribunal, était assez gênée de devoir prononcer une relaxe. « Ces faits sont graves et ne devraient pas être impunis, s’excuse-t-elle auprès du plaignant. Je suis obligé de rejeter les demandes pour ces deux majeurs. » Pour ce qui est du prévenu mineur en revanche, et qui a reconnu les faits, il sera présenté au juge des enfants le 19 novembre prochain.

http://www.lunion.presse.fr/region/il-se-fait-tabasser-personne-n-est-condamne-jna18b0n242235

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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