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Publié par Guy Millière le 12 novembre 2013

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Je commencerai par dire, comme John McCain, « Vive la France ».

Laurent Fabius a fait preuve de courage, d’intégrité et de dignité dans le dossier du nucléaire iranien

Je suis aussi éloigné qu’il est possible de l’être de tout ce qui est socialiste. Je critique ce gouvernement sur la plupart des points de sa politique, mais je dois dire que Laurent Fabius a fait preuve de courage, d’intégrité et de dignité dans le dossier du nucléaire iranien, et que cela mérite d’être salué. Il a, sans aucun doute reçu l’appui de François Hollande pour cela, et cet appui doit être salué aussi.

Je continuerai en disant que, ce que je salue ici, a valu à Laurent Fabius des allusions antisémites non seulement sur le site Boulevard Voltaire, qui se montre très accueillant pour des gens qui ne sont pas très fréquentables, mais aussi sur les pages de commentaire de la plupart des grands journaux français, y compris des journaux de gauche. Et après, on me dira que l’antisémitisme n’est pas dans l’air du temps en France… Quand ce ne sont pas des allusions antisémites qui ont accueilli le courage de Laurent Fabius, et celui de François Hollande, ce sont des propos parlant de leur alignement sur les néo-conservateurs américains, sur Israël (quelle horreur, non?), et de leur invraisemblable inaptitude à gérer comme il se doit les affaires internationales, et à signer des textes tellement prometteurs.

Je poursuivrai en disant que le courage de Laurent Fabius et de François Hollande en cette affaire tranche avec la lâcheté qui règne en Europe, où Catherine Ashton est prête à toutes les décisions viles imaginables, et où Angela Merkel sait qu’elle a de beaux contrats très lucratifs à signer avec Téhéran, qui viendront s’ajouter aux beaux contrats très lucratifs que l’Allemagne a déjà signé.

Je dirai, enfin, car c’est là l’essentiel, que derrière tout cela, et derrière l’accord presque signé, et qui risque fort de l’être dans une dizaine de jours, il y a la politique étrangère de Barack Obama, dont John Kerry n’est que l’envoyé et le représentant.

Obama rêve d’un accord avec l’Iran, et veut cet accord avec l’Iran

Je l’ai déjà écrit, Barack Obama rêve d’un accord avec l’Iran, et veut cet accord avec l’Iran. Il est prêt à signer un accord levant toute forme de sanction envers l’Iran, quand bien même il n’obtiendrait rien en échange, pas même une poignée de main de la marionnette d’Ali Khamenei, le modéré en peau de lapin Hassan Rouhani, qui est aussi modéré que je suis socialiste.

Obama sait que l’Iran a quasiment déjà l’arme nucléaire et a atteint sur ce plan le point de non retour. Il sait que l’Iran menace très clairement Israël. Il sait que l’Iran menace l’Arabie Saoudite. Il sait aussi que l’Iran soutient la plupart des organisations terroristes islamiques et, depuis la chute de Mohamed Morsi, se rapproche à nouveau du Hamas. Il sait qu’entériner la nucléarisation de l’Iran crée une situation absolument délétère au Proche-Orient et absolument invivable pour Israël. Et bien qu’il sache tout cela, il veut ce qu’il veut quand même.

Il le veut tellement qu’il a autorisé John Kerry à critiquer ouvertement les positions du gouvernement israélien concernant l’accord presque signé.

Si les choses se limitaient à cela, ce serait déjà très préoccupant, mais Barack Obama sait aussi que les négociations que, par l’intermédiaire de John Kerry, il a contraint Israël à reprendre avec l’Autorité Palestinienne n’aboutiront à rien, et que tous les torts seront alors attribués à Israël.

Il le sait si bien qu’il se prépare à agir de manière unilatérale à l’ONU, contre Israël, dans les mois qui viennent : pourquoi pas en laissant voter au Conseil de Sécurité une reconnaissance d’un Etat palestinien dirigé par Mahmoud Abbas dans les « frontières de 1967 » ?

Il le sait si bien qu’il a autorisé John Kerry, peu ou prou au moment où celui-ci critiquait ouvertement les positions du gouvernement israélien concernant l’accord presque signé, à tenir à la télévision israélienne des propos fustigeant ouvertement l’action de création de « colonies » menées par Israël, et il était clair qu’il désignait ainsi toute la Judée Samarie et la moitié de Jérusalem.

Il le sait si bien qu’il a poussé John Kerry à évoquer un retour à la violence si un accord n’était pas signé qui satisferait Mahmoud Abbas et ses acolytes, et à évoquer aussi l’isolement international qui planait au dessus d’Israël, et il était clair là que les Etats Unis, dans le contexte d’un pareil isolement ne seraient pas du côté d’Israël.

Je ne me suis pas trompé : c’est pour cela que je ne puis être invité sur ce sujet par les chaînes de télévision françaises

J’ai écrit, depuis l’automne 2008, qu’Obama était un ennemi résolu d’Israël. J’ai écrit, depuis aussi longtemps, que c’était le premier Président anti-américain de l’histoire des Etats-Unis. J’ai noté qu’après sa réélection, Obama aurait les mains libres. J’ai dit explicitement que je n’ai jamais accordé foi à la moindre manifestation d’amitié d’Obama envers Israël. Je ne retire rien de ce que j’ai écrit, non. Je ne me suis, hélas, pas trompé : c’est pour cela que je ne puis être invité sur ce sujet par les chaînes de télévision françaises.

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Obama n’a pas en lui un milligramme d’amitié envers Israël. Il a les mains libres. Il agit.

Ceux qui lui ont décerné hâtivement un prix Nobel de la paix devraient voir qu’il a considérablement rapproché le Proche Orient de la guerre, après avoir semé le chaos dans une dizaine de pays où il a agi en faveur de l’islam radical.

Ceux qui ont la mémoire courte devraient se souvenir qu’il a été musulman pratiquant, qu’il a entretenu des liens étroits avec des gens immondes, qui vont d’Edward Saïd à Rashid Khalidi, Ali Abunimah, Khalid Mansour, et qu’il a eu pendant vingt ans pour maître spirituel un ancien membre de The Nation of Islam converti à la théologie noire de la libération, le très antisémite Jeremiah Wright.

Ceux qui disent qu’Obama a des amis juifs, devraient voir qu’il existe des Juifs imprégnés de la haine de soi, des Juifs opportunistes et des Juifs gauchistes et antisionistes. Quasiment tous les Juifs qui ont fréquenté Barack Obama appartiennent à ces catégories. Il existe aussi des idiots utiles parmi les Juifs, et comme tous les idiots utiles, il vient un jour où ils deviennent idiots utiles, et on peut classer dans cette catégorie les dirigeants d’organisations juives qui ont soutenu Obama en 2008 et en 2012.

Je ne sais si Obama est lui-même antisémite. Mais avoir fréquenté des antisémites qui, personnellement, me donneraient envie de vomir, ne plaide pas en sa faveur.

Je sais qu’il est « antisioniste », comme disent les antisémites qui s’achètent un masque.

Obama a-t-il besoin de s’acheter un masque ? Je ne pense pas. Il n’a plus à se présenter devant les électeurs.

Et puis, il y a tellement d’ « antisionistes » dans le monde qu’il peut se rendre encore plus populaire en faisant ce qu’il fait.

Il y a tant d’antisémites dans le monde qui attendent des gestes « antisionistes ».

Pourquoi se gênerait-il ? D’autant plus qu’il doit surmonter les difficultés qu’il rencontre présentement en politique intérieure.

« Quand vous êtes confronté à un obstacle, faites diversion, changez de terrain ». C’est un conseil que donne Saul Alinsky, l’homme dont les idées, autant que celles de Jeremiah Wright, imprègnent Obama, un Juif très antisioniste et si hostile au judaïsme qu’il s’identifiait lui-même au diable, comme c’est écrit en toutes lettres dans Rules for Radicals, un livre qu’Obama a beaucoup lu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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