Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 novembre 2013

radar incendié

Chacun attend que l’autre bouge, qu’il se passe quelque chose, qu’une étincelle libératrice fasse tout sauter.

Chacun le sent, sourdement.

La marmite est proche de l’explosion mais l’explosion ne vient pas. Pas de cette molle semi-dictature.

L’impôt. L’impôt asphyxiant fait pour tétaniser le peuple et la recette fonctionne. Comme en Russie la nourriture : se la procurer occupait les esprits et ne laissait plus l’énergie de se rebeller. En France, il faut joindre les deux bouts. S’appauvrir après des années de travail et d’économies. Impuissant. Et s’affaler devant la télé.

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48 radars ont brûlé. C’est moins que les voitures le jour de l’an. Mais leur flamme est bien plus dangereuse. 135 euros d’amende pour un dépassement de vitesse, rien pour les voyous qui narguent la police en faisant du rodéo sans casque. Ca coince.

Chaque radar qui brûle est un cri de désespoir, d’injustice, entre deux dites moi que je rêve.

Si le peuple malmené, déchiré, soupçonné d’ « éfènisation » s’il ose s’accrocher à son identité tandis que celle de « l’autre » est hissé au rang de patrimoine de l’humanité, si le peuple de chair, détesté, taxé, malmené voire humilié, défavorisé et rejeté, n’a plus que les radars à brûler, les radars il brûlera.

Méfiance : les Français n’ont pas de mur de Berlin à faire tomber, mais ils vivent à Berlin Est.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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