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Publié par Hervé Roubaix le 16 novembre 2013

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« La Guyane aux Guyanais » scandait Christiane Taubira en 1999.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les blancs n’étaient pas les seuls visés par la remarque identitaire de la député. Elle pensait surtout aux immigrés clandestins du Surinam, du Guyana et du Brésil, qui évincent les Guyanais de souche de leurs terres.

« La xénophobie est croissante en Guyane. Jusqu’à présent, cela n’a pas dégénéré. Mais je redoute le jour où les Guyanais décideront de faire justice eux-mêmes. L’Etat doit rétablir son autorité sur le territoire » déclarait Jean Cesto, conseiller municipal de Matoury.

En Guyane, les immigrés clandestins ne sont pas les bienvenus. Les immigrés y sont accusés de tous les maux : insécurité, chômage, carence des logements.

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Au point que, quelle que soit leur affiliation politique, les élus de Guyane se sont réunis en congrès en novembre 2007, avec les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte, pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine « pour éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent », se sont-ils justifiés.

« Ici, l’immigration est un thème électoral majeur. C’est à celui qui montrera le plus de fermeté. Personne n’exprime de problèmes de conscience face à des situations de détresse comme en métropole. Les électeurs approuvent le durcissement des lois contre les immigrés, et ils sont peu nombreux à se dire choqués quand des milices organisent des battues contre les clandestins », reconnaît Ali Souf, le président de l’association des maires de Mayotte.

Le discours est le même en Guyane, et Antoine Karam, le président du conseil régional de Guyane, membre du PS, avait déclaré : « je suis prêt à inviter mes amis du Parti socialiste et de SOS-Racisme à venir deux mois en Guyane au lieu d’y passer 48 heures ».

« Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais », s’alarmait Ali Souf.

« Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre », ajoutait en écho Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Et si l’envie venait à certains de soutenir que c’est du passé, et que la ministre à évolué, je les encourage à visiter le site de son parti, le Walwari, dont l’engagement pour l’élaboration d’une « Charte de la citoyenneté sociale » visant à encourager le recrutement de Guyanais dans tous les secteurs d’activité, et notamment dans ceux où ils sont systématiquement écartés, laisse peu de place au doute : en Guyane, Christiane Taubira est pour cette préférence nationale qu’elle combat en métropole en la dénonçant dans le discours du Front national.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

Source : RFI.fr

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