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Publié par Gilles William Goldnadel le 18 novembre 2013

Gilles-William-Goldnadel

Quand j’étais petit, j’aimais bien cette histoire drôle : une dame seule appelle police-secours. Brigadier, il y a dans l’immeuble d’en face, un vicieux qui se promène tout nu. Le flic regarde à la fenêtre. Mais je ne vois rien Madame ! Montez donc sur la commode et vous verrez….

Je ne suis pas sûr que Minute, tire à 5000 exemplaires, mais je suis sûr que la publicité complaisante que la gauche a faite de sa couverture, lui a fait gagner beaucoup de lecteurs.

À quoi bon filmer l’intérieur des latrines ?

Il y a longtemps de cela, Globe, l’hebdomadaire de la gauche « antiraciste » et bien-pensante, aujourd’hui disparu, avait appelé nuitamment Claude Autant-Lara, grand cinéaste reconverti dans l’antisémitisme aigri, pour faire dire au vieillard tout le mal qu’il pensait des juifs et de Simone Veil, elle aussi, ministre de la justice. Grande émotion. Le tribunal saisi y avait vu une provocation du journal. C’était bien jugé.

Minute n’est pas la France. À peine une feuille avec laquelle on s’essuie. Sa sottise et son ignominie ne rendront pas Madame Taubira plus intelligente ou plus admirable.

Car la Garde des sceaux, contrairement à ce que la gauche voudrait faire accroire, n’est pas une grande conscience. Elle aura mis bien du temps à dire du mal de M. Dieudonné M’bala M’bala. Ancienne militante indépendantiste guyanaise, elle ne voit pas aujourd’hui l’immigration incontrôlée poser problème identitaire aux Français. En revanche, faisant écho à ses camarades Guyanais exigeant un renforcement de la lutte contre l’immigration illégale, elle déclarait : « nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre » (source RFI.fr).

Une loi mémorielle sur l’esclavage porte son nom, mais elle interdit de se pencher sur la traite arabique, plus importante, plus cruelle que la traite occidentale, et toujours d’actualité, « pour ne pas désespérer les jeunes des banlieues ».

La garde se drape de l’étendard de la tolérance mais a couvert le mur du Syndicat de la Magistrature du voile de l’impunité, lorsque celui-ci a conspué opposants et parents de victimes assassinées.

Quant à sa politique pénale, même la progressiste Union Syndicale des Magistrats, qui l’a accueillie cette semaine avec une froideur glaciale, lui reproche ses compromissions avec le Syndicat irresponsable.

Rien ni personne ne pourra m’empêcher de critiquer Mme Taubira. Ni Minute. Ni la gauche. Ni les deux compères en foire.

En revanche, nul n’a cru bon s’émouvoir des déclarations de l’ancien ministre de gauche Kofi Yamgnane, le 13 novembre au micro de France Info. Pour lui, la France est raciste, et si les langues se sont déliées c’est la faute de Sarkozy et de son discours de Dakar. Suit son morceau de bravoure : « je peux vous dire que les noirs d’Afrique ne sont pas les plus heureux dans cette affaire là. Quand ils entendent ça, ils disent : ʺle prochain blanc qu’on voit, on l’égorgeʺ ».

Cette complaisance avec le discours raciste le plus violent ne sort pas de Minute. Il a été entendu par des centaines de milliers de personnes sur une onde du service public national de l’information.

Le journaliste de service public ne s’est pas étonné. Aucune organisation antiraciste non plus.

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Il est vrai qu’il ne s’agit que de blancs que l’on égorgerait. Pourquoi en faire une affaire ? En a-t-on fait pour ces deux Français que l’on a lynchés et brûlés sur une île de Madagascar ?

Là-bas, à Noci Bé, on a prétendu que les occidentaux se livraient à un trafic pédophile suivi d’assassinat. Une sorte de crime rituel revisité. Rien, évidemment n’était vrai. Il faut avoir lu dans le Figaro l’interrogatoire par la foule de celui, suintant de peur, qui va mourir bientôt : Une femme parmi la foule : alors comme ça on aime les enfants ?

L’homme :-non madame, je n’aime pas les enfants.

La femme : Ah vous voyez ! Il n’aime pas les enfants !.

L’homme va être ensuite torturé, battu à mort, brûlé.

Je jure n’avoir pas lu une ligne de compassion dans la presse française.

Dans le Figaro de samedi, le premier ministre israélien complimente la France pour son intransigeance dans le dossier nucléaire iranien. Il rappelle à juste raison qu’il s’agit d’une constance de la position française dans le cadre de la lutte pour empêcher les états totalitaires et dangereux d’obtenir l’arme de destruction suprême.

Bien entendu, la France n’a pas pris cette position en flèche -loin s’en faut- pour protéger Israël. Elle le fait avant tout pour complaire aux pays arabes sunnites et pour se protéger elle-même d’un Iran atomique développant des armes balistiques pouvant atteindre son territoire.

Elle est seule -comme dans l’affaire syrienne- en raison des atermoiements d’un président américain en train de se ridiculiser définitivement dans l’affaire de l’Obamacare.

Et pourtant, je renvoie mes lecteurs aux commentaires des internautes sous les déclarations de Benjamin Nétanyahou. La plupart éructent à l’idée de voir l’Iran islamiste privé de son jouet nucléaire. Les pseudo pacifistes habituels, ne peuvent même pas prétendre que la France est dans le camp des va-t-en-guerre, puisqu’elle cherche à désarmer un état qui projette de détruire un autre État. Ils ne peuvent non plus alléguer que la France est le toutou des USA, puisqu’elle les sermonne. Mais rien n’y fait.

L’antisionisme est une valeur sûre en Europe.

Si l’on veut également se persuader de ce que ce continent crépusculaire a définitivement épousé le récitatif palestinien, l’article de M. Laurent Zecchini, correspondant du Monde à Jérusalem -et qui n’est pourtant pas malhonnête homme- est illustratif. À l’approche de la visite du président français en Israël et dans les territoires administrés par l’autorité palestinienne, le journaliste passe en revue les éléments habituels du contentieux bien connu. Passe encore, que dans la dispute territoriale, il utilise la phraséologie habituelle sur« les colonies et les territoires occupés ».

Nonobstant une réalité juridique et historique autrement plus complexe, la cause est définitivement entendue depuis que seuls les Arabes de Palestine sont devenus « Palestiniens » et que les Juifs ont été exclus sans combattre du territoire lexical de la Palestine.

Mais le journaliste du Monde va plus loin : il considère que sans offenser la partie arabe, le président français ne saurait cautionner la revendication israélienne de voir cette partie reconnaître Israël en tant qu’État du peuple juif.

Faut-il lui rappeler que le partage de la Palestine mandataire votée par l’ONU en 1947, prévoit expressément un État juif et un État arabe ?

Lorsque le premier ministre israélien rappelle dans le Figaro que le principal obstacle à la paix n’est pas les implantations mais le refus constant de la partie arabe d’accepter qu’une partie de la terre, arabo-musulmane à ses yeux, soit cédée à un autre peuple d’un autre culte, il a tort.

Il oublie l’insoutenable légèreté de l’être journalistique hexagonal, désormais incapable de concevoir la légitimité d’un État-nation pour abriter une population occidentale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs actuelles.

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