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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 29 novembre 2013

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Le jeu de KO qui est subitement apparu aux Etats Unis, est pratiqué majoritairement par des jeunes noirs, contre des gens en majorité blancs – et contre des juifs.

Le jeu consiste à choisir une cible, n’importe quel blanc dans la rue fait l’affaire, et de le frapper à la tête, de préférence par derrière, avec la plus grande violence afin qu’il s’écroule au premier coup de poing.

Des jeunes femmes, un papa qui marche avec sa fille de 6 ans, une grand mère, des juifs religieux, un professeur, des enfants juifs, des centaines de personnes sont ainsi victimes de ce jeu ultra-violent, ultra-raciste, qui se développe comme une traînée de poudre et effraie la population américaine car personne n’est à l’abri.

Le docteur Shonda Lackey est psychologue clinique et écrivain. Elle analyse les ressorts de ce nouveau « jeu ». Et elle est noire.

shonda Lackey
Shonda Lackey

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Shonda Lackey :

« Le « knockout game » apporte un éclairage sur la dégénerescence des familles noires un peu partout en Amérique. Un Révérend noir, Al Sharpton, a pris la parole publiquement pour dénoncer ce comportement violent, mais ce sont les parents des enfants noirs qui devraient dénoncer cette violence urbaine et aveugle.

Combien de noirs se sont demandé comment un adolescent en arrive à déshumaniser à ce point sa future victime au point de considérer son agression barbare comme un jeu ? Quelles sont les piliers sociaux qui ont permis à ce type de violence d’exister ? Comment un ado en arrive-t-il à considérer que c’est fun de frapper violamment un autre être humain, filmer l’attaque, et la partager sur You Tube avec le reste du monde ? Comment se passe la vie quotidienne dans les familles de ces monstres ?

Des jeunes noirs qui ne sont pas éduqués pour participer à la société

La réalité crue est que de nombreux jeunes noirs ne sont pas éduqués pour participer à la société et être productifs. On dirait qu’ils ne sont pas éduqués du tout ! Sans les bons conseils de leurs mères, et particulièrement de leurs pères, les enfants noirs ne peuvent pas développer leur confiance en soi et le sens de soi. »

Shonda Lackey :

« S’ils n’attachent aucune importance à leur propre vie, il leur sera difficile d’attacher de la valeur à la vie d’autrui. Les jeunes qui se livrent au « jeu du KO » ne semblent pas s’inquiéter des répercutions s’ils sont arrêtés. En fait, ils se croient invincibles.

Mais sous cette carapace se cache un psyché insécure, nourrit par la rage et la haine de soi. C’est le poison qui leur a été transmis par des mères noires qui, dans de nombreux cas, choisissent de se faire mettre enceinte par des hommes qui plus tard les abandonneront. Ils sont le résultat de pères qui sont souvent émotionnellement et financièrement incapables de les soutenir, même s’ils sont présents. La rage, la haine de soi, bouillonne dans les jeunes esprits, et explose dans la violence. »

Shonda Lackey :

« Certains pourrons penser que les acteurs du « knockout game » utilisent la violence par racisme, ou pour se venger d’une société raciste. Le racisme fait partie d’une partie affreuse de l’histoire de l’Amérique. Le racisme existe toujours, mais il n’est en rien une excuse pour tenter de tuer quelqu’un. Nous pouvons choisir de nous libérer de notre esclavage mental. Les femmes noires peuvent décider de ne pas avoir d’enfant après avoir tiré un coup. Les hommes noirs peuvent décider d’assumer une famille et de lui donner un sens. Les enfants noirs peuvent être en contact avec des mentors en dehors du cercle familial. »

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Herman Cain

Herman Cain, ancien candidat noir républicain à la présidentielle de 2012, soutient que les noirs « n’ont qu’eux mêmes à plaindre s’ils ne trouvent pas de travail ». « Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour les gens qui pensent que le pays leur doit quelque chose », précise Cain.

Cain rejette l’affirmation selon laquelle le racisme institutionnel est la clef du retard des noirs américains dans presque tous les domaines de l’économie et du monde académique. Il retire ainsi à des milliers de leaders noirs leur pain de la bouche, le confortable ressentiment victimaire. Le jeu du KO est une des excroissances cancéreuse de ce ressentiment.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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