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Publié par Gilles William Goldnadel le 10 décembre 2013

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Et si le combat à mener prioritairement contre l’idéologie sommaire qui écrase, intoxique, corrompt et déstructure, se résumait à celui de la réalité contre le virtuel ?

De manière emblématique, les images révélant un Jean-Luc Mélenchon, par ailleurs grand contempteur des médias « larbins du capital », parlant à une foule étique, en faisant croire qu’il s’adressait aux grandes masses encolérées sont autant de villages Potemkine à détruire sans délai.

Dans un ordre d’idées voisin, on devrait s’étonner, si nos âmes habituées pouvaient encore être surprises, de cet amendement gouvernemental subreptice, annexé au projet de loi de finances rectificatives qui va permettre au journal l’Humanité d’éponger une dette de près de 4 100 000 Euros….

Ainsi, par ukase socialiste, un journal que plus personne ne lit pourra encore prétendre impunément qu’il y avait foule au dernier rassemblement du Front de gauche.

Je suis certain que la liberté de la presse n’y gagnera rien, pas davantage le principe d’égalité entre les entreprises commerciales ou les finances publiques d’un pays aux abois.

Peut-être, espère-t-on rue de Solferino, voir un Colonel-Fabien moins grognon. Voire. Pas plus rancunier qu’un clochard à qui son compère fait l’aumône.

France Inter célébrait cette semaine ses 50 ans. Chaque jour, j’écoute sa matinale, sans savoir très bien faire le départ entre un devoir de vigilance citoyen et mon masochisme intellectuel.

Certes, l’antenne est aujourd’hui tenue par des intelligences de gauche, tels que Patrick Cohen ou Thomas Legrand, autrement plus subtiles que du temps de M. Paoli.

Il n’en demeure pas moins que de Pascale Clark à Daniel Mermet, l’idéologie sommaire et assommante tient toujours la matraque.

Ainsi, il y a trois jours, et au lendemain du rapport calamiteux sur l’éducation des enfants de France, un débat était organisé : à ma gauche : Monsieur Peillon. À ma gauche : M. Mérieux. Ils étaient d’accord sur tout et même sur le reste. Quant aux auditeurs, poseurs de questions : comme toujours, rien que des bons élèves disciplinés et formatés.

Mon oreille droite attend encore un échange contradictoire. Avec, par exemple, l’auteur de la « fabrique du crétin » qui aurait pu dire quelques mots sur les dégâts commis par le mammouth et ses petits éléphanteaux syndicaux, ou sur l’interdiction d’apprendre par cœur ou avec le cœur l’histoire de la France, en ce compris, Poitiers, Saint-Louis, le grand Ferré et Jeanne Hachette. Quelqu’un qui aurait pu dire clairement qu’au lieu de geindre sur les inégalités qui perdurent, en persuadant les premiers intéressés qu’il ne leur sert à rien de se battre, mieux vaudrait enseigner le sens de l’effort. Au lieu de cela, toujours les mêmes platitudes convenues et satisfaites de la France qui perd.

On pouvait admirer la même conception particulière du pluralisme des opinions, la semaine précédente : le lundi M. Hourcade et Bernard Guetta, par ailleurs éditorialiste à Libération, développaient un point de vue identique sur la perfection des accords de Genève. On aurait pu inviter, par exemple, Pierre Rousselin, du Figaro, qui a adopté un avis contraire.

Le mardi, les auditeurs ont pu entendre successivement Mesdames Voynet (Vert) et Berger (gauche socialiste) développer des arguments nullement démentis par les auditeurs intervenants, dont un cédétiste pratiquant à l’antenne une sorte de délation poujadiste de gauche. Tout auditeur de droite aurait le sentiment de déranger.

Le mercredi : la promotion extatique du film « La Marche » a donné lieu à une sorte de messe harmonieusement immigrationniste : tout d’abord un débat consensuel entre deux personnalités parfaitement respectables mais tout aussi monochromes : Messieurs Toumi Djaja et Pascal Blanchard, ensuite de quoi Mme Pascale Clark reçut le père Delorme, dont le moins que l’on puisse dire sans être trop désagréable est qu’il n’est pas réputé pour avoir combattu avec acrimonie la radicalité islamique dans les banlieues.

Remarquons toutefois que cette promotion (officielle sur France Info), n’empêche apparemment pas le film de faire un bide. Comme si, à présent, la propagande idéologique avec ses gros souliers n’avait plus grand effet sur la réalité.

Ce samedi, Le Monde, avec son euphémisme coutumier, reconnaissait que la France Inter et cinquantenaire continuait de faire entendre une « petite musique de gauche », sans doute mélodieuse à ses oreilles.

Je n’ai sans doute pas les mêmes conceptions musicales que celles du quotidien du soir et considère que la grosse caisse de M. Mermet ou les cymbales de Mme Clark participent davantage de la musique militaire ou pompier d’un Suppé ou d’un Elgar que de celle de Mozart.

Mais quand bien même, aurais-je l’oreille droite trop sensible, je souffre de voir le principe de neutralité du service public ainsi violé tranquillement. Et j’accepte difficilement qu’un grand journal à principe trouve la chose normale.

Comme le dit à chacune de ses conclusions, l’un des humoristes de la station d’Etat : « n’oubliez pas que cette émission est financée par vos impôts ».

À ce stade de réflexion sacrilège sur la radio de service public, je voudrais soumettre à la sagacité de mes lecteurs les résultats édifiants d’un sondage IFOP concernant les auditeurs de France Inter et publié par Marianne le 28 août. 48 % de ceux-ci indiquent qu’ils ont voté Hollande, 17 % Mélenchon et seulement 13 % Sarkozy !

Questions : serait-ce parce que France Inter fait entendre une musique de gauche, qu’une majorité de mélomanes ne se situant pas à droite se plaisent à l’écouter, les autres s’enfuyant à toutes jambes en se bouchant les oreilles ?

  • Ou serait-ce plutôt en raison de son contenu idéologique constant que ses auditeurs ont vu leur opinion singulièrement modifiée, en comparaison avec l’état de l’opinion au plan national ?

Question subsidiaire : dans l’un ou l’autre cas, ces résultats sont-ils dignes d’une radio de service public dans un grand état démocratique ?

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Toujours s’agissant d’humoriste de la maison ronde, on apprenait que l’émission de Sofia Aram sur France 2, après des mois d’audience catastrophique, passait définitivement à la trappe.

L’esprit charitable qui signe ce billet se perd en conjectures pour comprendre l’acharnement thérapeutique d’une télévision de service public si proche de l’idéologie de la radio d’État qui aura maintenu artificiellement en vie une émission lui faisant perdre chaque jour spectateurs et recettes.

La dure leçon à méditer de cette cruelle expérience est qu’il est plus difficile de faire vivre une émission publique que d’assassiner des adversaires politiques qui ne peuvent vous répondre.

Quoi qu’il en soit, Le Monde, dans ce même article commémoratif, constatait la baisse de l’audience d’une radio arrivée à l’âge de la ménopause.

Reprenons : l’Huma, en coma dépassé, alimenté par transfusion. « La marche » : le bide, malgré la propagande. Les vraie méchante mais fausse humoriste, les manif’ faussement antiraciste, Mélenchon : la Bérézina. Le vent frais qui souffle de la plaine est en train de rayer un à un de la carte de France tous les villages Potemkine.

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

N’étant ni idolâtre ni dévot, je ne participerai pas à la cérémonie de canonisation d’un Mandela qui, le premier, avait prévenu qu’il n’était ni un saint, ni un prophète.

Pas davantage, je ne célébrerai, à cette occasion un village monde multicolore qui est le plus sûr moyen d’accoucher des charniers du communautarisme.

Ceci fermement posé, le beau prince Xhosa qui vient de s’éteindre paisiblement aura su lutter vaillamment contre l’apartheid, et même contre lui-même.

Puissent les associations antiracistes autoproclamées méditer l’admirable leçon du grand Noir : ne tolérer aucun racisme. Pas même le racisme anti blanc.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs actuelles.

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