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Publié par Michel Garroté le 13 décembre 2013

 

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Michel Garroté, réd en chef  –-  Un grand scénario diplomatico-militaire avait été mis au point par les dirigeants français (extraits adaptés ; source en bas de page). Tout était écrit comme sur du papier à musique. Jeudi 5 décembre, vote d’une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies autorisant une opération franco-africaine pour rétablir la sécurité dans un pays sombrant dans l’anarchie.

Vendredi 6 et samedi 7, sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, avec une quarantaine de dirigeants du continent à Paris. Et dimanche 8 au petit matin, début des opérations militaires sur le terrain.

Les choses ne se passent jamais comme prévu. Claironnée depuis des jours et approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’arrivée des Français dans les rues de Bangui a fini par donner des idées à certains. Notamment aux anciens partisans du président Bozizé, chassé du pouvoir par la rébellion en mars dernier, et aux milices antibalakas, qui se sont formées pour résister aux exactions des hommes de la Séléka, majoritairement musulmans.

Les antibalakas semblent avoir essayé de reprendre la ville, juste avant que les militaires français reçoivent l’ordre de sortir de leur base sur l’aéroport M’Poko. Mais leur affaire a mal tourné et, dans la seule ville de Bangui, un demi-millier de personnes ont été massacrées, dans ce qui restera comme un jour sombre de l’histoire tragique de cette région.

Or, ces violences ont surgi dans le vide créé de toute pièce par la stratégie de l’Elysée et que l’on peut résumer ainsi : annonce politique, résolution des Nations unies, sommet franco-africain, début des opérations. Soit une semaine. Il n’a fallu qu’une matinée à certains Centrafricains, peu soucieux de la communication élyséenne, pour y ajouter l’épisode des massacres.

L’Opinion peut témoigner combien, ce jeudi 5 décembre à Paris, les plus hauts responsables de la Défense ont été pris au dépourvu par ce dérapage de la situation. Et comment l’Elysée a, dans l’urgence, été contraint d’accélérer le tempo de l’opération Sangaris, une fois les massacres commis. La communication politique avait trop précédé l’action militaire, laissant le champ libre aux perturbateurs (fin des extraits adaptés ; source en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

Michel Garroté www.dreuz.info

Source :

Secret Défense

   

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