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Publié par Guy Millière le 13 décembre 2013

bibi obama

Tout semble indiquer que, malgré les dénégations du principal intéressé, la trahison d’Israël par Barack Obama va se poursuivre.

Comme je l’ai écrit, les accords de Genève ont constitué une légitimation internationale du régime des mollahs à Téhéran, un abandon de la population iranienne à son sort, un abandon de l’Arabie Saoudite, des émirats, de l’Egypte pour avoir remis en question les perspectives d’hégémonie des Frères musulmans sur le monde sunnite, une façon de faire glisser l’Iran vers la position de puissance hégémonique régionale appuyée sur l’arc chiite, de Beyrouth à Téhéran, en passant par Damas et Bagdad, une façon aussi de céder en sous-main la région à la puissance russe, et une façon, surtout, d’endiguer Israël, mais rien ne devrait s’arrêter là.

Et les prochaines étapes sont d’ores et déjà en préparation : quand l’Iran sera devenu une puissance nucléaire, ce qu’il est en réalité sans doute déjà, viendra le moment d’évoquer la dénucléarisation régionale, je l’ai dit, mais viendra aussi le moment de régler le « dossier israélo-palestinien », et Obama entend toujours régler le dossier, aussi vite qu’il le pourra.

Aux fins d’empêcher Israël d’agir militairement, je l’ai noté, Obama a programmé des manœuvres militaires israélo-américaines dans six mois, mais il a d’ores et déjà fait davantage, en dépêchant sur place le général John Allen, chargé d’être contre l’armée israélienne, tout contre, et de préparer les prochaines étapes, censées survenir quand les « négociations de paix » auront échoué officiellement, et qu’il sera demandé à Israël de se soumettre ou de se démettre. Ce sera alentour d’avril 2014.

Plusieurs « solutions » semblent être à l’étude : soit, hypothèse que j’ai déjà évoquée, Obama constatera que, décidément, Israël ne peut faire ce qui est requis, et, s’il le peut, il passera par l’ONU pour créer un Etat palestinien reconnu internationalement de manière unanime ou presque, soit, hypothèse envisageable, mais que je veux penser improbable, le gouvernement israélien cédera.

Dans l’une ou l’autre hypothèse, ce qui est hautement envisageable est que soit conçue la mise en place d’une force internationale pourvue de casques bleus (ou d’une autre couleur), qui serait déployée sur la frontière créée, qui serait proche de la « frontière de 1967 » qui, je le sais, n’est pas une frontière, mais que le monde presque unanime entend reconnaître comme une frontière, ou le long de la vallée du Jourdain. Une alternative à la force internationale en question serait une force « mixte », constituée d’Israéliens et de quelques « Palestiniens », le tout supervisé par le commandement américain, de loin. Une troisième possibilité, envisagée par les têtes (peu) pensantes autour de Kerry serait de placer des soldats américains au sol, le long du Jourdain, et, éventuellement, le long de la « frontière » entre Israël et la « Palestine », de façon à assurer une « séparation » ; mais je doute que cette possibilité soit retenue : Israël, a priori, n’en voudra pas, et les dirigeants « palestiniens » ne voudront pas non plus, je pense, apparaître comme un protectorat américain, quand bien même cela leur permettrait des incursions terroristes en Israël, avec impossibilité pour Israël de répliquer sans se heurter à la la force de « séparation ». Des variantes circulent qui envisagent la mise en place de forces « palestino-jordaniennes ».

Au titre de « compensation », les aides américaines à la défense d’Israël sous forme de missiles seront renforcées. Mais elles seront une « compensation » qui implique de gros guillemets. Les missiles en question ne peuvent empêcher toute attaque contre Israël, surtout si Israël, dans sa partie centrale, devait se trouver réduit à une bande côtière. Les missiles, les systèmes anti-missiles, ou les systèmes électroniques n’empêcheraient pas les incursions terroristes renouvelées si la défense d’Israël au sol devenait poreuse et se trouvait amoindrie de quelque façon que ce soit.

Il semble, en tout cas, que lors de ses récents voyages à Jérusalem et Ramallah, jusqu’à ce jour, John Kerry ait, tout en réaffirmant publiquement son attachement à la « sécurité » d’Israël, tenu un langage différent loin des micros, ou plus exactement, ait fait part de ses exigences et de celles de son maître, le résident de la Maison Blanche.

Il semble que les voyages de plus en plus fréquents de John Kerry à Jerusalem et Ramallah aient pour objet de rendre les exigences de plus en plus pressantes.

Il semble que l’administration Obama ne soit pas sans influence sur des Israéliens tenant des discours déstabilisateurs vis-à-vis de Binyamin Netanyahou et l’accusant d’être excessif quand il parle de l’Iran, de ne pas assez oeuvrer pour une solution à « deux Etats », ou de trop consommer de crème glacée : un certain Yuval Diskin, par exemple. Il semble que les dirigeants israéliens bien pensants soient « récompensés » par des contrats, et les anciens dirigeants mal pensants punis par des refus de visa d’entrée aux Etats Unis.

Que peut faire le gouvernement israélien en ce contexte ? Attendre que l’Autorité palestinienne reste intransigeante et ne fasse pas le moindre geste en direction de Kerry ou Obama : cela ne règlera rien, mais permettra de gagner du temps. C’est d’ores et déjà ce que fait l’Autorité palestinienne. Il n’est, cela dit, pas assuré que l’Autorité palestinienne, après avoir affiché sa « fermeté », ne se montre pas flexible, et ne se montre pas prête à signer ou à promettre de respecter des accords qu’elle ne respectera bien sûr pas. Seuls des abrutis ou des idéologues peuvent faire confiance à une organisation totalitaire, et, en son essence, l’Autorité palestinienne reste une organisation totalitaire.

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Le gouvernement israélien peut aussi compter sur le sentiment de trahison ressenti dans les pays arabes sunnites, à commencer par l’Arabie Saoudite, qui comprennent qu’Obama n’a pas seulement trahi Israël, mais les a trahi eux aussi. Et je suis loin d’être certain que les dirigeants saoudiens, ou égyptiens, par exemple, fassent en ce moment de la « cause palestinienne » une priorité. Je suis loin d’être certain aussi qu’ils cèdent à l’opération de séduction que l’Iran lance en leur direction (cela dit, les émirats du Golfe semblent commencer à céder, ce qui n’est pas du tout un signe positif).

Le gouvernement israélien peut, enfin, espérer que la présidence Obama, à l’intérieur des Etats-Unis, continue à s’effondrer, comme c’est le cas aujourd’hui à cause de l’Obamacare, et envisager qu’en novembre 2014, le Congrès soit pleinement aux mains des Républicains. Mais novembre 2014, c’est dans onze mois, ce qui est très long.

Le gouvernement israélien peut espérer que la Chambre des représentants vote un renouvellement des sanctions contre l’Iran. Il n’a rien à attendre des grandes organisations juives américaines, AIPAC, ou Anti Defamation League, qui prennent de plus en plus nettement leurs ordres auprès de l’administration Obama.

Il peut s’attendre à ce que l’administration Obama poursuive ses manœuvres contre Binyamin Netanyahou et tente d’obtenir le renversement de celui-ci et la mise en place d’une coalition de rechange à laquelle participeraient les travaillistes, le mouvement mené par Tzipi Livni, et quelques autres, qui se feraient les idiots utiles au service de la capitulation.

Une frappe des installations nucléaires iraniennes n’est plus envisageable, j’ai dit pourquoi.

Les dirigeants « palestiniens » commencent à parler à haute voix d’accords de Genève pour la « Palestine ».

Les prochaines phases se dessinent, et j’y reviendrai très vite, car tout va très vite.

Que ce soit clair : la cible d’Obama à Genève, c’était Israël. C’est, en fait, de plus en plus clair. Et les dénégations d’Obama n’y changent rien.

La cible d’Obama quand Kerry se rend au Proche-Orient, c’est encore et toujours Israël. Et les dénégations d’Obama n’y changent rien, non.

Pour ne pas terminer sur une note pessimiste, j’ajouterai que, malgré tout, Israël est dans une position stratégique qui est loin, très loin, d’être désespérée : Israël a une armée forte, une économie prospère (qui le serait encore plus si autant d’argent ne devait être investi dans la défense), une immense supériorité technologique, et des voisins en pleine décomposition, qu’on regarde du côté de la Syrie (où la guerre se poursuit), du côté du Liban (où le Hezbollah est confronté à des actions djihadistes sunnites suscitées par la présence d’unités du Hezbollah au côté de l’armée d’Assad), ou du côté de l’Egypte, où l’armée a de grandes difficultés à rétablir l’ordre. Dès lors que l’Iran n’a pas encore, officiellement, une arme nucléaire opérationnelle, et dès lors que l’Iran n’envisagera pas une attaque directe contre Israël, disons que si tout ne va pas bien, cela pourrait être pire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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