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Publié par Michel Garroté le 18 décembre 2013

 

Nouvel-An-2013-1

 

Michel Garroté, réd en chef  –-  Chez le président François Hollande et dans son entourage élyséen, l’atmosphère est typiquement « franco-française ». Le constat peut sembler banal. En vérité, il est surtout affligeant. Depuis des décennies, la présidence française est le reflet de la politique française : un mélange d’individualisme et d’antagonisme sur fond de médiocrité.

Ainsi, sur Lexpress.fr, Marcelo Wesfreid, qui a enquêté dans le Palais présidentiel et ailleurs, écrit qu’à L’Elysée, l’ambiance est devenue pesante autour de François Hollande (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Collaborateurs et conseillers sont déboussolés et ne cachent plus leur perplexité devant un président plus insaisissable que jamais. Echos du palais. D’ordinaire, la maison du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré est silencieuse. Le bruit et la fureur, c’est dehors. Seulement, depuis quelques mois, l’ancienne demeure de la marquise de Pompadour, avec ses tapisseries d’antan aux murs, bruisse de rumeurs et de rancœurs, venues des entrailles mêmes du Palais.

Le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas, en est actuellement la principale victime. Des journaux font état de son limogeage imminent. Ce vendredi matin 6 décembre, il convoque l’ensemble des conseillers pour la réunion hebdomadaire du cabinet – en raison du sommet Afrique-France, elle se déroule exceptionnellement au 2, rue de l’Elysée. « Certains ont fait état de mon remplacement, ici ou là, commence-t-il, d’une voix lourde et accusatrice. Il faut arrêter. Tant que le président n’en a pas décidé autrement, je reste à mon poste ».

L’ancien préfet rappelle dans la foulée une règle de base : « Quand il y a des difficultés qui se profilent, remontez-les moi pour que j’en avertisse le président », insiste-t-il devant une quarantaine de personnes. Lemas est furieux contre son secrétaire général adjoint, Nicolas Revel, qui ne l’aurait pas alerté suffisamment tôt de l’opposition féroce des professeurs de classes préparatoires à la réforme de leur temps de travail. Il se sent court-circuité.

Avec François Hollande, l’organigramme ne garantit à personne un rôle. Le circuit de décision n’est pyramidal que sur le papier. « C’est un marécage », résume un collaborateur. « Tout le monde se bouffe le nez », déplore un autre (ndmg – c’est sûr qu’avec DSK ils se boufferaient autre chose). Le chef de l’Etat demande à plusieurs personnes de plancher sur un même sujet. Une méthode qui lui évite d’être l’otage d’une éminence grise, mais exacerbe les rivalités. Depuis cet automne, les guéguerres internes se sont envenimées. Entre Pierre-René Lemas et le jeune Emmanuel Macron, brillant secrétaire général adjoint chargé de l’économie, entre les conseillers en communication.

L’ancien journaliste Claude Sérillon se rend, un jour, à l’Assemblée nationale pour rencontrer une poignée de députés PS, dans le bureau du Bordelais Vincent Feltesse. Immédiatement, les mauvaises langues bourdonnent, en coulisses. A quel titre va-t-il voir des élus ? Chacun s’agrippe à son territoire ou veut gagner de nouvelles provinces. Quand le secrétaire général s’absente deux semaines en septembre, pour des raisons de santé, la directrice de cabinet du président, Sylvie Hubac, dont le rôle est la gestion de la maison Elysée, ne se fait pas prier pour s’installer dans le bureau de l’absent et y parapher les documents.

François Hollande regarde, sourire en coin, s’agiter tout ce petit monde. Cette sinistrose ne l’affecte pas, lui, le seul vrai maître à bord. Au cours du dernier trimestre 2013, son emploi du temps fut dominé par les déplacements à l’étranger. Quand il se trouve à Paris, il s’oxygène en s’aménageant des escapades discrètes dans la capitale, moins risquées médiatiquement que les déplacements annoncés à l’avance.

Il s’exfiltre de la résidence présidentielle, parfois par la grille du Coq, située au fond du parc (ndmg – elle porte bien son nom cette grille). Des sorties qui affolent sa sécurité. Il lui arrive même de prendre l’avion sans que ses principaux conseillers en soient avisés. Le samedi 20 juillet, il est ainsi apparu sur le marché de Tulle, à la surprise générale. L’agenda présidentiel est truffé de plages horaires où est indiquée la mention « rendez-vous privé ». Le culte du secret, encore (ndmg – encore faudrait-il s’entendre sur la formule « rendez-vous privé »).

Il passe ainsi beaucoup de temps dans son bureau, son second chez-lui. « Il n’est pas écrasé par les pompes et l’or, note son ami le metteur en scène et directeur du théâtre du Rond-Point Jean-Michel Ribes. Je ne le sens pas congelé dans le décorum ». Il y travaille les week-ends. En août, il retourne quatre fois dans son antre, pendant sa semaine de congés. Au calme, il regarde la télé pour essayer de prendre le pouls de cette indomptable opinion publique.

Sur le pas de la porte, l’ancien premier secrétaire du PS, quand il raccompagne ses invités, n’oublie pas de parler de son dada du moment : les élections municipales. « Comment cela se passe chez toi à Dax et à Mont-de-Marsan ? », demande-t-il au ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, implanté dans les Landes.

Même pendant les remises de décorations, dans la majestueuse salle des fêtes du rez-de-chaussée, le président est obsédé par la politique franco-française. Le 10 octobre, parmi les stars distinguées pour la Légion d’honneur, se trouvent la multi-médaillés Marie-José Pérec ou l’ancien patron de l’OM Pape Diouf. Ce dernier n’écarte pas l’idée de se présenter, à gauche, aux prochaines municipales à Marseille.

Le chef de l’Etat papote avec les récipiendaires. On se presse autour de lui pour une photo. François Hollande pose avec Pape Diouf. Grand sourire, petite messe basse. Il murmure à son voisin : « Qu’avez-vous décidé pour les municipales ? ». Diouf : « Je vais attendre de voir le résultat des primaires PS avant de prendre une décision ».

Le rez-de-chaussée vit au rythme des mondanités dans un décor second Empire figé dans le temps. Au Château, les pires crises n’ont jamais altéré l’enchaînement des réceptions. Comme ce 28 août, où se tient un conseil de défense consacré à la riposte diplomatico-militaire à l’attaque chimique de Bachar el-Assad en Syrie (ndmg – attaque qui n’a pas eu lieu ou alors il faut l’imputer aux djihadistes hallucinés de l’opposition).

A 16 heures, le chef des armées interrompt ses consultations internationales. Il descend l’escalier Murat pour rejoindre les membres du conseil municipal de Tulle. Ils l’attendent pour un apéritif. Le rendez-vous est organisé par Bernard Combes, maire de la ville et conseiller du président. Pendant une demi-heure, François Hollande se mêle aux convives. Il se félicite de la montée du Sporting Club tulliste en troisième division de rugby.

« Quand on veut obtenir un résultat, et qu’on s’en donne les moyens, on peut y arriver. Reste ensuite à se maintenir et à durer ». Suivez mon regard. Bientôt, il s’épanche sur sa fonction, comme on confie un chagrin à un ami : « Ici, c’est un lieu de pouvoir, pas un lieu d’exercice du pouvoir ». Si l’impulsion politique émane de l’Elysée, il faut ensuite mettre en branle le gouvernement et le Parlement. Un interminable parcours d’obstacles.

A mesure que l’on s’éloigne des salons d’apparat s’émousse la convivialité. Les corridors sont déserts. Valérie Trierweiler vit sa vie dans l’aile est – « l’aile Madame » selon le jargon maison – et n’apparaît jamais à l’étage du président (ndmg – l’aile ou la cuisse, de toute façon tout le monde s’en tape). Mais la seule évocation de son nom suffit à embarrasser la plupart des collaborateurs, qui préfèrent éviter le sujet (ndmg – éviter le sujet et surtout la personne).

Dans l’aile ouest, une porte latérale permet de se rendre à pied à l’annexe du palais, située de l’autre côté de l’avenue de Marigny. Là, l’ambiance est carrément morose. Certains souffrent d’être tenus à l’écart du saint des saints et se plaignent de ne jamais voir leur chef. François Hollande n’assiste plus, depuis belle lurette, aux réunions de cabinet animées par Pierre-René Lemas.

Pour ne rien arranger, l’Elysée s’est lancé dans une cure d’économies budgétaires, qui se traduit par de petites tracasseries, même quand il s’agit d’obtenir un plateau-repas à 8 euros pour un invité. « Un jour, on va avoir une grève du personnel, à force de casser l’outil présidentiel », se plaint un collaborateur (ndmg – je doute que tous les invités soient soumis au régime du plateau-repas à 8 euros).

Un peu d’esprit potache ne fait pas de mal pour décrisper l’atmosphère. Le conseiller politique Aquilino Morelle découvre un beau matin sur son bureau le dernier livre de Patrick Sébastien. Un polar sanglant intitulé « Inéluctable ».

Sa surprise s’accroît lorsqu’il découvre, sur la page de garde, une dédicace manuscrite qui lui est adressée : « Vous avez inspiré certains personnages du roman », peut-il lire. En examinant de plus près l’écriture, il finit par comprendre que ce n’est pas celle de l’humoriste de France 2, mais celle de son ami, l’espiègle secrétaire général adjoint Emmanuel Macron, jamais à une farce près (ndmg – compréhensible, avec tous ces dindons).

Des farces, il en faudra bien davantage pour inverser la courbe de la morosité avant la fin de l’année. « Quand on se croise dans un couloir, on glisse simplement un Ça va ? », raconte un conseiller. C’est une façon de sonder l’autre : est-ce qu’il va aussi mal que nous ? Dans un palais à la dérive, les endroits pour se défouler sont devenus rares. « Ceux qui se plaignent sont des couineurs », déplore un autre collaborateur. « S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à s’enfermer dans les chiottes et pousser un grand cri » (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

S’enfermer dans les chiottes et pousser un grand cri ?

A condition qu’elles soient toutes insonorisées.

Y compris celles réservées aux femmes.

Flanby et Rottweiler, une histoire de chiottes ?

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Source :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-elysee-de-francois-hollande-un-panier-de-crabes-en-plein-marecage_1308303.html

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