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Publié par Michel Garroté le 19 décembre 2013

 

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Michel Garroté, réd en chef  –-  Jérémie Pham-Lê a effectué un intéressant reportage — publié par lexpress.fr — sur les têtes de listes du Front national à Paris pour les élections municipales de 2014 (extraits adaptés et commentés ; voir lien vers source en bas de page).

Ils sont presque tous là, alignés sur une table où trônent des roses rouges et blanches, tirés à quatre épingles. Face aux photographes, ils affichent une moue amusée pour les plus âgés, un sourire quelque peu crispé pour les plus jeunes (ndmg – des roses rouges et blanches ; il manque les bleues marine).

A la brasserie Le Triomphe ce mercredi, à deux pas des Champs-Elysées, le Front national a levé le voile sur ses 17 têtes de listes pour les municipales parisiennes de 2014. 16 seulement sont présentes : Paul-Marie Coûteaux, candidat dans le VIe arrondissement et ancien chevènementiste, a été retenu. Quant aux trois arrondissements manquants, le Ier, le IIe et le XIXe, les candidats ne sont pas encore connus (ndmg – à la brasserie Le Triomphe…).

Pour le reste, c’est non sans fierté que Wallerand de Saint-Just, candidat FN à la mairie de Paris, a présenté ses troupes. « Nous présentons notre meilleur visage », assure l’avocat de 63 ans, tête de liste dans le XVe pour affronter la socialiste Anne Hidalgo. « Ce n’est plus l’atmosphère d’avant, ce n’est plus le FN qui faisait de la figuration à Paris ». Le parti de Marine Le Pen a d’ailleurs mis le paquet pour combler la relative inexpérience politique de son équipe parisienne (ndmg – le meilleur visage qui n’est plus l’atmosphère d’avant présenté par un militant FN âgé de 63 ans, un vieux loup du parti, c’est cocasse).

Parmi les 17 candidats, dont l’âge s’étend de 19 à 71 ans, figurent deux énarques, deux normaliens, deux avocats, un ingénieur, un professeur des universités, un commandant de police, un chirurgien-dentiste. Pour la couche populaire, qui représente pourtant le cœur de cible électoral du FN, il faut repasser : tout juste deux commerçantes complètent le panel. Finies les simples opérations de dédiabolisation et de normalisation : à Paris, le FN donne dans l’élitisme, capitale oblige (ndmg – la soi-disant élite représente quel pourcentage de la population parisienne ? 1% ? 2% ?).

L’autre point notable dans l’équipe frontiste est le non-respect de la parité. Sur les 17 candidats, seules 4 sont des femmes. Un choix clairement assumé par le parti : « Cela ne me gêne pas. La couleur de la peau, l’origine, l’orientation sexuelle, le sexe, on s’en fout ! », s’exclame Wallerand de Saint-Just, sous les acclamations des membres féminins de son équipe (ndmg – ce bon vieux Wallerand se fout de la couleur de la peau, de l’origine, de l’orientation sexuelle et du sexe ; il est carrément devenu socialiste avec l’âge Wallerand).

Les jeunes en revanche, n’ont pas été oubliés. Deux étudiants de 19 et 24 ans et deux jeunes trentenaires ont été investis. Tous propres sur eux et bien coiffés, ils restent bien silencieux durant la conférence officielle. Aucun ne prend la parole et la déclinaison de leur CV est assurée par le chef de file (ndmg – le même chef de file ayant allégué deux minutes plus tôt que le FN ce n’est plus l’atmosphère d’avant).

Il faut attendre la fin du discours de Wallerand de Saint-Just pour que ces jeunes loups, soudain bien plus à l’aise, s’expriment. « Non, il n’y a pas de pression lié à notre âge », sourit Gaëtan Dussausaye, le benjamin de l’équipe et candidat dans le XIe arrondissement. Car les jeunes ont été coachés durant six mois par Louis Aliot, le numéro 2 du FN (ndmg – Dussausaye, c’est français ça ?).

« Uniquement des formations administratives et techniques, pas de communication », jure Marie-Amélie Dutheil de La Rochère, 32 ans, tête de liste dans le XIIIe arrondissement. Tous les candidats FN aux municipales doivent suivre des cours obligatoires et payants pour apprendre à bien gérer une ville. A cela s’ajoutent des réunions tous les dimanches avec le patron Wallerand de Saint-Just, pour que ce dernier leur apprenne « tous les aspects juridiques et financiers de Paris » (ndmg – pas de formation en communication, prétend Amélie Dutheil de La Rochère…).

Bref, les jeunes du FN assurent qu’ils ne sont pas là par hasard. Et leurs éléments de langage sont déjà bien rodés (ndmg – donc il y a bien eu formation en communication, n’en déplaise à la jeune Comtesse de la Rochère). Voient-ils la politique différemment que leurs ainés ? « Il y a peut-être une profondeur historique qui habite davantage certains mais en tout cas personne n’est d’extrême-droite dans cette équipe », glisse Luc Le Garsmeur, 32 ans, tête de liste dans le Xe arrondissement. Des mots presque identiques à ceux de Marine Le Pen, conclut Jérémie Pham-Lê sur lexpress.fr. Fin des extraits adaptés et commentés ; voir lien vers source en bas de page (ndmg – il aurait pu ajouter « si je mens je meurs », le jeune Luc Le Garsmeur ; et de quelle « profondeur historique » parle-t-il au juste ? Les jeunes loups du FN étant formés, y compris en histoire, par les vieux de la vieille, de quelle « profondeur historique » s’agit-il ?).

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Source :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/municipales-a-paris-le-fn-montre-son-meilleur-visage_1308585.html

Premier post scriptum : Jean-Marie Le Pen a été condamné ce jeudi à 5.000 euros d’amende pour ses propos sur les Roms. Le président d’honneur du Front national avait dit que les Roms « comme les oiseaux » voleraient « naturellement ». Le tribunal correctionnel de Paris l’a déclaré coupable d’injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie. Pour le parquet, il s’agissait sans conteste d’une injure à caractère racial, tandis que l’avocat de Jean-Marie Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, avait plaidé la relaxe, soutenant que son client faisait de l’humour.

Deuxième post scriptum : la cour d’appel de Paris a autorisé la sortie de Le Front national des villes et le Front national des champs s’il est expurgé de quatre passages litigieux. Steeve Briois, secrétaire général du FN, et Bruno Bilde, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, avaient obtenu le 12 décembre en référé l’interdiction de publier l’ouvrage Le Front national des villes & le Front national des champs d’Octave Nitkowski, aux éditions Jacob-Duvernet, s’il n’était pas expurgé de quatre passages litigieux.

Troisième post scriptum : Marine Le Pen peut toujours changer le nom de son parti, les Français ne perdront jamais de vue le côté « répugnant » du FN, écrit le journal conservateur londonien The Times. Durant les deux années qui se sont écoulées depuis qu’elle a hérité du parti de son père, Marine le Pen s’est efforcée de redorer l’image de sa formation d’extrême droite. Agée de 45 ans, la nouvelle dirigeante du Front national (FN) n’en fait pas mystère : la dédiabolisation* est son objectif principal, et elle a transformé le vilain parti de Jean-Marie le Pen en une force plus apaisée et moins misogyne.

Il est donc logique que, le FN s’attendant à réaliser une percée en 2014 [élections municipales et européennes], Le Pen fille* souhaite se débarrasser de son nom sulfureux et de son flamboyant logo tricolore. Le FN, créé en 1972 et issu du mouvement fasciste Ordre nouveau, a trop tendance à rappeler le temps des gros bras en veste de cuir, des catholiques intégristes et des nostalgiques de l’Algérie française.

La nouvelle appellation, qui pourrait comporter le mot « patriote », doit être susceptible de séduire aussi bien les fonctionnaires que les femmes à des postes de responsabilité qui envisagent de voter pour elle lors des prochaines échéances.

Quant au logo, le « Front » pourrait se doter de sa version de la croix de Lorraine, symbole utilisé par Charles de Gaulle pour rallier à lui ses compatriotes pendant la guerre. Le parti s’emploie à faire main basse sur l’héritage gaulliste depuis le jour où Jean-Marie Le Pen a commencé à piétiner les plates-bandes de Jacques Chirac dans les années 1980. [Le vice-président du FN, Florian Philippot, utilise le symbole gaulliste pour sa campagne municipale à Forbach.]

Le Pen père* n’est pas enthousiaste à l’idée de dire adieu* au FN, même si lui-même n’a parfois pas hésité à user d’appellations moins douteuses. Lors de l’élection de 1986, il l’avait ainsi rebaptisé : Rassemblement national.

Ce n’est pas la première tentative de Marine Le Pen pour ravaler la façade de sa formation. En 2012, s’étant retrouvée troisième au premier tour de la présidentielle, elle avait aligné les candidats du FN aux législatives sous la bannière du Rassemblement bleu Marine. Le but n’en était pas seulement d’échapper à l’image attachée au FN, mais aussi au caractère dynastique de son nom de famille, ce qui est révélateur. Le Pen fille* sait qu’il est bien plus facile aux gens de dire qu’ils sont « avec Marine » que « je vote Le Pen ».

Elle soutient que son mouvement, qui réclame la sortie de l’euro, la fin de l’immigration et une diminution des importations, n’est ni de gauche, ni de droite. La perspective de voir des maires « marinistes » faire irruption dans les municipalités et une phalange de députés entrer au Parlement européen inquiète les partis traditionnels. Toutefois, ceux qui gardent la tête froide soulignent que les électeurs français ont toujours fait preuve de bon sens. Le vote Front national a toujours été avant tout un vote de protestation, et le choix d’un nouveau nom ne suffira pas à masquer le côté répugnant d’un parti que la majorité des Français continue d’exécrer. * En français dans le texte.

   

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