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Publié par Rosaly le 30 décembre 2013

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On cherchera en vain plus efficaces idiots utiles : au pays du très modéré Rouhani, les bourreaux ne chôment pas, même pendant la visite d’une délégation du Parlement européen.

Lors de la visite, du 13 au 18 décembre dernier, trente-huit personnes ont été exécutées dans le pays des mollahs. Mais la situation s’améliore, a expliqué avec empressement la présidente de la délégation, les Autorités iraniennes songent à diminuer le nombre de condamnations à mort. Quel bon signe… on croît rêver.

L’amitié nouvelle entre l’UE et l’Iran, née de l’accord catastrophique du siècle à Genève sur le nucléaire, se manifeste par la multiplication de visites de courtoisie et d’aimables déclarations à l’endroit du régime des mollahs, ex-régime voyou devenu subitement et par magie commerciale un régime digne de respect.

Encore une fois, je constate que rien ne change.

L’antisémitisme renaît des braises qui ne se sont jamais éteintes, et le déni du danger qui menace le monde libre est plus dramatique que jamais. La même pièce de théâtre se rejoue : la politique de l’apaisement à tout prix des années trente envers la montée du nazisme et de son Führer est aujourd’hui remplacée par la politique de l’apaisement poussée à l’extrême envers l’idéologie islamo-nazie. Le régime terroriste d’hier, qui n’aspire qu’à se doter de l’arme nucléaire pour détruire une nation, un peuple, devient aujourd’hui un nid de vipères inoffensives, des plus fréquentables, car son nouveau visage est si apaisant.

Autrefois, les délégations occidentales rendaient visite aux dignitaires de l’ex-URSS, du Cambodge de Pol Pot, de la Chine de Mao et revenaient charmés par l’accueil et les promesses de leurs hôtes courtois et bienveillants, tandis que les prisonniers politiques languissaient affamés, battus, dans des cellules immondes, infestés de rats certainement plus aimables que leurs geôliers, maintenus en vie par une fragile lueur d’espoir, celui du soutien de l’Occident libre, de l’Occident des Droits de l’Homme… Un espoir le plus souvent déçu.

Aujourd’hui, c’est l’Iran des très modérés mollahs qui attire nos ministres de tous bords, comme le miel les insectes gloutons.

Il suffit de regarder les couleurs politiques des cinq membres de la délégation européenne pour comprendre toute l’hypocrisie et l’ambiguïté des déclarations de la présidente, dès son retour à Bruxelles : rouge, vert, une pointe de bleu, teinté d’orange.

Tarja Cronberg, du parti écolo finnois, présidente du groupe pour l’amitié entre le parlement européen et l’Iran ; Cornelia Ernst, du parti communiste allemand ; Isabelle Durant, vice présidente du Parlement européen, du parti écolo belge, ardente pro-palestinienne ; Marietje Schaake, du parti libéral néerlandais ; et Josef Weidenholzer, du parti social démocrate autrichien.

Pendant leur séjour d’une semaine, au moins 38 sentences de mort furent exécutées, selon un média officiel iranien. A signaler que de nombreuses exécutions sont également perpétrées secrètement dans les prisons et rarement dévoilées à la presse.

Les multiples violations des droits de l’Homme par le régime des mollahs n’ont pas perturbé les membres de la délégation, assurément grands défenseurs des Droits de l’Homme, et (du moins officiellement) opposés à la peine de mort. Durant leur visite amicale, pendant qu’on pendait des dissidents et des homosexuels, ils n’ont pas cessé de sourire.

D’après certains analystes, cette visite officielle, la première depuis six ans, a eu lieu dans le contexte des négociations de Genève visant à normaliser les relations entre l’Iran et l’Occident, en persuadant les ayatollahs d’abandonner leurs ambitions nucléaires. (L’espoir fait vivre…)

Selon d’autres experts, toutefois, la réalité du côté iranien est tout autre : les objectifs ultimes des négociations de Genève demeurent l’annulation des sanctions, l’acceptation par l’Occident d’un Iran nucléaire et l’élimination de toutes les chances de voir un jour une opposition démocratique remplacer le régime théocratique et tyrannique des mollahs.

Pour les opposants au régime, l’Administration américaine actuelle est la plus faible de toute l’histoire des USA. L’Iran veut donc utiliser cette opportunité pour accroître son hégémonie sur la région et verrait d’un oeil très favorable la levée des sanctions, responsables du retard dans la réalisation des ses ambitions nucléaires.

Selon les opposants, en offrant des contrats très juteux pour la fourniture de pétrole et de gaz naturel, le régime espère convaincre l’Occident, et en particulier l’UE, d’alléger les sanctions, voire les supprimer, et la stratégie semble porter ses fruits. Des pays et des personnalités traditionnellement considérés comme d’ardents défenseurs des Droits de l’Homme se sont déjà prononcés en faveur d’un allègement des sanctions – et même plus …

Le Ministre suédois des Affaires Etrangères, Carl Bildt, a récemment déclaré ne voir aucune objection à la levée totale des sanctions. D’autres pays européens, comme l’Italie, ont déjà envoyé leurs ministres des Affaires étrangères sur place, en vue d’obtenir des contrats, dès l’annulation des sanctions.

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Comme quoi la défense des Droits de l’Homme s’efface très vite derrière les intérêts économiques, et vu la situation de crise que traverse l’UE, les opposants au régime des mollahs continueront à être pendus sous les sourires béats (tant que l’argent coule) des défenseurs des Droits de l’Homme de l’UE.

Afin d’aider la délégation européenne à justifier leur séjour de découverte d’un Iran plus respectable, plus digne de confiance, le ministre iranien des Affaires Etrangères avait organisé une rencontre discrète à l’ambassade de Grèce à Téhéran entre les membres de la délégation et deux ex-prisonniers politiques connus, Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi, tous deux récompensés par le prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, qui leur fut attribué par le Parlement européen en 2012.

A son retour de Téhéran, Tarja Cronberg, encore sous le charme, fit des déclarations contradictoires en faveur du « modéré » président iranien Hassan Rouhani. Elle le félicita d’avoir respecté sa promesse d’améliorer les droits de l’homme en libérant des prisonniers politiques. Or cette décision, comme le fit remarquer certains observateurs, faisait partie de l’offensive de charme, lancée par le fourbe Rouhani avant sa visite aux Nations Unies en septembre dernier. Toutefois, elle ne réussit pas à justifier l’augmentation du nombre des exécutions depuis l’élection de Rouhani, mais s’empressa de le défendre en déclarant : « le système judiciaire n’était pas sous son contrôle.»

En d’autres termes, Rouhani n’est responsable que des bonnes décisions prises par son pouvoir judiciaire, mais non des mauvaises.

Lors d’une interview avec “Radio Free Europe/Radio Liberty” Persian Section, elle déclara, sans gêne aucune :

“ Nous devons garder à l’esprit les affirmations des Iraniens : leurs valeurs sont différentes des nôtres. Ce qui est exact, mais nous devons nous asseoir, discuter et accepter nos différences… et ne pas oublier que la religion joue un rôle très important en Iran, contrairement à l’Occident. Nous sommes une société libérale et l’Iran une société très conservatrice. »

Ce qui excuse le non respect des droits de l’homme, je suppose.

Commentant cette déclaration pour le moins aberrante, un journaliste iranien, basé aux USA et défenseur des droits, Hassan Dai, écrivit sur son blog :

« Non, vous ne faites pas erreur, ces remarques ne sont pas celle de Sadegh Larijani, chef du fameux Département de la Justice iranien, ce sont les mots de Tarja Cronberg , une parlementaire européenne. »

Non seulement, la présidente de la délégation du Parlement européen ne condamna pas les 450 exécutions de prisonniers, depuis l’élection de Rouhani, mais déclara :

« Quand nous avons discuté de ce problème avec les Autorités iraniennes, nous avons appris que plus de 80% de ces exécutions étaient liées à des trafics de drogue. Même s’ils n’ont pas l’intention d’abolir la peine de mort, ils songent à ralentir les exécutions. Je pense que c’est un signe encourageant. »

Nous voilà rassurés. Ce ne sont que des trafiquants de drogue, ils méritent sans doute la pendaison. Comment peut-elle être aussi naïve (ou menteuse ?), aussi ignorante de la réalité ?

Comment peut-elle se laisser duper de la sorte, et ignorer ou faire semblant d’ignorer que parmi ces malheureux condamnés à mort, il y a surtout des homosexuels, des apostats, des Chrétiens, des Zoroastriens, des Bahaïs, des opposants au régime tyrannique en place… coupables de rêver d’un Iran où règneraient la démocratie, la liberté du culte, la liberté d’expression, l’égalité entre les hommes et les femmes, la justice sociale.

Autres déclarations ridicules de T. Cronberg :

• Lors de son séjour à Téhéran, T. Cronberg accorda une interwiew à EuroNews, au cours de laquelle, elle se dit impressionnée de voir que les femmes étaient représentées au Parlement iranien, signe de l’évolution de la place de la femme dans la société iranienne. Aucune critique ne fut formulée, quant au fait que sur 290 membres du parlement, il n’y avait que 9 femmes.

• au cours de sa conférence de presse à Bruxelles, elle déclara :

« Il n’y a pas de changement de régime prévu, aucune révolution n’est à prévoir, mais bien une transformation progressive. »

• elle ajouta également que le régime accordait juridiquement l’égalité des droits aux femmes, mais comme elles n’étaient pas les « soutiens de famille, il était naturel que les salaires des hommes soient plus élevés. »

On appelle cela défense des droits de la femme en Iran par une représentante du Parlement européen : elles doivent se sentir soutenues les Iraniennes, qui luttent, au péril de leur vie, pour obtenir l’égalité des droits.

T. Cronberg ignore-t-elle que dans le code pénal iranien, il est stipulé que la vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme ? L’article 300 du code déclare que le « Deyeh » (l’argent du sang) d’une femme musulmane vaut la moitié du « Deyeh » d’un homme.

Une femme ne peut quitter le domicile conjugal sans la permission de son mari, même pour assister aux funérailles de son père. (Article 105 du code civil).

Mais, selon T. Cronberg, il y a une évolution positive qui se profile à l’horizon, grâce au modéré Rouhani, le mollah charmeur.

Elle est bien la seule à y croire :

“C’est une véritable insulte qui est faite aux femmes, qui se battent pour leurs droits, d’entendre une parlementaire de l’UE faire du lobbying pour les mollahs de cette manière. De tels commentaires donneront carte blanche au gouvernement pour justifier la répression institutionnalisée contre les femmes ». a déclaré Mariam Amiri, une activiste pour la défense des droits des femmes, basée à A’dam.

Commentant cette visite en Iran, Kazem Mousavi, le fondateur du parti Vert d’Iran, déclara, lors d’une interview radio à Berlin :

« Nous pouvons conclure que selon ces parlementaires, les violations des droits de l’homme ou leur non amélioration résultent des valeurs inscrites dans les croyances religieuses et culturelles du peuple iranien, et que le régime des mollahs ne fait qu’appliquer les idées et les valeurs du peuple. Donc la répression et les exécutions ne représentent qu’une différence culturelle entre l’Occident et l’Iran et nous devrions nous en accommoder. »

Il ajouta: “Comme les partis de gauche en Europe ne sont plus soutenus par le bloc socialiste du passé, ces socialistes et écolos européens s’imaginent que leur dernier bastion, pour défendre leurs principes politiques, pourrait venir de leur soutien à la République islamique d’Iran, vu qu’ils partagent les mêmes positions anti américaines et anti israéliennes. »

« Hélas pour eux, les mollahs ont réussi à les séduire, à les tromper, en se décrivant comme les victimes de la ligne dure occidentale. Ainsi les assassins deviennent les victimes. »

La délégation du parlement européen a été le dindon de la farce Rouhani. Les exécutions et emprisonnements arbitraires continueront. Les droits des femmes seront toujours bafoués. Mais l’horizon s’éclaire, au pays des mollahs, nous rassure T. Cronberg. Il se teinte d’une fine couche de fausse démocratie, et cela suffit à rasséréner nos belles âmes du parlement européen. Après tout, répressions et exécutions ne représentent que des différences culturelles, respectons-les.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source: “No halt to executions while EU delegation visits Iran, » By Mosa Zahed, UPI (United Press International – Dec.6,2013) (traduit et commenté par Rosaly)

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